Lisez Dom de Monléon !

L’entraînement en vue de la bataille des idées a, lui aussi, son parcours du combattant. Et l’un des principaux obstacles de ce parcours intellectuel, c’est la critique externe de l’Écriture Sainte. L’adversaire a semé le doute quant à l’authenticité de nos Livres Saints, quant à l’historicité des Évangiles, quant à l’interprétation traditionnelle des Écritures. Cet obstacle, il faut que nos combattants spirituels s’entraînent à le franchir lestement. Ils doivent être rompus à dynamiter la critique intempestive. Or, nul écrivain contemporain n’est plus apte à détruire ce type de doute que le bénédictin Dom de Monléon. Nous devons nous familiariser avec ses livres. Il faut que ses raisonnements solides deviennent chez nous des habitudes d’esprit. Cet entraînement fait partie de notre plus élémentaire culture religieuse. Dom Jean de Monléon est mort le 19 avril 1981, le jour de Pâques. Puisse-t-il avoir achevé au ciel ce jour de “la Solennité des solennités”. Quel beau présage de salut pour ce moine si attentif aux harmonies providentielles.

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Homélie pour le jour de l’Ascension
Saint Jean Chrysostome

Mes bien chers Frères,

Je ne puis enregistrer mon sermon pour l’Ascension. Je vous donne à la place un sermon de saint Jean Chrysostome.

En cette belle fête de l’Ascension, je prie pour que vos préoccupations soient celles du Ciel et non celles de la terre, pour vous et vos enfants.

Analyse

Cette homélie fut prononcée hors de la ville d’Antioche, dans un lieu consacré aux martyrs. — Les martyrs avaient été enterrés sous le pavé de l’église, à côté des hérétiques ; l’évêque Flavien les avait tirés de ce voisinage pour les placer ailleurs et les exposer à la vénération des fidèles. – L’orateur commence par louer le saint évêque de cette attention. — 1° Il montre ensuite quel est l’objet de la fête présente ; 2° c’est la réconciliation de l’homme avec Dieu, réconciliation dont Jésus-Christ a été le médiateur, et qu’il a cimentée en offrant à Dieu son père, dans sa personne, les prémices de la nature humaine, qui ont été placées au plus haut des cieux. 3° Pour faire sentir quel est le bienfait d’avoir élevé si haut notre nature, il fait voir combien elle était avilie et dégradée. — 4° Il prouve que les anges ont été affligés de notre dégradation, par des conjectures, et parce qu’ils se sont réjouis avec nous, lorsque Jésus-Christ est né, lorsqu’il est ressuscité, enfin lorsqu’il est monté aux cieux. — 5° Deux anges se sont présentés pour consoler les disciples de la perte de leur maître qui s’élevait dans l’air et qui disparaissait à leur vue. Les fidèles, riches et pauvres, doivent tourner leurs regards vers le ciel, attendre le retour du Sauveur, et mériter par la pureté de leur vie d’être transportés avec Jésus-Christ quand il viendra juger les vivants et les morts.

Texte du sermon

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Saint Jean Chrysostome »

Dans sa prédication, le Christ aurait-il dû éviter de heurter ?

Le texte que nous donnons ici est de saint Thomas d’Aquin. c’est l’article 2 de la question 42 de la troisième partie de sa Somme Théologique.

Dans sa prédication, le Christ aurait-il dû éviter de heurter les les scribes, les pharisiens et les chefs des Juifs ?

Il était prophétisé en Isaïe (8, 14) que le Messie serait “un caillou qui fait tomber, et une pierre de scandale pour les deux dynasties d’Israël”.

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Ces jours-ci, on parle de schisme dans l’Église

Notre excellent confrère, M. l’abbé Giulio Tam fut encouragé par Mgr Lefebvre à publier régulièrement une étude de la Révolution dans l’Église. Sa dernière livraison est particulièrement intéressante. Vous la trouverez ci-dessous. Elle traite de la lutte entre les modernistes radicaux et les modernistes “modérés”. Les “modérés” sont de plus en plus agacés par le radical pape François, et l’on parle de schisme.

Le succès des modernistes “modérés” serait une des pires choses qui pourrait nous arriver, car la majorité des catholiques, y compris les “traditionalistes”, y verraient une restauration de la Tradition, et se détourneraient de la restauration authentique, celle de Mgr Lefebvre, poursuivie par la Fidélité catholique, ses évêques, ses prêtres et ses fidèles.

C’est pourtant ce qui arrivera, c’est certain. La dérive de la Fraternité Saint Pie X le prouve. C’est pourquoi il y a urgence à se former intellectuellement et moralement pour ne pas être déstabilisé.

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À propos des liens de Mgr Huonder avec les juifs et d’autres faits importants

Source : Non Possumus

Mgr Huonder, qui va bientôt prendre sa retraite dans une maison de la Fraternité Saint-Pie X, a manifesté au cours de sa vie une préférence particulière pour Israël et le peuple juif. Sa thèse de doctorat , présentée en 1975, s’intitule déjà : « Israël, fils de Dieu : sur l’interprétation d’un thème de l’Ancien Testament dans l’exégèse juive du Moyen Âge ».


Mgr Huonder en audience privée avec François
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L’Annonciation
par Dom Marmion

Dans le sein de Marie se conclut l’admirable échange
entre la divinité et l’humanité

Pour la fête de l’Annonciation, nous ne saurions vous donner le texte du Père Avrillon pour passer saintement le carême. Non que le carême soit suspendu, mais la liturgie nous demande de méditer sur notre salut apporté par la Très Sainte Vierge. Voici donc un texte de Dom Marmion, auteur que Mgr Lefebvre appréciait particulièrement.

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par Dom Marmion »

Fête du Sacré-Cœur
Sermon de saint Bonaventure

Votre côté a été percé, pour qu’une entrée nous y fût ouverte. Votre Cœur a été blessé, afin qu’en lui et en vous, nous puissions habiter, à l’abri des perturbations du dehors. Toutefois il a encore été blessé pour que la blessure visible nous révélât la blessure invisible de l’amour. Pouvait-il mieux montrer cet amour ardent qu’en laissant blesser d’un coup de lance non seulement son corps, mais son Cœur aussi en même temps ? La blessure corporelle indique donc la blessure spirituelle. Qui n’aimerait ce Cœur profondément blessé ? Qui ne paierait d’amour celui qui a tant aimé ? Qui n’embrasserait un amant si chaste ? À nous qui demeurons encore dans notre enveloppe corporelle, à nous d’aimer de toutes nos forces, de payer d’amour, d’embrasser notre divin blessé, à qui des vignerons impies ont percé les mains et les pieds le côté et le Cœur ; à nous, de rester près de lui, afin qu’il daigne enchaîner du lien et blesser du trait de son amour, notre cœur encore dur et impénitent.