Fête du Sacré-Cœur
Sermon de saint Bonaventure

Votre côté a été percé, pour qu’une entrée nous y fût ouverte. Votre Cœur a été blessé, afin qu’en lui et en vous, nous puissions habiter, à l’abri des perturbations du dehors. Toutefois il a encore été blessé pour que la blessure visible nous révélât la blessure invisible de l’amour. Pouvait-il mieux montrer cet amour ardent qu’en laissant blesser d’un coup de lance non seulement son corps, mais son Cœur aussi en même temps ? La blessure corporelle indique donc la blessure spirituelle. Qui n’aimerait ce Cœur profondément blessé ? Qui ne paierait d’amour celui qui a tant aimé ? Qui n’embrasserait un amant si chaste ? À nous qui demeurons encore dans notre enveloppe corporelle, à nous d’aimer de toutes nos forces, de payer d’amour, d’embrasser notre divin blessé, à qui des vignerons impies ont percé les mains et les pieds le côté et le Cœur ; à nous, de rester près de lui, afin qu’il daigne enchaîner du lien et blesser du trait de son amour, notre cœur encore dur et impénitent.

Les tribulations des Franciscains de l’Immaculée ou l’attitude de Rome devant « l’expérience de la Tradition »
par Serge Iciar

 

Bien chers lecteurs, depuis notre dernier entretien j’ai eu le privilège d’écouter quelques conférences données par Mgr Lefebvre aux séminaristes d’Écône, notamment en 1988 où il explique le déroulement des événements qui ont précédé et suivi le sacre des évêques. C’est assez étrange d’entendre cette voix d’outre-tombe expliquer le cheminement moral et intellectuel de ce prélat hors du commun. Quelle simplicité, quel calme, quelle douceur, quelle modération ; mais aussi quelle assurance, quelle fermeté, quelle rigueur, quelle intelligence ! Aucune place aux interprétations. Une chose me frappe, c’est la permanence des principes. Pas d’ambiguïté.

Et je fus reporté malgré moi aux interviews de Mgr Fellay en février dernier commentés ici même. Continuer la lecture de « Les tribulations des Franciscains de l’Immaculée ou l’attitude de Rome devant « l’expérience de la Tradition »
par Serge Iciar »

De la subversion (3)
par Serge Iciar

Troisième article : De la subversion du chef

Dieu a établi et perpétue toutes choses selon un ordre, et la subversion, définie comme l’action de bouleverser, de détruire les institutions, les principes, de renverser l’ordre établi[1], recouvre bien les thèmes que nous avons abordés ces derniers mois. Elle ouvrait d’autres voies : la subversion protestante, la subversion communiste, la subversion de l’Église etc. Comme l’aurait dit Sainte Jeanne « Il m’est avis que c’est tout un ». La subversion, ou ce mystère d’iniquité, agit partout où la Providence intervient par un mystère de charité.

Bien entendu, je m’en suis ouvert à notre bon Abbé qui m’a répondu en substance « ce qui est important, c’est la subversion du chef ». Continuer la lecture de « De la subversion (3)
par Serge Iciar »