Les femmes dans la Bible
par Mgr Williamson

19 août 2023

Jusqu’où se sont perdus les hommes et les femmes !
Que devront-ils souffrir pour retrouver leurs âmes ?

Que sont l’homme et la femme ? Notre époque est dans une grande confusion à ce sujet, alors, laissons Dieu s’exprimer lui-même : Il connaît la question, car « C’est lui qui nous a faits, et non nous-mêmes » (Ps 99, 3).

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par Mgr Williamson »

3e mystère douloureux
Le couronnement d’épines

3e mystère douloureux
Le couronnement d’épines de Jésus

Méditation pour le premier samedi du mois
d’après Dom Delatte

C’était un roi, et un roi victorieux. On n’avait pas de laurier pour lui : on improvisa une couronne avec des épines entrelacées, et les soldats la lui placèrent violemment sur la tête. Il n’avait pas de sceptre : on prit un roseau qu’on lui mit dans la main droite. Sur ses épaules sanglantes, on jeta un manteau d’écarlate. La robe de pourpre était l’insigne du conquérant au retour de son expédition. Puis, l’un après l’autre, les soldats vinrent rendre hommage à ce roi de théâtre, ils fléchissaient les genoux et se prosternaient devant lui ; ils disaient : « Salut, roi des Juifs ! » ils lui frappaient la tête avec son sceptre dérisoire ; au lieu de baisers, ils lui donnaient des soufflets et le couvraient de crachats.

Les chefs de la Synagogue, n’ayant pas réussi à faire prendre au sérieux le titre de « roi des Juifs », invoquent alors un autre grief, celui-là même qui a déterminé la condamnation chez Caïphe : Il s’est dit le Fils de Dieu.

Encore que Pilate ne pût mesurer toute la valeur d’un pareil titre, ses perplexités redoublèrent, magis timuit. Jusqu’alors, il avait reconnu dans cette cause bien des caractères extraordinaires ; et voici que, pour augmenter sa terreur, les gens de la Synagogue imputent à Jésus de s’être décerné une origine divine ! Peut-être le gouverneur eut-il un instant le pressentiment d’être comptable de sa sentence devant l’histoire ; Quel était donc cet homme ? Le Juste de Platon, ou simplement un homme de grande vertu et de haute doctrine ? C’est un jeu redoutable que de porter devant la postérité, par déférence pour la passion d’une multitude, le triste honneur d’avoir été le bourreau d’un innocent : crucifixus sub Pontio Pilato, crucifié sous Ponce Pilate… Prenons nos sécurités, se dit Pilate. Et celui qui, tant de fois, en symbole de sa faiblesse et de son irrésolution, était sorti, était rentré, rentra dans le prétoire une fois encore.

Il y a une brusquerie voulue dans la question posée au Seigneur : « D’où êtes-vous ? » Mais le Seigneur ne répondit rien. Une réponse directe eût d’ailleurs été inintelligible pour le gouverneur : son âme n’y était nullement préparée. La première partie de son enquête, là où Jésus avait parlé du royaume de la Vérité, lui avait fourni tout ce qu’il pouvait exiger et comprendre ; et après tout, la marche de la justice ne devait pas être influencée par la question de l’origine du Seigneur. Sur ce point, la Synagogue seule avait titre à être renseignée, et le Seigneur avait répondu au grand-prêtre. Pilate s’étonna… ou s’irrita. « C’est à moi, maintenant, dit-il, que vous refusez de répondre ? Vous pourriez garder le silence avec tout autre ; mais moi, j’ai le pouvoir souverain. Ignorez-vous que votre sort est dans mes mains ? que, sur une parole de moi, vous pouvez être crucifié, ou élargi ? »

La réponse du Seigneur mérite toute notre attention. Il ne conteste pas le pouvoir de Pilate ; il lui reconnaît même une origine divine ; mais il le soustrait à l’arbitraire et lui définit les limites de sa compétence. Celui qui détient l’autorité détient une force divine, il n’a pas le droit de s’en servir à son gré : il a le devoir de rechercher l’équité dans toutes les causes qui lui sont déférées, et de prononcer selon la justice : « Vous n’auriez sur moi aucun pouvoir, si cela ne vous eût été donné d’en haut. C’est pourquoi, celui qui me livre à vous se charge d’un plus grand crime. » Deux pouvoirs concouraient en effet à la perte du Seigneur : le pouvoir religieux de la Synagogue, le pouvoir politique de Pilate. En un sens, l’injustice était égale de part et d’autre ; car ils procuraient la mort du Juste, le premier par haine, le second par faiblesse ; pourtant, il y avait entre eux une différence considérable. En matière religieuse, l’autorité de Pilate était incompétente, mais non celle de la Synagogue. Anne et Caïphe, avec le sanhédrin, avaient mandat de reconnaître le Messie, et même de le désigner au monde : or, ils se dérobaient à leur devoir ; aussi, à l’iniquité qui leur était commune avec le pouvoir civil, ajoutaient-ils le crime de l’infidélité. Un pouvoir plus étendu constituait, pour la Synagogue, une responsabilité plus redoutable.

Le gouverneur romain comprit ; en partie du moins. Tout cela était dit avec tant de calme, de douceur, de dignité, par ces lèvres meurtries, sans nulle arrogance, avec l’accent de la sérénité. Dès lors, observe l’évangéliste, Pilate ne chercha plus qu’à délivrer Jésus. Malheureusement, les clameurs des Juifs ne se taisaient point ; et lorsqu’il se présenta de nouveau devant la foule, il fut accueilli par cette menace : « Si vous le relâchez, vous n’êtes pas l’ami de César ; car quiconque se fait roi est en opposition avec César ! » Enfin ils ont visé efficacement. La perspective d’une ambassade juive s’en allant dénoncer à Tibère le gouverneur qui avait ménagé une royauté naissante ; la crainte d’être accusé de lèse-majesté impériale, de perdre la faveur du maître, et le pouvoir, et peut-être davantage encore : tous ces considérants serviles triomphent des hésitations précédentes. Pilate ne supporte pas un instant la pensée d’un écroulement de sa fortune. Il sacrifiera donc le Seigneur ; et il perdra néanmoins ; quelques années plus tard, l’amitié de César ; il finira par le suicide, après avoir peut-être repensé parfois à cette conversation et à son mystérieux interlocuteur.

L’enquête est terminée ; voici les derniers préparatifs du jugement lui-même. Nous savons combien les Romains étaient stricts observateurs des rites et des formes solennelles de leurs actes publics. Pilate résuma en quelque sorte les débats et, non sans ironie, dit aux Juifs : « Voici votre roi ! » Mais des cris violents retentirent : « À bas, à bas ! Crucifiez-le ! — Moi, reprit Pilate, crucifier votre roi ? » Il était étrange en effet que des Juifs fissent pression sur un pouvoir étranger pour obtenir la mort d’un Juif, d’un Juif qui se disait leur roi, et de qui c’était là tout le crime… Mais à cette réflexion du juge romain, à cet appel suprême en faveur du bon sens et de l’équité, les princes des prêtres se hâtent de répondre : « Nous n’avons d’autre roi que César ! » Longtemps, la gloire de ce peuple avait été de ne reconnaître d’autre roi que Dieu : Beatus populus cujus Dominus Deus ejus, Bienheureux le peuple dont Dieu est le Seigneur ! (Ps., 143, 15) La protestation des pontifes est donc un blasphème et une apostasie que le peuple reprend à son compte sous leur influence. « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! »

Sacre de Mgr Morgan

Beaucoup d’entre vous connaissent Monsieur l’abbé Paul Morgan.

Il est estimé pour ses vertus, sa bonté, son fair-play également (il ne peut renier sa patrie !). Dans la Fraternité Saint-Pie X, il fut Supérieur de maison autonome (Philippines pendant quatre ans) et de district (Grande Bretagne, Irlande et pays scandinaves pendant douze ans). Il a l’habitude des responsabilités et Mgr Williamson, dans le contexte de notre monde agité et fragile (l’épisode Covid a tellement chamboulé la vie de tout le monde…), l’a sacré évêque, de façon secrète le 14 février 2022, dans des circonstances qui exigeaient la plus grande discrétion.

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Mgr Williamson ~ Deux sortes d’évêques

Deux sortes d’évêques, n° 5
12 août, 2023

Tel est le prix du Ciel que pour y être admis,
Dieu ne tolère pas le moindre compromis.

Il est temps de récapituler et de conclure cette série de cinq Commentaires, car les quatre premiers ont abordé plusieurs sujets relatifs au thème du type d’évêque dont nous avons besoin aujourd’hui pour que la foi catholique survive demain. Récapitulons tout d’abord :

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La sainte éducation ~ sermon
01. Don Bosco veut et obtient la sainteté des jeunes

Mes bien chers Frères,

Voici le premier des sermons sur l’éducation. À problèmes nouveaux, réponses nouvelles. Au problème de notre société qui veut détourner de Dieu les jeunes, Dieu suscite saint Jean Bosco pour faire des jeunes saints. Il les fait dans la joie pour que ce soit facile, qu’aucun jeune ne se décourage et que leur sainteté soit communicative. Non seulement il suscite des saints, mais il en fait les amis des pécheurs pour leur conversion.

Saint Dominique Savio, Michel Magon, l’ancien voyou, Laure Vicuña qui offre sa vie pour le salut de sa mère, Michel Rua son jeune ami qui lui succédera et sera déclaré bienheureux, et des milliers d’autres.

Alors croiriez-vous que le Bon Dieu ne suscite pas aujourd’hui des jeunes comme saint Dominique Savio et des éducateurs comme saint Jean Bosco ?

Comptez sur mon aide, après celle de Marie Auxiliatrice, bien sûr.

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01. Don Bosco veut et obtient la sainteté des jeunes »

Sermon pour adolescents
01. Être saint pour sauver les autres

Mes chers Amis,

Dieu veut des saints. Dieu veut des saints pour sauver les pécheurs. Pour cela, il a suscité saint Jean Bosco qui a fait de nombreux saints jeunes : saint Dominique Savio, Michel Magon l’ancien voyou, Michel Rua son jeune ami qui lui succédera, et tant d’autres jusqu’à aujourd’hui. Pour que ce soit facile, il a enseigné à saint Jean Bosco la méthode la plus joyeuse qui soit de faire des saints. Joyeuse au Ciel, joyeuse ici-bas.

Alors, voulez-vous en être ?

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01. Être saint pour sauver les autres »

Devoir de vacances avec saint Pie X

Chers Amis,

Je vous propose un devoir de vacances. Voici une encyclique dans laquelle saint Pie X profite du centenaire de saint Charles Borromée (1538 – 1584), grand restaurateur de la chrétienté face au protestantisme qui avait gangréné l’Église de son époque, pour faire le parallèle avec la nôtre.

C’est une encyclique très riche de contenu, il ne s’agit pas seulement d’une louange convenue à un grand saint, mais d’une analyse profonde et concrète. Elle est précise, les termes sont choisis, elle nécessite donc une lecture attentive, crayon en main. Elle est pastorale et donne les moyens de la restauration.

Voici les questions auxquelles je vous propose de répondre. Je donnerai un corrigé par la suite. Réponses à m’envoyer avant la fin du mois d’août. Un livre à gagner pour les meilleures réponses.

Vous pouvez soumettre cette encyclique à vos grands enfants et leur demander de répondre à ces questions. Bonne occasion d’aborder avec eux des sujets importants.

Questions :

  1. Quels sont les dangers dénoncés par le pape ? En quoi se trouve leur caractère dangereux ?
  2. Quelles solutions donne-t-il ? Quelles remarques ces solutions vous inspirent-elles ?
  3. Ces solutions sont-elles toujours d’actualité ? Mériteraient-elles d’être remplacées par d’autres, réformées, corrigées, adaptées, modernisées ? Si oui, en quoi ?
  4. En quoi les fidèles laïcs, qui ne sont ni évêques ni prêtres, sont-ils concernés par cette encyclique ? Comment peuvent-ils – ou doivent-ils – répondre aux attentes du pape ? Directement ? Indirectement ?
  5. Quelles observations vous inspire le paragraphe 36 sur la communion sacramentelle fréquente ?
  6. Comment comptez-vous mettre en œuvre concrètement l’enseignement et les recommandations du pape ?
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Sermon ~ Mise en garde contre les vices de notre époque
18. La curiosité sur Internet

Mes bien chers Frères,

Bientôt je vais commencer une série de sermons sur l’éducation, mais, auparavant, il faut que je vous mette en garde contre un vice qui ne paraît pas grave et qui cause cependant des dégâts considérables et funestes : la curiosité, principalement sur Internet.

Saint Thomas d’Aquin est assez précis sur ce sujet et son argumentation est parfaitement juste.

Pour que vous puissiez y revenir à t^te reposée, je vous donne, à la suite du sermon audio, l’essentiel de son enseignement, puis le résumé du sermon.

Courage ! Dieu veut des saints ! Ce n’est pas le moment de faiblir !

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18. La curiosité sur Internet »