- Quand s’abstenir de la messe ?
- Comment sanctifier le dimanche sans la messe ?
- Acte d’union au Saint Sacrifice de la messe lorsqu’on ne peut pas y assister
Quand s’abstenir de la messe ?
Il y a deux catégories de motifs pour ne pas participer à la messe du dimanche : l’impossibilité ou la grande difficulté physique et l’impossibilité morale.
Impossibilité ou grande difficulté physique : maladie qui ne permet pas de se déplacer, panne de voiture et autres motifs semblables.
Impossibilité morale. Tout d’abord le service du prochain, c’est le cas des infirmiers.
Ensuite le métier, à condition qu’on ne puisse vraiment pas faire autrement, qu’on ne puisse vraiment pas trouver un métier où l’on ne travaille pas le dimanche.
De nos jours l’impossibilité morale se trouve dans la défense de la foi. On n’a pas le droit de mettre sa foi en danger, même pour participer à la messe. Ainsi, Mgr Lefebvre demandait aux fidèles de s’abstenir des messes dans le nouveau rite (messes de Paul VI), de celles célébrées par des prêtres modernistes, ainsi que de celles célébrées par des faux traditionalistes, qui conservent les apparences de la Tradition, mais qui ont une doctrine et une morale faussées. C’est encore plus important pour les enfants qui sont particulièrement influencés par les ambiances, les amis, ce qu’ils entendent, ce qu’ils voient. Par le prêtre au confessionnal.
Dans ce cas, on doit essayer de trouver un prêtre vraiment fidèle et sans ambiguïté, ne serait-ce qu’une fois de temps en temps.
Comment sanctifier le dimanche sans la messe ?
- Essayer de constituer un groupe pour sanctifier le dimanche ensemble, selon la parole de Notre Seigneur Jésus-Christ : « Là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux. »
- Si possible, ériger un petit autel, avec un crucifix et une statue de Notre Dame.
- S’unir à une messe célébrée ailleurs dans le monde. (Voir ci-dessous.)
- Réciter le chapelet en le méditant. Faire le chemin de la croix en le méditant.
- Lire les prières du propre de la messe du jour : oraison, épître, évangile.
- Lire ou écouter un commentaire de la messe du jour ou bien un sermon.
Par exemple, le sermon enregistré sur ce site, un sermon de Mgr Lefebvre, le commentaire de Dom Guéranger ou une lecture spirituelle adaptée. - Terminer avec la communion spirituelle et l’action de grâces. La communion spirituelle est une véritable communion, moins facile à faire que la communion sacramentelle, mais tout aussi fructueuse.
- Entrecouper ces prières par des chants liturgiques en grégorien ou des cantiques adaptés.
N. B. En présence d’enfants, il faut rendre cette liturgie plus vivante.
- Il faut chanter le gloria, le credo, des cantiques.
- Demander à un garçon de porter une grande croix pour le chemin de croix et se déplacer de station en station. Éventuellement demander à deux garçons de porter un cierge de chaque côté de la croix.
- Commenter de façon imagée, c’est-à-dire en décrivant le récit évangélique, les mystères du chapelet et les stations du chemin de croix.
- Aider à la communion spirituelle.
Acte d’union au Saint Sacrifice de la messe
lorsqu’on ne peut pas y assister
Prière de l’ange de Fatima
« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ présents dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. »
Acte d’union au Saint Sacrifice
N’ayant pas aujourd’hui le bonheur d’assister réellement à Vos Saints Mystères, je me transporte en esprit au pied de vos Autels, ô mon Dieu !
Je m’unis à toute l’Église qui Vous offre, par les mains des Prêtres, Jésus-Christ, Votre Fils.
Je m’offre avec Lui et par Lui ; je Vous adore, je Vous loue, je Vous remercie ; j’implore Votre miséricorde et j’invoque Votre secours en son Nom.
Enfin, je Vous rends, par ce Pontife de la Nouvelle Alliance, tous les devoirs de la créature raisonnable envers son Créateur, d’une créature pécheresse envers son Sauveur.
Appliquez-moi les mérites de l’auguste Sacrifice que j’ose Vous offrir, et les mérites infinis de ce Dieu fait homme.
Appliquez-les à ceux et à celles pour qui j’ai l’intention ou l’obligation de Vous l’offrir.
Faites-moi communier spirituellement à cette Hostie pacifique : que son Sang me lave, que sa Chair me nourrisse, que son Esprit sanctifie et fasse croître le mien ; et que faisant souvent réflexion que mon Dieu est mort pour moi, je meure à tout ce qui n’est pas mon Dieu, afin que je ne vive désormais que pour Lui, comme je ne vis que par Lui. Ainsi soit-il.
(Auteur présumé : abbé Herbet, chanoine d’Amiens, 1876)
