Un nouvel évêque pour la Fidélité Catholique
par Mgr Williamson

 
À « Rome » on ne veut pas veiller sur les agneaux ? 
Alors gardons la Foi près de pasteurs loyaux !

LA NOUVELLE ANNÉE commence, et il est prévu d’ordonner un nouveau prêtre pour la Tradition catholique sur l’île d’Émeraude, par un évêque qui est bien connu dans ce pays comme prêtre, mais pas comme évêque. Le fait est qu’il a été consacré en privé il y a presque deux ans, en janvier 2021, alors que la fausse crise du Covid battait son plein, avec toutes les restrictions concernant les déplacements. Il était alors envisageable que l’Eire puisse être complètement coupée de l’Angleterre pour une durée indéterminée, et alors, qu’est ce qui aurait continué à protéger, au Pays des Saints et des Savants, ces catholiques qui ont compris les dangers qui existent contre leur Foi, qu’ils viennent de la Néo-église ou de la Néo-Fraternité Saint Pie X ? Ces catholiques-ci ne sont sans doute pas nombreux, mais ils ont pour l’avenir de l’Église une importance rare à cause de leur rare compréhension de l’immuable Foi catholique. Cette précieuse consécration aurait pu rester inconnue plus longtemps, mais les circonstances semblent devenir de plus en plus contraires à la Tradition catholique. 

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par Mgr Williamson »

Épopée mariale pour notre temps par l’abbé Caillon

Vous ne perdrez pas votre temps à écouter L’épopée mariale pour notre temps de l’abbé Caillon. De sept à soixante-dix sept ans, vous serez tous captivés par le récit si vivant des bontés de la Sainte Vierge : Notre Dame des Victoires, la Médaille Miraculeuse, Fatima, la consécration de la Russie, les premiers samedis du mois,… « Quand la Russie se convertira, tous les hommes, dans l´univers entier, se dresseront sur la pointe des pieds pour voir ce qui se passe. Ce sera le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. »

Trois conférences d’une heure en deux parties chacune.

Sermon de Mgr Williamson : Confiance et compassion
Première messe du Père Denis du Sacré Cœur

Confiance et compassion : Sermon de Mgr Williamson pour la première messe du Frère Denis du Sacré-Cœur au Prieuré N. D. du Christ-Roi — juin 2022

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Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, ainsi soit-il.

Cher monsieur le nouveau prêtre, cher Monsieur l’abbé Pivert, cher Père, chers amis,

Encore un grand privilège de pouvoir dire quelques mots à l’occasion de la première messe célébrée par le nouveau prêtre. Une belle occasion, et nous félicitons tous, en particulier la famille de Frère Denis du Sacré-Cœur, et nous félicitons toute la famille.

Nous félicitons aussi tous ceux qui viennent de loin pour participer à ces cérémonies de l’ordination d’un nouveau prêtre. Comme dit hier, c’est bien une occasion de joie, parce que c’est quelque chose pour le bien commun de toute l’Église : un vrai prêtre ajouté au nombre des prêtres.

L’Église ne consiste que d’un certain nombre de prêtres pour la mener et pour mener les fidèles au Ciel. Les circonstances sont difficiles pour un nouveau prêtre, mais je crois que le Frère Denis est bien à même d’affronter ces circonstances, parce que, dans son parcours assez accidenté vers le sacerdoce, il n’y arrive que dans ses années 50, vocation tardive, à travers ce monde d’aujourd’hui, cette Église d’aujourd’hui, il a gardé la foi. Il a passé, si je ne me trompe, deux ans dans un séminaire de prêtres modernistes, et il n’y a pas perdu la foi. Il y a gardé la tête et a fini par en sortir, parce qu’il savait que ce n’était pas cela.

Eh bien, s’il est passé par une telle expérience et en est sorti indemne, c’est que humainement on peut en déduire qu’il saura tenir tête à beaucoup de tentations et d’illusion qui sévissent dans l’Église d’aujourd’hui. Mais pas plus que M. l’abbé Pivert lui-même, il ne perdra pas la tête, on s’en doute, en crachant, par exemple, sur tous les catholiques de l’Église, disons, rénovée, de l’Église officielle, de l’Église mainstream, comme on dirait en anglais. Il sait qu’il y a de la bonne volonté dans les égarés de cette Église rénovée.

Il y a de la sincérité et de la bonne volonté, parce que pas toutes les brebis ne sont aussi corrompues que les pires de ceux qui conduisent cette Église faussée. Il y a un petit noyau de criminels, d’apostats, au sens plénier des mots, qui savent parfaitement ce qu’ils font pour détruire l’Église, mais il s’en faut de beaucoup que tous les membres, toutes les brebis soient aussi pourris, loin de là.  Il y en a encore, des fidèles en particulier, des prêtres et même quelques évêques sans doute, quelques-uns, il y a des catholiques croyants, sincèrement croyants, qui ne veulent pas perdre Dieu.

Il est toujours possible qu’ils viennent vers l’Église, et vers la tradition, qui est assez large, qui a plusieurs secteurs si l’on veut, parce que le bon Dieu s’occupe de toutes ces âmes qui le veulent, qui le cherchent et qui ne veulent pas le perdre. Et donc, certains trouveront tel pasteur-ci dans la tradition, d’autres tel autre pasteur pour les mener, pour répondre à leurs besoins, et ainsi ils survivent et gardent la foi. Mais il demeure que les catholiques ont besoin d’une autorité officielle descendant du pape : c’est ainsi que l’Église a été faite, avec pape et non sans pape.

Alors, lorsque le pape régnant, ou au moins apparemment régnant, a perdu le bon chemin, il est très difficile que l’autorité de Dieu passe par le pape ; ne passant pas par lui, cette autorité doit descendre de façon fragmentée et dispersée, ce qui ne facilite pas les choses pour les brebis.

Alors, il y a deux choses à recommander, que le nouveau prêtre comprendra très bien, ou plutôt aura déjà très bien comprises : le besoin de la confiance en Dieu et la compassion envers ses semblables, tant dans la prêtrise que dans la vie des fidèles.

La confiance en Dieu

Si on lit l’Ancien Testament, si on connaît un peu l’histoire du peuple élu de l’Ancien Testament, on voit exactement ce qu’on voit aujourd’hui. Le peuple de Dieu, qui est, dès la mort en croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ, les catholiques, les catholiques dispersés, et les catholiques apostats à la tête du peuple élu, du nouveau peuple élu ; mais comme dans l’ancien peuple élu : des chefs qui trahissent et des brebis qui sont dispersées. Et c’est ce que nous voyons, ce que nous observons aujourd’hui.

Mais ce n’est pas Dieu qui est responsable de cette division, de ce manque d’unité, de cette dispersion des brebis. Il est le pasteur suprême, il n’a pas voulu une telle dispersion, mais il donne le libre arbitre à ses serviteurs, les serviteurs que lui-même a choisis, ou a permis aux hommes de choisir, à la tête de son Église. Il leur a donné le libre arbitre pour que, comme chefs de l’Église, ils méritent ou déméritent, le cas échéant ; en tout cas, il ne leur enlève pas le libre arbitre qu’il leur a donné, comme à tous les hommes, et donc à ces chefs, de frayer leur propre chemin, de faire leurs propres choix, de prendre leurs propres responsabilités.

Ils n’ont aucune liberté, au sens de liberté–droit, de refaire l’Église ; ils ont la liberté–devoir de bien mener l’Église, et de bien mener les brebis vers le paradis.

Donc, confiance en Dieu. On ne se confie pas nécessairement aux hommes ; les hommes sont toujours les hommes, nous sommes tous, tous faillibles. Il y a toujours le Saint-Esprit à l’œuvre pour nous éclairer et pour nous guider, mais nous ne voulons pas toujours avoir recours à lui ; nous voulons faire notre propre cuisine, si j’ose dire, et donc c’est là que les hommes d’Église peuvent tomber. Mais là, comme Dieu, Notre-Seigneur, nous a avertis de le faire, nous devons nous méfier des loups sous peau de brebis ; c’est toujours une possibilité, c’est Notre-Seigneur qui le dit. C’est saint Paul qui raconte aussi, dans l’histoire de sa vie, les faux frères, apparemment dans la foi, mais pas réellement. Ah là là ! Il faut discerner, et le bon Dieu veut que nous discernions tous les jours. Mais ayons en lui, une confiance absolue.

Autant nous pouvons nous méfier des hommes, autant nous devons nous confier complètement en la bonté, et l’amour, et la sagesse, et la providence de Dieu, en particulier dans ces temps qui viennent, qui risquent d’être mouvementés, et même de nous faire peur. Mais, comme dit M. l’abbé Pivert, il ne faut rien craindre, il ne faut craindre rien, et c’est très juste : c’est-à-dire que nous avons la foi, et si je meurs aujourd’hui ou dans 30 ans, qu’est-ce que cela fait, si seulement je meurs en état de grâce ? C’est l’état de grâce qu’il faut poursuivre, pas la peur des ennemis de Dieu. Les ennemis de Dieu sont forts, ils sont devenus forts par une juste permission de Dieu, mais Dieu en reste le maître parfait et total, et aucun de ses ennemis ne peut lever même le petit doigt sans l’action de Dieu pour le lui permettre. Donc, confiance en Dieu : il sait ce qu’il fait. Ce qu’il fait, c’est apparemment la ruine de l’Occident, c’est apparemment la victoire de ses ennemis, apparemment, mais pas réellement.

J’ai dit l’autre jour, par exemple, que les Russes ont été les ennemis de Dieu sous le pouvoir des communistes jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989. Mais à partir de là, quand les communistes n’ont plus été au pouvoir en Russie, c’est la Sainte Russie qui a commencé à se réaffirmer, Sainte Russie, expression due au caractère profondément religieux du peuple russe. Et si les Russes se sont adonnés à tel point au communisme pour en être les grands “répandeurs” dans le monde entier, c’est parce qu’ils en ont fait leur religion de remplacement de la religion chrétienne orthodoxe – encore une punition par le bon Dieu, une punition sans doute juste de l’Église orthodoxe. Les hommes d’Église n’ont pas le droit de faire comme ils veulent, comme ils entendent ; ils ont le devoir d’accomplir la volonté de Dieu et de s’occuper en premier, en deuxième, en troisième et en dernier de la volonté de Dieu : Dieu premier servi. La Russie a reconstruit 2 000 églises détruites par les communistes, et parmi celles-là, quelques-unes des plus importantes à Saint-Pétersbourg et à Moscou ; et donc la Russie, en gros, à cause de ses souffrance, revient à Dieu.

Ce n’est pas encore parfait, loin de là : il faut que la consécration catholique par le pape catholique et les évêques catholiques soit faite, pour que ce retour à Dieu des Russes se complète, mais c’est en bonne voie. On peut bien penser que ce retour complet est en bonne voie.

Par contre, les Américains, qui ont été un peuple religieux en grande partie protestants, ont été pieux. C’est un Français, visitant les États-Unis au XIXe siècle, qui a observé que le peuple américain, le jeune peuple américain de cette jeune nation, était pieux, c’est là sa force, même si c’est une piété protestante. Il aurait conclu déjà à ce moment-là que la force de cette jeune nation, c’était sa piété, et que, quand elle perdrait sa piété, elle tomberait. Et c’est exactement ce que nous observons maintenant aux États-Unis.

Ils ont laissé les libéraux prendre le pouvoir. Les libéraux ont toujours libéré, libéré, libéré, en adoration de leur religion de remplacement : la liberté. Et par là, ils ont perdu leur caractère religieux. Ils se laissent corrompre, même en pensant faire du bien, parce que c’est la liberté, la liberté, la liberté. Autrement dit, les Américains du XIXe siècle, un peuple pieux, – mettons… – sont devenus au XXe et au XXIe siècle un peuple en grande partie impie, athée, matérialiste. Donc, ce ne sont plus les Américains bons et les Russes mauvais, c’est plutôt les Russes bons maintenant, si on observe bien : les Russes bons et les Américains mauvais.

Et c’est par là que l’on peut penser que le chef actuel des Russes veut se faire ami de Dieu et veut combattre les ennemis de Dieu, qu’il sait reconnaître derrière les manœuvres en Ukraine et tout cela. Donc la guerre, là, est essentiellement une guerre de ceux qui sont avec Dieu, contre ceux qui sont contre Dieu ; c’est une guerre religieuse, comme, dans le fond, dans la presque totalité des guerres des hommes, parce que les hommes ne voudront guère donner leur sang pour autre chose que les intérêts de religion, les plus importants.

Donc, sachons voir ce qui est Dieu, derrière les apparences de ces sans-Dieu, et nous saurons voir que le bon Dieu est à l’œuvre. Il fait maintenant vaincre militairement ; il fait que les Russes soient vainqueurs, et Dieu sait où ils vont s’arrêter, car la guerre, dit saint Jacques dans l’Écriture sainte, c’est la punition des péchés. Et donc, notre monde est tout à fait entre les mains de Dieu, et nous nous confions en Dieu, et peu importe si nous périssons, si nous mourons, si nous devons souffrir : quoi que le bon Dieu veuille nous envoyer, soyons certains que c’est dans notre véritable intérêt, et que c’est pour notre salut et pour la qualité de notre salut, qu’il permet tous ces accidents et misères qui risquent de suivre.

Mais n’ayons pas peur, ne craignons rien, confiance en Dieu.

La compassion envers les brebis

Et du même coup, pour le prêtre, la compassion envers les brebis. Et là, je crois que M. l’abbé Pivert donne l’exemple d’être ouvert aux brebis du Novus Ordo, aux musulmans, à toutes les âmes. Il reconnaît toutes les âmes et veut faire ce qu’il peut, dans ses limites, pour ces âmes. Et le Frère Denis fera de même. Il aura un ministère quelque part, probablement ; il n’aura pas nécessairement un ministère volant, qui sait, il sera peut-être plus stable que cela, qui sait, le temps le dira.

En tout cas, il aura à s’occuper de bonnes âmes et de mauvaises âmes. Il devra distinguer les âmes que le Saint-Esprit n’attire pas, au moins pour le moment. Mais, c’est toujours une âme immortelle, une âme que Dieu veut au paradis. Donc, il faut au moins ne pas les aliéner. Et cela, c’est beaucoup. Il devra aussi reconnaître les âmes que Dieu nous envoie, que Dieu choisit et envoie vers la vraie Église, vers les âmes qui cherchent vraiment Dieu et dont il faut s’occuper pour les aider avec tous les moyens surnaturels qui sont à la disposition du prêtre.

C’est du prêtre qu’il faut s’approcher, du prêtre du Christ, pour trouver le Christ et pour faire la volonté du Christ. Sans le Christ, on ne fera pas la volonté de Dieu. On ne peut pas, si on veut le vrai Dieu, contourner Notre-Seigneur Jésus-Christ. Il est le vrai Dieu. Homme aussi, et c’est cela qui peut tromper ceux qui ne veulent pas de la vérité tout entière : il est homme, pleinement homme, mais aussi pleinement Dieu. Deum de Deo, Lumen de lumine, Deum verum de Deo vero : Dieu de Dieu, Lumière de la Lumière, Dieu vrai de Dieu vrai, il est l’égal du Père, l’égal du Saint-Esprit, il est toujours dans le sein de la Sainte Trinité, et c’est par lui qu’il faut accéder à Dieu.

Et le grand avantage, la grande œuvre du nouveau prêtre, c’est d’être le représentant que le Christ veut qu’il soit, son représentant à lui, le Christ. C’est ainsi qu’à l’autel, en célébrant la messe, le prêtre ne dit pas « Ceci est son corps », ni « Ceci est le corps du Christ » ; il doit dire, pour que la consécration soit valide, « Ceci est MON corps ». Autrement dit, le prêtre parle complètement au nom du Christ au moment de célébrer la consécration, la partie la plus importante, le moment le plus important de toute la messe : « Ceci est mon corps », dit-il, pour affirmer qu’il n’agit qu’en représentant du Christ.

Voilà, le représentant du Christ parmi nous, le représentant de Dieu. Qui irait se confesser, dans le confessionnal, s’il pensait ou s’il croyait que ce n’était qu’un homme qui allait entendre sa confession ? On va se confesser parce qu’on a la foi : par la grâce de Dieu, on a la foi que le prêtre derrière la grille n’est que le représentant du Christ, et c’est pour cela que, encore une fois, le prêtre ne dit pas « Il vous absout de vos péchés », mais « Je vous absous de vos péchés ». Là encore, il parle entièrement en la personne du Christ.

Ah, le prêtre, qu’est-ce qu’il est ! Et le saint curé d’Ars de dire : « Si nous voyions l’âme d’un prêtre en état de grâce » (ce ne sont pas ses paroles mêmes, mais c’est sa pensée), « si nous pouvions voir l’âme d’un prêtre en état de grâce, nous mourrions de joie, à voir ce que Dieu nous donne dans le prêtre, et ce qu’est le prêtre fidèle – s’il le veut. »

Et il faut, mes chers amis, prier beaucoup aussi pour les prêtres infidèles, parce que, dans la crise qui vient, parmi les prêtres de ce qu’on appelle la résistance, la fidélité, nous sommes peu nombreux, très peu nombreux. Nous avons peut-être, Dieu aidant, la plénitude de la vérité, nous ne voulons pas trahir le dogme, la doctrine de l’Église, en aucune mesure ; donc nous voulons être fidèles et, si Dieu le donne, nous le sommes, mais nous sommes très peu nombreux.

Mais il y a beaucoup de prêtres dont l’ordination nouvelle, selon le nouveau rite, n’est pas nécessairement invalide. Parfois invalide, et même de plus en plus, peut-être, mais toujours invalide, c’est faux. Car il y a les miracles eucharistiques que le bon Dieu se donne la peine d’opérer encore dans la nouvelle Église, avec de nouveaux prêtres, sacrés par de nouveaux évêques, sacrés selon le nouveau sacre des évêques : ce sont ces hosties-là qui sont miraculeuses. Autrement dit, il est certain, par l’évidence de ces miracles, que les messes nouvelles ne sont pas toutes invalides, que les nouveaux prêtres ne sont pas tous invalides, que les nouveaux évêques ne sont pas tous invalides.

Les francs-maçons ont voulu, en attaquant en particulier le rite du sacre des évêques, rendre l’Église invalide à la longue. En invalidant les évêques, on invalidera les prêtres, on invalidera les messes, on fera tomber toute l’Église. C’est cela qu’ils espéraient et c’est cela qu’ils entendaient faire. Mais il y a un Dieu, c’est cela qu’ils oublient, les pauvres francs-maçons, et donc, c’est lui qu’ils bravent. Plus pauvres encore, s’ils veulent consciemment le braver en détruisant son Église. En tout cas ils ont tenté de la détruire.

Mais j’ai dit l’autre jour, je pense que votre présence ici, venant de loin en France et même de l’étranger, en particulier de l’Irlande, – une bande de jeunes qui servent à l’autel, vient d’Irlande – votre présence ici est la preuve que le bon Dieu n’est pas à court de moyens pour s’occuper de son Église. Et son Église continue – dispersée, je veux bien, dispersée de divers côtés, je veux bien, dispersée entre des prêtres qui, des fois et d’autres, se chamaillent entre eux, je veux bien. Ce n’est pas là le problème pour le Bon Dieu. Le bon Dieu s’occupe de son Église, il la guide et il la préserve. Vous en êtes la preuve.

Alors, mes chers amis, beaucoup de compassion envers ces brebis dispersées, de notre part et de la part, sans aucun doute, du nouveau prêtre. On va être comme le Seigneur le veut, comme le Seigneur l’aurait été lui-même s’il était là, une ouverture à toutes les âmes ; très rarement, très difficilement, une condamnation pour le bien d’une âme, ce qu’était l’excommunication dans l’Église saine avant le Concile. L’Église devait excommunier quelques-uns, pas beaucoup, et c’était une mesure très à contre-volonté, si on peut dire, mais nécessaire par la méchanceté des hommes. Il y en a parmi nous qui sont méchants, et nous sommes tous capables, de par notre péché originel, d’une méchanceté que nous ne connaissons pas. Nous ne savons pas quel péché.

Sainte Thérèse de Lisieux le dit, aussi, : « La différence entre moi et un grand pécheur, c’est que, dans mon cas, le bon Dieu est intervenu avant que je pèche, pour m’empêcher de pécher, tandis que, dans le cas d’un grand pécheur, il n’est pas intervenu. » Mais il peut intervenir toujours, jusqu’au moment de la mort. Une grande compassion, mes chers amis, pour les pauvres égarés de toute sorte. Et le bon Dieu compte sur nous.

Suivant un prêtre, suivant un bon prêtre, il compte sur vous pour être les contacts dans le monde avec toutes ces pauvres âmes. Très souvent, on ne peut pas y faire beaucoup. C’est d’accord. Très souvent, le langage des choses de Dieu ne se comprend pas, et c’est comme si on parlait grec. Cela ne passe pas. Mais ce qu’on peut faire en tout cas, quand même, c’est de prier : on peut prier, on peut donner le bon exemple, et on peut pratiquer la charité, la vraie charité, pour une âme qui est en danger d’enfer, mais qui a été faite pour le paradis. La vraie charité, c’est de leur vouloir le salut, et, avec discrétion et intelligence, chercher les moyens d’atteindre ces âmes.

Voilà, mon frère, votre grande œuvre, la grande mission devant vous. Je suis sûr que vous en êtes capable, et que c’est à la lumière de ces vérités qui ne sont pas les miennes, ces vérités n’appartiennent pas à moi, ce n’est pas moi qui ai inventé l’Église, pas du tout. J’ai reçu l’Église, j’essaie, comme Mgr Lefebvre, de la transmettre fidèlement. C’est ma responsabilité, c’est mon devoir, mais que voulez-vous, on est ce qu’on est, et on peut commettre des péchés auxquels on ne songe même pas, des péchés de cauchemar pour moi-même, j’en suis capable, que je n’en doute pas, et donc méfions-nous de nous-mêmes : confiance en Dieu et compassion envers le voisin.

On dit en français : « Si tu veux être heureux trois heures, saoule-toi ; si tu veux être heureux trois mois, marie-toi ; si tu veux être heureux toute ta vie, fais-toi prêtre. » C’est la publicité pour les vocations, mais ce n’est pas faux. Le Frère a devant lui, s’il n’en a pas eu déjà, – parce qu’il a voulu Dieu–  il a devant lui des années heureuses. En vous servant, en nous servant, en nous aidant à rêver au ciel,

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, ainsi soit-il.

Tempête de Rosaires
par Mgr Williamson

Les grandes batailles navales de la Seconde Guerre mondiale (1939–1945) ont vu s’affronter encore les plus grands navires de guerre, aujourd’hui dépassés par les avions et les missiles. Dans ces batailles, la taille des canons était l’élément le plus important. D’ordinaire, seuls de grands navires de guerre pouvaient en affronter d’autres : par exemple, en 1941, il fallut le plus grand cuirassé allemand, le Bismarck, pour couler le H.M.S. Hood, fleuron de la marine britannique ; tout comme il fallut deux poids lourds de la marine britannique, le Rodney et le George V, pour venir à bout du Bismarck.

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par Mgr Williamson »