Sermon ~ Dieu source de tout progrès

Mes bien chers Frères,

Récemment, une femme française née dans l’islam nous a raconté sa conversion à la foi catholique. Son père était alors le bras droit de l’iman de la mosquée. Elle dut fuir sa maison, mais la situation de son père a évolué et elle l’a recueilli chez elle au milieu de sa famille. Le père est désormais proche du baptême, mais il faut encore un coup de pouce de nos prières pour qu’il accepte de dire oui au Crucifié. Je vous demande donc vos prières et celles des enfants pour que cet homme puisse recevoir le baptême et que sa fille reçoive la récompense de sa piété filiale.

Voici mon sermon. Que Dieu vous bénisse !

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Résumé du sermon
Saint Thomas d’Aquin

Résumé du sermon

Nul ne peut se donner ce qu’il n’a pas

Tout mouvement local suppose quelque chose d’extérieur qui donne le mouvement à la chose.

Exemple plus élevé : celui qui se remémore ce à quoi il ne pensait pas.

Mais il existe des changements plus élevés : l’acquisition de la science, de la vertu, etc.

Comment quelqu’un qui ne possède pas la science peut-il se la donner ? de même pour la vertu.

Or on ne peut procéder à l’infini

Tant qu’on n’est pas arrivé à la source, on n’a rien expliqué.

Il faut donc une source qui possède la perfection, sans la recevoir.

Dans le cas du mouvement local, cela suppose un être supérieur au mouvement local.

Dans le cas de la science, de la vertu, il faut quelqu’un qui en possède la plénitude. S’il ne la possède pas, c’est qu’il ne fait pas corps avec la science ou la vertu et qu’il l’a donc reçue.

Conclusion

Cette source de tout mouvement, supérieure aux conditions limitées et contingentes de notre être, s’appelle Dieu.

Ce que nous savons de Dieu par cette voie.

Il est supérieur, d’une autre nature que les êtres qu’il met en mouvement, pour ce qui est du mouvement local, par exemple.

Il a la plénitude pour ce qui est des perfections nobles comme la science ou la vertu.

Dieu N’A PAS la science ou la vertu, il EST  la science et la vertu.

Conclusion pour la vie spirituelle

Action de grâces,

Adoration

Aller chercher en Dieu les perfections. La toute-puissance de Dieu face à nos misères.

Importance en éducation.

Saint Thomas d’Aquin

Somme Théologique Qu. 2 a. 3 Que Dieu est, on peut prendre cinq voies pour le prouver.

La première et la plus manifeste est celle qui se prend du mouvement. Il est évident, nos sens nous l’attestent, que dans ce monde certaines choses se meuvent. Or, tout ce qui se meut est mû par un autre. En effet, rien ne se meut qu’autant qu’il est en puissance par rapport au terme de son mouvement, tandis qu’au contraire, ce qui meut le fait pour autant qu’il est en acte ; car mouvoir, c’est faire passer de la puissance à l’acte, et rien ne peut être amené à l’acte autrement que par un être en acte, comme un corps chaud en acte, tel le feu, rend chaud en acte le bois qui était auparavant chaud en puissance, et par là il le meut et l’altère. Or il n’est pas possible que le même être, envisagé sous le même rapport, soit à la fois en acte et en puissance ; il ne le peut que sous des rapports divers ; par exemple, ce qui est chaud en acte ne peut pas être en même temps chaud en puissance ; mais il est, en même temps, froid en puissance. Il est donc impossible que sous le même rapport et de la même manière quelque chose soit à la fois mouvant et mû, c’est-à-dire qu’il se meuve lui-même. Il faut donc que tout ce qui se meut soit mû par un autre. Donc, si la chose qui meut est mue elle-même, il faut qu’elle aussi soit mue par une autre, et celle-ci par une autre encore. Or, on ne peut ainsi continuer à l’infini, car dans ce cas il n’y aurait pas de moteur premier, et il s’ensuivrait qu’il n’y aurait pas non plus d’autres moteurs, car les moteurs seconds ne meuvent que selon qu’ils sont mus par le moteur premier, comme le bâton ne meut que s’il est mû par la main. Donc il est nécessaire de parvenir à un moteur premier qui ne soit lui-même mû par aucun autre, et un tel être, tout le monde comprend que c’est Dieu.

Vous pourrez lire aussi le texte de la Somme contre les gentils, mais il est de lecture difficile. Que ceux qui le veulent me le demandent.