Le Conseil d’État a jugé illégal la suspension d’un pharmacien méconnaissant l’obligation vaccinale

Voici une communication intéressante non seulement en raison de l’annulation prononcée, mais surtout par l’analyse du procédé employé par le Gouvernement pour rester dans une apparente légalité.

Le Conseil d’État a dans un arrêt du 13 juin 2023 jugé illégal la suspension d’un pharmacien méconnaissant obligation vaccinale

En effet, la note de service du 28 octobre 2021 a été jugée illégale en tant qu’elle suspendait un pharmacien ne satisfaisant pas à l’obligation vaccinale contre la covid 19. Plus précisément, la note de service interdisant le remplacement, la rémunération des actes d’un pharmacien et prononçant la fermeture de son établissement est illégale.

En effet, le gouvernement a cherché tous les moyens juridiques mais également extra juridiques pour contraindre par la force les soignants libéraux à céder à la vaccination contre la Covid-19.

Continuer la lecture de « Le Conseil d’État a jugé illégal la suspension d’un pharmacien méconnaissant l’obligation vaccinale »

La démocratie génère le chaos

Le 20 juin 1990, dans son fameux discours prononcé à La Baule lors du 16e sommet franco-africain, François Mitterrand déclara que c’était par déficit de démocratie que le continent ne parvenait pas à se « développer ». En conséquence de quoi, il conditionna désormais l’aide de la France à l’introduction du multipartisme.

Le résultat fut que, dans toute l’Afrique francophone, la chute du système de parti unique provoqua une cascade de crises et de guerres, le multipartisme y exacerbant l’ethnisme et le tribalisme jusque-là contenus et canalisés dans le parti unique. Avec pour conséquence le triomphe électoral des ethnies les plus nombreuses.

Continuer la lecture de « La démocratie génère le chaos »

Sermon ~ Après sa passion, la résurrection de l’Église

Mes bien chers Frères,

L’Église doit vivre sa passion à l’imitation de son divin Maître, et elle ne fait qu’y entrer. Toutefois, il faut dès maintenant penser à sa résurrection qui sera splendide comme elle le fut pour Notre Seigneur. Cela nous donnera du courage, et sera l’étoile qui nous guidera comme les Rois Mages furent guidés par la leur..

En union de prière

Écouter le sermon

Un évêque douteux consacre les Saintes huiles dans un séminaire de la Fraternité St Pie X

Source

M. l’abbé Salenave nous informe que les Saintes Huiles qui sont si importantes pour la validité de plusieurs sacrements ont été consacrées dans un séminaire de la Fraternité Saint Pie X par Mgr Huonder. Cela fait des années que la Fraternité Saint Pie X a accueilli cet évêque envoyé chez elle par le pape et on finit par oublier qu’il ne s’est jamais rétracté de ses erreurs gravissimes et que son ordination n’est peut-être pas si certaine qu’il y paraît…

Lire les documents

Sermon pour les obsèques de mon Père
La paternité de Dieu

Chers Amis

Voici le sermon que j’ai donné aux obsèques de mon Père. La partie centrale est dense et je l’ai écrite pour qu’elle soit étudiée afin d’être mise en pratique. Je vous donne donc le texte écrit intégral du sermon à la suite de l’enregistrement. Je remercie tous ceux d’entre vous, nombreux, qui m’ont exprimé leur soutien et leur compassion, avec leurs prières. Je prie pour eux tous.

Que Dieu vous bénisse !

Plan du sermon

Pourquoi sous une tente
La paternité de Dieu et nous
Les intentions de mon Père

Écouter et lire le sermon

Mon Père vient de décéder

Monsieur Yves Pivert
Monsieur Yves Pivert

Mon Père vient de décéder ce soir 23 mars 2023.

Vous lui devez beaucoup par ce qu’il m’a transmis en union avec ma mère et vous cueillez les fruits de ce qu’ils ont semé. Après avoir semé la charité dans notre pauvre pays qui la bafouait, maintenu et défendu la foi malgré les modernistes, il m’a annoncé la ruine de la Fraternité Saint Pie X et a approuvé, soutenu, partagé les décisions que j’ai dû prendre. En tout cela c’est à vous qu’il pensait, pour vous qu’il agissait, pour vous qu’il priait son rosaire chaque jour avec maman et même souvent plus.

La cérémonie des obsèques aura lieu sur le terrain de notre maison à Rouen et il sera ensuite inhumé à Bois-Guillaume près de son fils Didier. Votre présence, si cela vous est possible, sera une consolation pour ma mère, une reconnaissance pour ce qu’il a fait, un témoignage de fidélité à ce qu’il a toujours poursuivi.

Ci-dessous mon père reçoit ma première bénédiction, en présence de Mgr Lefebvre, du futur Mgr Williamson, du Père Barrielle…

Un apostat qui s’est bien racheté par le martyre

Un apostat qui s’est bien racheté par le martyre

Extrait de : Le Père Six, curé de Phat-Diem, vice-roi en Annam, par Mgr Armand Olichon, 1941

À l’époque des faits, l’abbé Triêm est grand séminariste.

Le 16 janvier 1858, le petit Séminaire de Ke-Bang, où se sont réfugiés les élèves de Vinh-Tri, est assiégé par le préfet de Nam-Dinh, escorté de 700 soldats. Le blocus et les fouilles durèrent seize heures. Le feu fut mis au presbytère, à l’école cléricale, à l’église, au couvent des reli­gieu­ses indigènes, les Amantes de la Croix.

Les habitants du village avaient pris la fuite. Quatorze chrétiens et quatre élèves de l’école furent arrêtés. Parmi ces derniers se trouvait Jean Phap, le petit frère de l’abbé Triêm. Chargés d’une lourde cangue, tous furent conduits à Nam-Dinh et jetés en prison.

Alors se déroula une scène de toute beauté, dont le récit dut arracher des larmes de fierté au frère du petit martyr.

Un jour, l’abbé Triêm, lui-même en fuite, apprit qu’un jeune homme demandait à le voir. C’était un élève du Petit Sémi­naire, l’un des compagnons de Jean Phap dans ses combats, mais non, hélas ! dans sa victoire.

En apercevant l’abbé Triêm, il éclata en sanglots :

— Je demande à voir le Seigneur-Maître (c’est ainsi que les chrétiens désignent l’évêque). Je suis perdu j’ai foulé aux pieds la croix !

Pierre Triêm eut grand’peine à obtenir un récit cohérent des événements du 16 janvier. Il connaissait le visiteur : Paul Bot, âgé de dix-sept ans, élève de septième au Petit Séminaire. Peu à peu, cependant, en phrases hachées, il obtint un récit du drame.

Les séminaristes avaient été séparés des autres chrétiens pour être jugés à part.

— Traduits devant le tribunal du mandarin nous fûmes sommés de fouler aux pieds la croix placée à terre, au milieu du prétoire… Grâce à Dieu, personne de nous ne faiblit… Alors, on nous attache à quatre piquets, la face contre terre, et le mandarin nous fait frapper de quarante coups de rotin. Au bout de quelques jours, nous fûmes amenés une deuxième fois devant le tribunal. Même sommation. Même refus. Une seconde fois, nous fûmes battus de verges…

— Mais alors, petit frère, pourquoi pleurer ? Tu n’as rien à te reprocher I…

— C’est que la troisième fois, le juge, voyant qu’il n’obtenait rien de nous par la crainte, changea de méthode : « Par pitié pour votre jeunesse, dit-il, je ne veux plus vous obliger à marcher sur la croix. Laissez-vous seulement transporter sans rien dire par-dessus le signe dessiné à terre.

Pierre Triêm avait compris.

— Et alors ? demanda-t-il, la gorge serrée.

— Alors, trois d’entre nous se lais­sèrent soulever par les extrémités de leur cangue, et les soldats nous transportèrent de l’autre côté du signe de la croix… Je fus l’un de ceux-là. J’ai renié mon Dieu. !…

Pierre Triêm n’osait interroger davantage.

— Et Jean ? murmura-t-il enfin.

— Jean Phap fut le seul à protester ! Lorsque les satellites du mandarin voulurent saisir sa cangue, il se débattit de toutes ses forces… C’était pourtant le plus jeune de nous quatre, il n’avait que quatorze ans… Alors, en riant, les soldats le soulevèrent. Il se débattait de son mieux, repliant ses petites jambes et criant de toutes ses forces « Non, je ne marche pas sur la croix ! Non, je ne renie pas mon Dieu ! »

L’abbé Triêm pleurait silencieusement.

— Qu’ont-ils fait de lui ? demanda-t-il à voix basse.

Les sanglots du coupable redoublèrent :

— Ils ne l’ont pas tué tout à fait, mais, avant de l’envoyer en exil, ils lui ont fait subir d’affreux supplices. Le mandarin le fit s’agenouiller sur la planche hérissée de clous. Ce fut en vain. Il dit qu’il aimait mieux mourir que de renier Jésus-Christ…

— Ce fut tout ?…

— Non. Le mandarin, l’ayant fait reconduire en prison et battre de verges, l’appela une dernière fois au prétoire. Cette fois, le bourreau tenait à la main des tenailles rougies au feu. « Si tu ne veux pas marcher sur le signe de la croix, dit le juge, je te fais arracher la peau… »

Le petit Jean marcha vers le bourreau et tendit ses bras… On le ramena en prison sanglant, évanoui, mais pur de tout péché. Aujourd’hui, il est avec les bannis de Lang-son…

L’abbé Triêm, à genoux, priait et souriait dans ses larmes.

Quand il se releva, il prit doucement le front du pauvre apostat prostré à ses pieds :

Mais toi-même, malheureux enfant, qu’es-tu devenu depuis lors ?

— Je me suis enfui du côté de mon village natal. Ma mère, veuve, y habite seule…

Ici, un hoquet coupa sa voix.

Pierre Triêm releva la tête du coupable et le força de continuer.

— Ma mère m’a maudit !… « Jamais, dit-elle, je ne permettrai à un renégat, fût-il mon enfant, d’habiter sous ce toit. Si tu étais mort, mon fils, je te pleurerais comme un martyr. Aujourd’hui, je pleure de honte d’avoir enfanté un apostat. »

Le pauvre Paul Bot suppliait l’abbé Triêm de le conduire à l’évêque pour qu’il pût obtenir son pardon et racheter sa faute. Avec sa prudence ordinaire, Pierre Triêm démontra à son jeune camarade que l’abso­lution de l’évêque n’était pas indispensable, qu’il pouvait obtenir son pardon du premier prêtre qu’il rencontrerait, et qu’il ne lui resterait qu’à accomplir sa pénitence. Cette pénitence fut héroïque.

Quelques semaines après, l’abbé Triêm recevait de Paul Bot une lettre où il racontait qu’il s’était confessé et qu’il était réconcilié avec l’Église, mais qu’il désirait faire encore quelque chose de plus. Il demandait s’il lui serait permis, pour réparer davantage son crime, de retourner devant le mandarin de Nam-Dinh pour confesser la foi.

Le destinataire de la lettre répondit aussitôt à Paul qu’ayant accompli tout ce que lui avait ordonné son confesseur, il pouvait demeurer en paix ; que si, cepen­dant, confiant en Dieu, il allait confesser la foi devant le tribunal de Nam-Dinh, cet acte glorifierait certainement l’Église d’une façon héroïque.

Au reçu de cette réponse, le jeune séminariste se revêtit de ses plus beaux habits et prit le chemin de Son-Mieng, où habitait sa mère.

— Salut, ô ma mère. lui dit-il. Il y a quelques semaines, à Nam-Dinh, j’ai commis un acte de lâcheté, je me suis laissé transporter par-dessus le signe de la croix ; mon acte vous a fait beaucoup de peine. Je vous en demande pardon, comme j’en ai demandé pardon à Dieu ; j’ai fait toute ma pénitence, mais aujourd’hui je veux retour­ner à la ville, devant le grand mandarin, et lui rendre l’acte qu’il m’a fait accomplir par surprise. Je viens, ô ma mère, vous saluer et vous demander la permission de partir.

Ensuite, par quatre fois, le jeune homme s’inclina en se prosternant jusqu’à terre ; c’est ainsi qu’on salue les supérieurs, en Annam, dans les grandes circonstances.

— Tu peux aller et faire ce que tu dis, mon fils, lui répond cette mère héroïque ; je t’ai offert au bon Dieu depuis longtemps pour être son prêtre, c’est à lui que tu appartiens. Qu’il te soutienne !

Le lendemain, le juge de Nam-Dinh venait de s’asseoir à son tribunal, lorsqu’on vit un jeune homme entrer précipitamment et se placer en face de lui.

— Salut, grand mandarin ! s’écria-t-il. Je suis le séminariste Bot. Il y a quelques semaines, vous m’aviez fait apostasier en me trompant. Vos soldats m’ont transporté par-dessus la croix, mais, cet acte, je le réprouve ; je ne veux pas le garder pour moi, je vous le rapporte et je vous le rends.

Le juge, interloqué, fit chasser l’inso­lent du prétoire. Mais le courageux jeune homme y rentra et jeta à nouveau son défi à la face du mandarin. Celui-ci le fit alors flageller durement, tandis que la courageuse victime répétait sans cesse :

— Cet acte n’est pas à moi, il est au grand mandarin ; je le lui rends.

Enfin, furieux de ne pouvoir le faire taire, le grand mandarin ordonna de le ligoter et de le jeter aux éléphants.

Quand le noble martyr fut étendu, pieds et mains liés, sur le sol du parc à éléphants, les énormes bêtes s’approchèrent lentement. D’ordinaire, ces monstres écrasent immé­dia­tement leurs victimes. Pour Paul, il n’en fut pas ainsi ; ils semblaient le respecter. Deux heures durant, ils considérèrent cet innocent couché à terre, qu’on entendait murmurer des invocations pieuses ou redire :

— Cet acte n’est pas à moi je le rends au grand mandarin.

Enfin, le cornac, impatienté, se mit à exciter ses bêtes. L’une d’elles, s’appro­chant du martyr leva sur sa poitrine sa patte monstrueuse. Une dernière prière, un cri, le bruit d’os qui s’écrasent, du sang, une pauvre loque humaine : l’Église d’Annam comptait un bienheureux de plus.

En attendant la sentence de l’Église, le corps du petit séminariste Paul Bot, pénitent et martyr, repose aujourd’hui dans la chapelle du Petit-Séminaire de la Mission de Phat-Diem…

Sacres discrets, sacres secrets

Mgr Ballini 13 janvier 2023

Nous sommes très peinés d’entendre des critiques sur le sacre de Mgr Ballini par Mgr Williamson, d’autant plus que ces critiques portent sur des détails qui n’ont aucune gravité, aucune conséquence néfaste et que cela ne vaudrait même pas la peine de s’y arrêter. Quelle est l’importance que Mgr Ballini ait été sacré en privé ou en public, que la révélation du sacre ait été faite plus ou moins tôt ? Critiquer ces détails, c’est oublier la nuisance perverse du monde hostile à l’Église et à ses serviteurs. Nous avons un nouvel évêque, défenseur de la foi, zélé, ami des prêtres, dévoué aux fidèles, qui, en Irlande, fut le seul prêtre à poursuivre et à étendre le soin des âmes par des déplacements aussi courageux que nombreux alors que pas un prêtre de l’Église moderne, pas un prêtre de la Fraternité Saint Pie X, à notre connaissance, n’osait sortir. Ceux qui ne s’en réjouissent pas ont vraiment un grave problème et font le jeu de l’adversaire de l’Église.

Nous avons donc interrogé le principal intéressé ainsi que l’Église. Voici leurs réponses.

Continuer la lecture de « Sacres discrets, sacres secrets »