Serez-vous un apôtre du chapelet ?

« C’est le meilleur apostolat pour conserver et augmenter la foi », écrit Sœur Lucie de Fatima à propos de l’apostolat du chapelet (lettre au père Pasquale, 26 novembre 1970). Voici comment en devenir un apôtre, concrètement.

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Qu’est-ce qu’être apôtre du chapelet ?

C’est profiter de tous les moyens pour faire découvrir le chapelet à ses connaissances et amis, pour les encourager à réciter le chapelet, pour les accompagner, et pour en faire à leur tour des apôtres.

Le chapelet est-il utile aujourd’hui ?

Non, il n’est pas utile, il est indispensable.

Pourquoi le chapelet est-il indispensable ?

Parce que le chapelet est une prière, un enseignement, une communion spirituelle.

Le chapelet est une prière

Sœur Lucie écrit : « La décadence du monde est sans nul doute l’effet du manque d’esprit de prière. Ce fut en prévision de cette désorientation que la Vierge a recommandé avec tant d’insistance la récitation du chapelet. C’est parce que la prière du Rosaire est, après la sainte Messe, la plus apte à conserver et à augmenter la foi dans les âmes, que le démon a déchaîné contre lui la guerre que l’on sait. Et nous voyons, hélas ! les ruines lamentables qu’il a provoquées.

« Aussi devons-nous travailler sans relâche pour établir et augmenter l’esprit de prière puisque c’est l’oraison qui nous rapproche de Dieu. C’est dans cette rencontre que Dieu accorde ses grâces, qu’il nous donne lumière et force pour vaincre les tentations et les difficultés et que se résolvent bien des problèmes dont nous ne trouvions pas la solution. » Lettre au père Pasquale, 26 novembre 1970

Le chapelet est un enseignement

« […] La récitation quotidienne du chapelet est une nécessité pour conserver la Foi, l’Espérance et la Charité. Le chapelet est le fondement de la sainte Liturgie parce qu’il rappelle aux âmes les principaux mystères de notre Rédemption. » Lettre au père Pasquale, 26 novembre 1970

Le chapelet est une communion spirituelle

« La prière du Rosaire ou chapelet est, après la sacrée liturgie de l’Eucharistie, celle qui nous unit le plus à Dieu par la richesse des prières qui la composent, toutes venant du Ciel, dictées par le Père, le Fils et l’Esprit-Saint. Le Gloria que nous récitons à tous les mystères fut dicté par le Père aux Anges lorsqu’Il les envoya chanter auprès de son Verbe qui venait de naître, et c’est une hymne à la Sainte Trinité. Le Notre Père nous fut dicté par le Fils et c’est une prière dirigée vers le Père. L’Ave Maria tout entier est imprégné de sens trinitaire et eucharistique : les premières paroles furent dictées par le Père à l’Ange lorsqu’il l’envoya annoncer le mystère de l’Incarnation du Verbe : “Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous.” Vous êtes pleine de grâce parce que, en vous, réside la fontaine de cette même grâce. C’est par votre union à la Très Sainte Trinité que vous êtes pleine de grâce.

« […] Ainsi la prière du chapelet est, après la sacrée liturgie de l’Eucharistie, celle qui nous introduit le mieux dans le mystère intime de la Très Sainte Trinité et de l’Eucharistie […]. Elle est le pain spirituel des âmes. » Lettre à la Mère Martins, 16 septembre 1970

Comment être apôtre du chapelet ?

« Ici, au Portugal, des jeunes se sont mis à organiser une campagne de prière avec le Rosaire, pour rétablir la pratique de cette dévotion dans les âmes et dans les familles, en groupes ou individuellement, parmi les diverses populations.

« À cette fin, ils recrutent le plus grand nombre de familles possible qui s’engagent à réciter le Rosaire tous les jours. Parfois, comme le dimanche et les jours de fêtes, ils forment des groupes et s’en vont sur les routes, disant le chapelet à haute voix et chantant des cantiques, jusqu’à l’église ou la chapelle choisie pour terminer leur prière. S’ils ont un prêtre, ils terminent par la bénédiction du Saint-Sacrement ou la sainte Messe ; sinon, par la visite au Saint-Sacrement. S’il n’y a pas le Saint-Sacrement, ils concluent par une louange à la Sainte Vierge.

« Ces jeunes ont trouvé les gens pleins d’enthousiasme. Je crois que, présentement, c’est le meilleur apostolat pour conserver et augmenter la foi. » Lettre au père Pasquale, 26 novembre 1970

Concrètement

  • Prier le chapelet avec vos connaissances.
  • Prendre votre carnet d’adresses pour leur en parler une à une.
  • Leur recommander de le prier avec notre communauté, si possible en direct, sinon en différé : la prière en commun est un grand soutien.
  • Prier le chapelet en public, chaque mercredi à 18 h. sur le parvis d’une église, si possible à plusieurs. Avoir des feuillets, des tracts, des médailles miraculeuses à donner à ceux qui s’y intéressent.
  • Répartir un chapelet entre cinq connaissances qui ne pourraient dire le chapelet tout entier. C’est la Croisade du Rosaire.

Chaque personne que nous rencontrons nous est envoyée par la Providence. Pouvons-nous lui recommander le chapelet ?

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort explique pourquoi il est si bon de prier à plusieurs : « Une personne qui récite son chapelet toute seule n’a que le mérite d’un chapelet ; mais si elle le dit avec trente personnes, elle a le mérite de trente chapelets. Ce sont les lois de la prière publique. » Le Secret admirable du très saint Rosaire, 46e rose

À lire aussi : « Ne rien attendre du pape et des évêques », où Sœur Lucie présente le Rosaire comme l’un des deux derniers remèdes donnés au monde.

Pour approfondir, lisez « Le chapelet : prière, enseignement et communion spirituelle. Lettres de Sœur Lucie de Fatima ».