[1] Les commentaires viennent du Bréviaire Romain, traduction annotée précédée d’une introduction de Dom Gréa, 3ème édition, Apostolat Liturgique, Lophem-lez-Bruges, 1924, tome I, p.44
[2] PS. 123, 8
[3] Par ce Verset nous témoignons qu’à la défiance de nous-mêmes nous voulons joindre une grande confiance en Dieu, que nous croyons à sa toute-puissance, à sa bonté toujours prête à nous secourir et à la terreur qu’inspiré au démon le nom de notre Sauveur Jésus.
[4] Ps. 84, 4
[5] Après avoir récité le Pater et le Confiteor, c’est-à-dire invoqué la grâce de Dieu et lui avoir demandé pardon de nos fautes, nous le supplions de tourner nos coeurs vers lui, ce qui constitue littéralement la conversion. Si les travaux du jour nous ont distraits, l’approche delà nuit doit nous recueillir, et ramener nos pensées au centre unique.
[6] Ps 69, 1
[7] Dieu met au large dans la tribulation : 1° quand il console l’homme affligé ; 2° quand il se sert de la souffrance pour nous délivrer de nos passions. (Saint Chrysostome).
[8] Un sacrifice de justice, celui d’une âme droite. Qu’elle s’offre et s’immole sur l’autel de la foi, pour être consumée par le feu divin ou par le Saint-Esprit.
[9] Il en est de Dieu comme de César qui exige que son image soit empreinte sur la monnaie ; rendez donc à Dieu votre âme marquée à la lumière de sa face. (Saint Chrysostome).
[10] Repos de la conscience, repos du cœur, repos dans le recueillement, paix en Dieu, paix dans l’attente du dernier sommeil : voilà ce que produisent nos espérances.
[11] C’est-à-dire qu’il te placera sur son cœur : pourvu que, semblable au faible poussin, tu veuilles échapper au vautour en cherchant un refuge sous les ailes de ta mère. Fuyons sous les ailes de la Sagesse, notre mère, car comme une poule qui devient faible avec ses poussins, la Sagesse est devenue faiblesse à cause de nous quand le Verbe s’est fait chair. (Saint Augustin).
[12] Admirons dans ce verset et dans le précédent : 1° La Providence admirable de Dieu qui députe à chacun de nous un des Anges qui voient sa face dans les deux ; 2° la fin pour laquelle les Anges sont préposés à notre garde : pour nous garder dans toutes nos voies ; 3° l’amour avec lequel les Anges remplissent cette mission : ils nous portent dans leurs mains ; figure empruntée à la mère portant ses enfants dans ses bras. (Saint Jérôme — Saint Bernard).
[13] Sous l’emblème de l’aspic, serpent qui reste, sourd, assure-t-on, à tous les enchantements, le démon nous pousse à l’endurcissement du cœur ; sous celui du basilic dont le regard est funeste, il excite en nous l’envie. « Lion, il attaque à force ouverte, dragon, il dresse des embûches. » (Saint Augustin).
[14] Je le comblerai d’une longue suite de jours. Le Psalmiste chante l’éternel repos. Après les travaux de cette vie, nous recevrons notre récompense. (Saint Athanase). Mon salut, c’est-à-dire mon secours, ou bien l’auteur du salut. « Notre salut, c’est Notre Seigneur qui nous fait régner avec lui. »
[15] Maintenant, c’est-à-dire dès cette vie et en particulier à la tombée de la nuit, tandis que d’autres vont achever leur journée dans le péché ou au moins dans l’indifférence.
[16] Nous ne sommes pas encore dans le temple éternel où Dieu fait son séjour ; mais nous sommes dans son Église qui en est le parvis ou l’entrée et où daigne habiter aussi le Saint des saints.
[17] Non seulement durant la nuit physique, mais aussi durant la nuit de l’adversité si Dieu nous l’envoie.
[18] Le suppliant ne refuse pas d’être châtié ; mais il voudrait que Dieu le punît comme un pécheur repentant auquel il a pardonné, et non sous l’impression de sa colère. (Fillion).
[19] Ce qu’il y a de plus solide dans le corps est brisé, image et preuve d’une contrition vraiment intime et profonde. (Lesêtre).
[20] Tarderez-vous à me secourir ? (Chanoine Moisset)
[21] Dans la pensée de David, l’enfer est simplement le tombeau et le séjour des âmes après la mort, et la louange qui n’est plus permise en ce lieu, c’est ce culte extérieur qu’on rend à Dieu sur la terre et qui fait la joie de l’exil. Avant la rédemption, le schéol apparaît, même aux justes, comme le séjour du repos, mais non encore de la joie. (Lesêtre).
[22] Ici-bas, nos larmes sont fécondes en fruits de salut. Ceux qui en ont fait l’expérience savent quelle douceur apportent avec elles ces sources abondantes, assez puissantes pour éteindre devant nous le feu qui ne s’éteint jamais. (Saint Chrysostome).
[23] La pénitence exige de la confusion et du trouble. (Saint Augustin). En effet, si ceux qui courent dans la carrière du vice viennent à rougir de leur conduite et à reculer en arrière, ils cesseront de commettre le mal. (Saint Chrysostome).
[24] Par ce lion il en est qui entendent le démon, qui tourne autour de nous comme un lion plein de rage ; néanmoins, s’il vient à s’attaquer à ceux qui ont en eux J.-C., la croix sur le front, le feu de l’Esprit-Saint dans le coeur et qui parlent cette langue de la charité, il n’osera même pas les regarder en face mais prendra la fuite. (Saint Chrysostome).
[25] David, chrétien avant J.-C., s’élève bien au-dessus de la loi en ne rendant pas le mal à ceux qui lui en ont fait. Quel pardon pourrons-nous donc obtenir, quelle excuse alléguer, nous qui, après la venue de J.-C., ne sommes pas encore parvenus au degré de perfection de ceux qui vivaient sous l’ancienne loi, bien que Dieu exige de nous une justice beaucoup plus parfaite. (Saint Chrysostome).
[26] Selon le commandement que vous avez fait vous-même de protéger et de secourir les innocents opprimés. (Glaire).
[27] Selon l’hébreu, retourne au lieu élevé d’où tu juges les hommes et les peuples, remonte sur le trône de ta justice, élève-toi au-dessus de cette foule tentée de prendre ton inaction pour de l’impuissance et ta patience pour de l’indifférence. (Lesêtre).
[28] Par les reins, l’Écriture désigne ce qu’il y a de plus secret dans le cœur. (Chanoine Moisset).
[29] Si Dieu n’exerce pas sa colère tous les jours, c’est qu’il diffère le châtiment parce que sa longanimité est grande. Nos actions crient tous les jours vengeance, la bonté seule de Dieu arrête le bras de sa justice.
[30] Dieu, contrairement aux hommes, prédit conditionnellement les châtiments ; il les diffère, il effraie par ses paroles, il fait tout pour n’être pas obligé de mettre ses menaces à exécution. (Saint Chrysostome).
[31] Nouveau trait de la bonté divine d’attacher aux desseins artificieux cette destinée fatale qui fait tomber les traîtres dans leurs propres filets, afin que cette considération les détourne de faire la guerre à leur prochain et de lui tendre des embûches. (Saint Chrysostome).
[32] Le petit nombre de saints, de vrais chrétiens, grande tentation pour ceux mêmes qui sent de ce nombre. La résolution ferme de faire presque seul ce que personne ne pratique, vertu d’autant plus méritoire qu’elle est moins commune. (Dueruet).
[33] Vos lèvres ne sont pas à vous, elles sont au Seigneur ; il vous les a affermé s pour leur faire produire non point l’orgueil ou la fraude mais l’humilité, la charité. (Saint Chrysostome).
[34] C’est aux pauvres contrits et humiliés, que Dieu accorde son secours au milieu de leurs épreuves. Leurs souffrances, leurs afflictions sont à elles seules un appui des plus éloquents, puisqu’elles suffisent pour attirer le secours de Dieu. (Idem).
[35] C’est-à-dire dans le creuset de terre, ou bien purifié de toute terre. (Saint Augustin).
[36] Les impies semblent se multiplier à certaines époques par une permission divine, mais « les justes se multiplieront selon la profondeur des desseins de Dieu quand ils s’élèveront de vertu en vertu. » (Saint Augustin).
[37] Quand Dieu montre son visage, c’est la joie ; quand il le détourne c’est la désolation spirituelle. (Lesêtre).
[38] Ces yeux sont ceux du cœur que pourrait fermer le plaisir mortel du péché. (Saint Augustin). Le Roi-prophète ne demande pas au Seigneur la victoire sur ses ennemis, mais la lumière pour les yeux de son cœur. (Saint Chrysostome).
[39] Que je ne me livre pas au sommeil sans être uni par la grâce à celui qui est la vie de mon âme, et que je ne meure pas dans le triste assoupissement de l’indifférence ou de l’oubli du devoir.
[40] Quels admirables effets de l’espérance dans cette âme. Il adresse à Dieu sa prière, et avant même d’en avoir obtenu ce qu’il demande, il entonne l’hymne de la reconnaissance. (Saint Chrysostome).
[41] Mes hommages n’ajoutent rien à votre gloire essentielle, c’est pour mon bonheur que vous les réclamez, mais moi j’ai besoin de vous « qui êtes mon souverain bien.
[42] A propos de ce verset, saint Augustin met sur les lèvres du Christ les paroles suivantes : « A ces saints le Seigneur a fait comprendre mes desseins pour leur progrès, et ils ont alors compris l’avantage que leur procure ce mystère d’un Dieu qui est homme pour mourir et d’un homme qui est Dieu pour ressusciter. »
[43] Le cordeau On mesurait les héritages avec un cordeau ; ici ce mot est employé par figure. Ces biens magnifiques désignent Dieu même.
[44] Les reins désignent ici les affections. Son cœur l’a pressé de souffrir avec patience et d’espérer en Dieu. (Bellarmin). Le Sauveur a béni son Père de ce qu’il pouvait le louer en notre nom avec une intelligence humaine et un cœur humain.
[45] Ce verset et toute la fin du psaume ont été appliqués par saint Pierre au Sauveur, (voir Actes 2, 25.)
[46] Ce verset a été expliqué par les apôtres Pierre et Paul (Actes 2, et 13) et quoiqu’il ne convienne rigoureusement qu’au Christ dont l’âme n’est pas restée aux enfers, c’est-à-dire aux limbes des Patriarches, et dont la chair n’a connu au sépulcre aucune corruption, cependant nous le pouvons tous répéter, soit parce que nous sommes les membres du Christ et que Dieu nous a ressuscités en lui (Ephes., 2), soit parce qu’il n’abandonnera pas notre âme à l’enfer et que notre chair ne verra point à jamais la corruption. (Bellarmin).
[47] « Quand ils vous verront face à face, leur joie sera telle qu’ils n’auront plus aucun désir : et comme je suis en eux, c’est moi que vous remplirez de joie. » (Saint Augustin).
[48] Quand tout prospère, est-ce alors seulement que tu béniras le Seigneur ? Non, en tout temps, car si Dieu donne et retire les biens, lui ne se retire point de l’âme qui le bénit. (Saint Augustin).
[49] Marie dira aussi, comme s’inspirant de son royal ancêtre : « Magnificat, etc. » Comme sa pureté et son amour dépassent mille fois la pureté et l’amour de toutes les créatures, son âme à elle seule célébrera dignement le Seigneur. Pour louer le Seigneur, David appelle à son aide les petits et les humbles, et dans toute la suite des siècles, ils viendront s’unir à son chant. (Lesètre).
[50] « Approchez-vous de lui, par la foi et la prière, par la conversion et la pénitence, » (Bellarmin), et vous serez éclairés, les yeux de votre âme obtiendront la lumière, et votre visage n’aura à rougir ni maintenant d’un refus ou d’un reproche humiliant, ni d’une condamnation au jour du jugement.
[51] L’ange du Seigneur est comme toute une armée autour du juste ; métaphore qui exprime la puissance et le soin vigilant de ce protecteur. (Lesètre).
[52] Le Saint-Esprit invite ici le fidèle à connaître la bonté de Dieu, non plus seulement par la raison et par la foi mais par l’expérience directe. Ce goût est une grâce prévenante de Dieu. (Lesètre).
[53] Craignez, de cette crainte pure et filiale qui renferme la charité, parce que celui qui aime craint de déplaire à celui qu’il aime. (Bellarmin).
[54] Nous pouvons appliquer cette expression à la vie éternelle et aux jours sans fin. (Saint Jérôme).
[55] Le regard de Dieu sur les justes est un regard qui dissipe les nuages, qui calme les troubles de la conscience, un regard d’amour qui tend à les sauver ; le regard de Dieu sur les pécheurs est un regard de justice qui tend à les punir. (Bossuet).
[56] J.-C. est toujours près de l’âme qui souffre. Avec lui point de délaissements. Sa mission est de guérir ceux qui ont le cœur brisé et de consoler ceux qui pleurent. (Péronne).
[57] Surtout sous la loi nouvelle où les persécutions sont représentées comme un bonheur et une récompense. (S. Marc, 10, 30.) (Lesêtre).
[58] La promesse s’est réalisée littéralement pour le Sauveur, le véritable agneau pascal. (S. Jean, 19, 36.) Saint Basile entend ce verset des dépouilles du chrétien sur lesquelles Dieu veille jusqu’au jour de la résurrection. (Lesêtre).
[59] Quels que soient nos efforts, il est impossible que la vie humaine soit sans péché ; du moins ne péchons point sous le rapport de l’espérance en Celui qui remet les péchés. (Saint Augustin).
[60] Durant la révolte d’Absalon, David fut obligé de se retirer au-delà du Jourdain, il se trouvait donc aux extrémités de la terre d’Israël et demandait au Seigneur, (suivant le texte hébreu), de le placer sur un rocher élevé, c’est-à-dire hors de l’atteinte de ses ennemis. La prière de l’Église se fait entendre d’un bout de la terre à l’autre, elle est bâtie sur la pierre qui est le Christ et cette pierre est inébranlable. (Saint Augustin).
[61] Quelque souffrance que vous enduriez, rappelez-vous le Christ qui est cette tour forte contre l’ennemi ; pensez qu’il a souffert avant vous et pensez aussi dans quel but : pour mourir et pour ressusciter. (Idem).
[62] Vous les avez adoptés pour vos enfants et les cohéritiers de Jésus ; vous leur réservez le ciel.
[63] Ces mots ne peuvent s’entendre que du Messie dont le règne s’étendra de génération en génération jusqu’à ce que la gloire nous en soit manifestée au grand jour de l’éternité.
[64] La miséricorde de Dieu consiste à tenir compte, non de nos mérites mais de son infinie bonté ; sa vérité, à nous donner ce qu’il nous a promis. (Saint Augustin).
[65] Remarquons-le, en ce psaume comme en bien d’autres, le Roi-prophète nous apprend à terminer notre prière par un bon propos. « Je vous louerai, mon Dieu, sur la terre et dans le ciel et ainsi-je m’acquitterai de mes obligations d’actions de grâces, de jour en jour, maintenant et dans la suite jusqu’à ce jour auquel nulle nuit ne succédera. »Cette exposition est de saint Hilaire. (Bellarmin).
[66] Le Christ implore le secours du Père pour être délivré de ses ennemis. (Saint Jérôme). Ceux-ci le cherchent pour le faire mourir tandis qu’il prie pour eux à Gethsémani. Les pères du désert conseillaient le fréquent usage de ce verset et l’Église catholique l’a placé au début de chaque heure de l’office divin.
[67] Au sein des douleurs de son agonie, le Christ nous a obtenu de son Père la grâce de chercher Dieu, la joie de lui être unis, l’amour qui le glorifie. « Le Seigneur soit glorifié ! que tel soit le refrain de ceux qui cherchent le Seigneur. » (Saint Augustin).
[68] Le Christ, notre Seigneur, se donne souvent le nom de pauvre et d’indigent dont le soin dépend tout entier de l’amour de son Père. (Saint Jérôme). Pour marcher sur ses traces, détachons-nous de ce qui est terrestre, paraissons devant Dieu comme des pauvres, il nous écoutera ; recevons ses dons comme des pauvres, il les multipliera ; soyons humbles comme des pauvres après les avoir reçus, il nous les conservera ; mourons comme des pauvres, il nous couronnera ! (Berthier).
[69] Que faire pour que nous ne soyons pas confondus éternellement ? Vous étiez couverts de confusion en Adam, retirez-vous d’Adam, approchez-vous du Christ, et désormais vous ne serez pas confondus. (Saint Augustin).
[70] Le Père est le soutien du Christ parce qu’il y a en lui une substance égale, son refuge à cause de la faiblesse de son corps. (Saint Jérôme). Et toi, ô homme, cherche si tu peux trouver un asile plus fortifié que Dieu. Si tu veux échapper à sa colère, cherche un refuge dans sa miséricorde. Quelque fermeté que te donne la grâce de Dieu, tant que tu portes ce vase de terre qui renferme le trésor de Dieu, cette argile te laisse dans la crainte. (Saint Augustin).
[71] Quel chant sublime de louange et d’amour l’âme du Christ ne devait-elle pas faire monter vers le Père, même dans les plus terribles souffrances de son agonie ? C’est encore lui qui, par ses membres, chante son nom parmi les nations. Célébrons donc ses louanges dans la prospérité et l’adversité, en ce monde et dans l’autre.
[72] Ton Dieu a été infirme sur la croix ; ses ennemis l’ont regardé comme un homme sans force et ont branlé la tête. Pourquoi craindre qu’il ne te rejette au temps de ta faiblesse ? C’est, au contraire, du déclin de ta propre force que la sienne se fera sentir en toi. (Saint Augustin).
[73] Le Christ a proféré ces paroles dans la nature humaine dont il s’est revêtu pour nous et non dans cette puissance qui nous a créés. Elles conviennent surtout en ses membres, c’est en notre nom qu’il les a prononcées. (Saint Augustin).
[74] Qu’ils soient confondus afin qu’ils reconnaissent leurs péchés ; que dans la défaillance de leurs forces pour le mal ils cherchent à échanger cette confusion contre la lumière, cette faiblesse contre la force, et ils deviendront bons. (Saint Augustin).
[75] En célébrant ce salut tous les jours de ma vie, je n’épuiserai pas le sujet, qu’il s’agisse ici de l’assistance salutaire de la grâce accordée à tous ou de l’œuvre de la rédemption entrevue par le Prophète, dit Bossuet, car les psaumes de David sont un Évangile tourné en chants, en affections, en actions de grâces, en pieux désirs. (Lesêtre).
[76] J’entrerai, etc… parole puissante et profonde à méditer et à redire. Je considérerai cette puissance dans l’oraison, je verrai qu’elle m’environne, je reconnaîtrai qu’elle m’appelle, et si je sors de ma faiblesse pour me fixer en elle et ne plus compter que sur elle, qu’aurai-je à redouter ? Oh ! que je vive dans la puissance du Seigneur ! Que vous, ô Dieu, soyez puissant en moi ! (Saint Augustin).
[77] Reconnaissons n’avoir de nous-mêmes aucune justice et devoir à la grâce divine notre justification ainsi que tout le bien qui est en nous. (Saint Augustin).
[78] Cette magnificence, cette grandeur de Dieu, se compose surtout de puissance et de bonté. (Crampon).
[79] Ces trois derniers versets conviennent bien à l’homme juste qui pendant toute l’éternité louera Dieu de cœur et de bouche. Racheté par le Christ, il sera délivré à jamais de tout mal corporel et spirituel. (Bellarmin).
[80] En récitant pieusement ce psaume, il nous semblera entendre du 1er au 9ème verset le Sauveur Jésus nous redire ce qu’il a fait et souffert pour nous.
[81] Il se penche vers toi quand tu le cherches. (Saint Augustin).
[82] Redis-le, ô Prophète, qu’as-tu recherché au jour de la tribulation ? Dieu. Comment l’as-tu cherché ? De mes mains, c’est-à-dire par mes œuvres. Quand l’as-tu cherché ? La nuit, c’est-à-dire en cette vie. Quel est le fruit de tes recherches ? Je n’ai pas été déçu, c’est-à-dire j’ai trouvé ce que je cherchais. Autant de particularités qu’il faut approfondir. (Saint Augustin).
[83] Toute âme qui souffre est portée à comparer ainsi au présent, le temps qui a précédé et a probablement été marqué de moins d’épreuves. J’ai eu dans la pensée les années éternelles « les années qui demeurent et qui ne s’écoulent point dans le va-et-vient des jours. Sublime pensée ! Voyez si elle n’exige point un grand silence ! » (Saint Augustin).
[84] Non, Seigneur miséricordieux et bon, vous n’avez pu, si on l’ose dire, les retenir, puisqu’au jour de votre colère, et lorsque vous prononciez leur sentence à nos premiers parents et à toute leur postérité, il a fallu que vos miséricordes éclatassent, et que vous fissiez paraître un Libérateur. (Bossuet. Élév. 8ème Sermon).
[85] Littéralement : à vos inventions. Seraient-elles jamais venues à la pensée des hommes, s’ils n’avaient vu leur accomplissement, des inventions telles que l’incarnation du Verbe, la passion du Christ, le mystère de l’Eucharistie. (Bellarmin).
[86] Sur le passage du Christ, les sourds ont entendu, les aveugles ont vu, les morts sont ressuscités ; ceux qui, un instant auparavant adoraient des idoles, ont embrassé la foi ; ceux qui dérobaient le bien d’autrui ont donné leurs biens aux pauvres. Vous avez fait connaître aux peuples votre puissance : c’est le Christ qu’il a fait connaître, le Christ est la puissance de Dieu. (Saint Augustin).
[87] Au sens figuratif, ces nuées sont les Apôtres, prêchant le Christ au sein de toutes les nations ; les flèches de Dieu sont les paroles des Evangélistes ; les tonnerres sont les préceptes divins ; les éclairs, les miracles. (D’après Saint Augustin).
[88] Par les mains de Moïse et d’Aaron. Il en est peu que Dieu dirige et enseigne par lui-même, car il veut que ses élus soient des enfants d’obéissance (Bellarmin), toujours conduits par la main de Moïse, à savoir par la loi divine, et par Aaron, à savoir par le sacerdoce. Pour nous, enfants du Père céleste, nous sommes arrivés sous la conduite de Jésus (que figurait Josué), sur les bords du Jourdain et nous sommes entrés dans la terre promise. Jésus, notre chef, marche toujours à notre tête, il combat pour nous : nous devons lui rendre grâces, car tandis qu’il nous guide et lutte pour nous, nous remportons la victoire. Il est vraiment notre Sauveur. (Saint Jérôme).
[89] Inclinez votre oreille, Seigneur. Ainsi a dit le Christ dans la forme de serviteur ; toi serviteur, parle dans la forme de ton Seigneur. Dieu incline son oreille si tu n’élèves pas trop la tête, car il s’approche de celui qui s’humilie, qui a besoin de miséricorde, qui est pauvre et indigent. Il donne sa faveur aux humbles, qu’ils aient ou non des biens sur la terre. Sois pauvre, afin que Dieu t’enrichisse : tout ce que tu posséderais sans lui, ne ferait qu’augmenter ton indigence. (Saint Augustin).
[90] Si tu avais du blé dans un endroit humide, tu le transporterais en haut, de peur qu’il ne se gâtât ; tu élèverais ton blé ; laisseras-tu ton cœur se corrompre sur la terre ? Élève-le vers le ciel par les échelles de tes affections. La route à suivre est ta volonté. Tu montes par l’amour, tu descends par l’insouciance. Quoique sur la terre, tu es dans le ciel, si tu aimes Dieu. (Saint Augustin).
[91] Quand tu aurais dans l’exil tout en abondance, vois si tu es assuré de ne point perdre tout cela, et si Dieu te disait : Tu ne verras point ma face, goûterais-tu quelque bonheur dans ces biens ? Laisse répondre ton cœur, répondre cette foi, cette espérance, cette charité qui commencent à naître en toi ! Non, nous ne voulons rien de ce que Dieu nous donne, s’il ne se donne lui-même, lui qui nous a tout donné. (Saint Augustin).
[92] Vous avez arraché, etc. Dans l’Écriture Sainte ces expressions sont souvent employées pour désigner la délivrance d’un grand danger. Dans un sens plus élevé, elles s’appliquent à J.-C. descendu aux enfers et ressuscité d’entre les morts. (Glaire).
[93] Quel beau portrait de Dieu nous trace ce verset ! On peut y entendre « le Fils qui invoque son Père, le Crucifié qui plaide pour les impies quand il est cloué à la croix. » (Saint Augustin).
[94] Sauvez le fils de votre servante. Notre Seigneur est le fils de celle qui répondit, quand on lui annonça le Christ qui devait naître : « Voici la servante du Seigneur. » (S. Luc, 1, 38). Il a été sauvé de la mort et ressuscité par son Père, mais non pas de telle sorte que lui-même ne fut pour rien dans sa résurrection. Chacun de ses saints est aussi le fils de la servante, le fils de son Église (Saint Augustin) dans laquelle je reçois une nouvelle vie. (Saint Jérôme).
[95] Seigneur, vous m’avez aidé et consolé, aidé dans le combat, consolé dans ma tristesse. Ici-bas l’épreuve, au ciel la consolation. Notre amour tend à Dieu, quelle n’en sera pas l’ardeur quand nous arriverons à lui ? S’il nous réserve des délices ineffables et éternelles, que veut-il de nous maintenant sinon une foi sincère, une espérance ferme, une charité pure, en sorte que nous nous avancions dans la voie tracée par le Seigneur. (Saint Augustin).
[96] Conservez toujours le désir de prier ; se recueillir souvent, porter en toutes ses actions le souvenir de Dieu, c’est là crier vers le Seigneur jour et nuit. (Berthier).
[97] Puisque notre vie terrestre est sujette à tant de maux, remplie de tant de dangers, aspirons à la quitter pour passer des maux aux biens, des incertitudes à la pleine vérité, de la mort à la vie. (Saint Ambroise, De la fuite du monde, livre IV).
[98] Tel fut l’état où se trouva J.-C. dans sa passion, et telle fut, à son exemple, la situation d’une multitude de chrétiens persécutés, rebutés, et abandonnés en quelque sorte du Seigneur même qui ne leur donna aucune consolation extérieure. Mais ils avaient J.-C. sous les yeux, et ce divin modèle leur rendait les souffrances infiniment précieuses. La mort même leur paraissait délicieuse, parce qu’ils savaient que J.-C. avait frayé cette route, et qu’elle avait pour terme la couronne méritée par J.-C. (Berthier).
[99] Dieu diffère le bien qu’il doit nous donner pour l’éternité, afin que notre prière soit de plus en plus instante et fervente ; il ne tarde à exaucer les prières des saints, en éloignant d’eux le bien qu’ils désirent et en les éprouvant par la tribulation, que pour attiser cette prière, comme on attise le feu sous le souffle qu’on y oppose. Il semble détourner d’eux sa face en ne les exauçant point dans ce qu’ils désirent quand ils ignorent ce qui leur est plus utile. (Saint Augustin).
[100] Les flots de la colère divine et les terreurs qu’elle cause, ont été pour le Christ comme une mer débordante, l’environnant et le submergeant pour ainsi dire (Bellarmin). Les afflictions ne manquent non plus jamais à l’Église exilée en ce monde, puisqu’elles assiègent tantôt l’un, tantôt l’autre de ses membres. Tout le jour indique une douleur continuelle. (Saint Augustin).
[101] Le Psalmiste veut nous faire comprendre que, de toutes les douleurs du Christ, celles de son cœur lui ont été les plus pénibles et que nous éloigner de lui serait en quelque sorte les renouveler. Marchons donc généreusement à sa suite sur la route du ciel « où il n’y aura plus pour nous ni trouble ni pauvreté, parce que Dieu sera lui-même notre abondance et tout à tous. » (Saint Augustin).
[102] Dans tous les dons qui nous viennent du Seigneur notre Dieu, dans les consolations qu’il nous envoie, comme dans les châtiments qu’il nous inflige, dans ses grâces, dans sa miséricorde, enfin dans toutes ses œuvres, que notre âme bénisse le Seigneur. Cette âme fait ce qu’on la presse de faire, elle cède à une persuasion qui vient moins de nous que de ce Dieu qu’elle bénit. (Saint Augustin).
[103] Ces langueurs sont grandes, me diras-tu. Le médecin est plus grand encore : pour un médecin tout-puissant, il n’est point d’infirmité incurable, laisse-toi seulement guérir, ne repousse pas sa main, il sait ce qu’il doit faire. (Saint Augustin).
[104] Quelle patience est plus prolongée que celle du Seigneur ? Qui est plus riche en miséricorde ? Un homme ajoute à ses fautes et Dieu à ses années. De toutes parts il nous convie à la pénitence, il nous appelle, par des bienfaits, par une pensée intime, par une épreuve ; mais ne t’imagine pas lui plaire du seul fait qu’il t’épargne encore ; ô mon frère, ne tarde point à revenir à Dieu. (Saint Augustin).
[105] Le Psalmiste nous montre combien cette miséricorde est réelle dans les bienfaits dont elle nous comble et dans les maux qu’elle éloigne de nous, en la comparant à ce qu’il y a de plus réel et de plus grand, la distance qui sépare le ciel et la terre, et celle qui sépare le couchant de l’orient ; miséricorde autant élevée au-dessus de nos pensées que le ciel est élevé au-dessus de la terre ; mais cette miséricorde n’est que pour ceux qui le craignent. (Bellarmin).
[106] Qu’il sévisse autant qu’il voudra, il est père ; mais il nous a châtiés, il nous a affligés, il nous a brisés, il est père… Enfant, si vous pleurez, pleurez avec soumission envers votre père ; ne le faites pas avec colère, ni gonflement de l’orgueil. Cette souffrance qui vous fait pleurer est un remède et non une peine ; c’est une correction et non une condamnation. (Saint Augustin).
[107] En méditant ce contraste entre nos destinées immortelles et notre éphémère existence ici-bas, cherchons à faire déjà ce que la mort accomplira un jour en nous : rompons les liens qui nous attachent à cette demeure terrestre, élevons-nous sur les ailes de l’amour vers la divine patrie. (Saint Ambroise, De la bonne mort, ch. V.).
[108] On peut voir en ce verset une prédiction de l’Ascension du Sauveur (Saint Jérôme), car, qui a préparé son trône dans le ciel sinon le Christ, lui qui est descendu pour y remonter, qui s’est revêtu de l’homme pour relever jusqu’au ciel. Ce trône est le siège du juge : notre Seigneur a été tourné en dérision au tribunal d’un homme ; mais il a préparé son tribunal dans le ciel (Saint Augustin), et soumis à son empire toutes les extrémités de la terre. (Saint Jérôme).
[109] Le Psalmiste ne parle pas seulement ici pour son âme, il s’adresse aussi à nos âmes pour qu’elles bénissent celui qui répand sur elles ses bienfaits, leur pardonne leurs péchés, les rachète de la mort éternelle, comble de biens leur désir, et qui a, dans le temps, pitié de nous comme un père attendri sur ses enfants. A lui soit, ainsi qu’au Père et à l’Esprit-Saint, honneur et gloire dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il. (Saint Jérôme).
[110] A l’heure de Complies, une garde fut placée sur le tombeau du Christ. Confions notre repos, image de la mort, au divin gardien « qui ne dormira ni ne s’assoupira. » PS. 120, 4.
[111] Vous dont le nom a été invoqué sur nous, pour qu’on nous appelât chrétiens (Saint Jérôme), et qui habitez, non seulement dans l’Eglise comme dans votre royaume et dans votre sanctuaire, mais en chacun de nous, comme l’âme de notre âme et la vie de notre vie. (Bacuez.).
[112] Les mains de Dieu sont sa volonté : « Tout notre salut et toute la, perfection consistent dans l’amour de Dieu ; mais la perfection de cet amour réside dans la conformité de notre volonté à celle de Dieu, car, selon saint Denis l’effet principal de l’amour est d’unir ceux qui s’aiment, en sorte qu’il n’aient plus qu’un seul coeur et une seule volonté. Abandonnons- nous donc entre les mains de ce tendre Sauveur, qui prend sans cesse à cœur tout ce qui peut nous être avantageux. » (Saint Liguori). Et pour obtenir la grâce de mourir dans cette parfaite et confiante résignation qui ouvre le ciel, dans cet amour dont chaque acte mérite, d’après saint Thomas, un paradis à part, exerçons-nous-y chaque jour, demandons-en la grâce à N. S., en répétant à Complies ses dernières paroles. « Au moment où il était suspendu à la croix, Jésus s’écria : Mon Père, je remets mon esprit entre vos mains. Il s’exprimait ainsi comme homme. Il dit donc : Mon Père. Mais saint Etienne, dans son martyre, s’adresse au Fils de Dieu : Seigneur Jésus, recevez mon esprit. Vous parliez, vous, à votre Père : c’est à vous que je m’adresse, car je reconnais en vous mon médiateur. » (Saint Augustin). L’Église, elle aussi, dans ce Répons, nous fait parler à notre divin Rédempteur ; nous en avons la preuve dans le V/. Redemisti nos. « Nul ne peut aller à mon Père si ce n’est par moi » nous dit Jésus-Christ dans l’Évangile.
[113] Ps 30, 5
[114] Ps 16, 8
[115] C’est la voix de l’Église et de ses membres. Par l’œil, on entend le corps de l’Église, et par la prunelle, l’humanité du Christ à l’exemple duquel nous devons marcher pour vivre et pour voir. Nous demandons donc le secours de Dieu pour pouvoir pratiquer cette humilité que J.-C. a enseignée. Car, si l’œil n’est point gardé par la prunelle, il lui est impossible de voir. L’ombre se compose de deux choses : de la lumière et d’un corps ; la lumière est le symbole de la dignité du Christ, l’ombre la figure de son humanité. Protégez-moi sous cette ombre, pour que le milan ne m’enlève pas ; et sous les deux ailes des Testaments, c’est-à-dire à l’ombre de ces doctrines où l’on trouve la vie, la protection et un refuge, comme sous les ailes d’une poule. (Saint Jérôme).
[116] Admirable prière pour le soir ! « Le Christ est mort pour nous, afin que, soit que nous veillions, soit que nous dormions, nous vivions avec lui. » (Thess., 5, 10). « II ne s’assoupira ni ne dormira, celui qui garde Israël : c’est le Seigneur qui te garde, c’est le Seigneur qui est ta protection. » (Ps. 120, 4). « J’ai créé la paix pour fruit de la prière, » nous dit le Seigneur par Isaïe. (57, 19).
[117] Ce Cantique convient parfaitement à l’Heure de Complies. Le saint vieillard le chantait sur le soir de sa vie et de la loi mosaïque ; nous le chantons au soir de la journée et avant notre sommeil, qui est l’image de la mort. Comme Siméon aussi, nous devons désirer voir le Sauveur lorsque les ténèbres de la mort viendront nous assiéger, afin de nous endormir dans la paix du Seigneur et de goûter en lui le repos éternel. En répétant les paroles du saint vieillard, il importe que nous partagions ses sentiments, sa foi, son amour, sa reconnaissance et son complet détachement ; car, plus heureux que lui, nous avons reçu Jésus dans notre cœur.
[118] Cette Oraison est d’origine monastique. Le Supérieur la récitait pour ses religieux, non au Chœur, mais sur le lieu même de leur repos. Elle résume la pensée des Complies.
[119] On finit la journée à Complies, comme on l’a commencée à Prime, en demandant la bénédiction du Seigneur. Mais le matin on la demande pour avancer dans la voie des vertus, qui est le chemin du Ciel, ad vitam perducet æternam, et le soir pour reposer en paix, à l’abri de toute surprise. (Bacuez).
[120] On en attribue la composition au bienheureux Hermann Conract, moine de l’abbaye de Reichenau (+1054). Toutes les paroles de cette Antienne, empruntées aux saints Docteurs, saint Fulgence, saint Epiphane, saint Irénée, etc…, ont pour objet de glorifier la divine maternité de Marie et d’invoquer sa bonté.
[121] Cette Antienne, composée de huit vers rimés dont les expressions sont empruntées à saint Éphrem, saint Athanase, saint Ildefonse et à d’autres Docteurs, a pour but de saluer et de glorifier Marie comme Reine du Ciel, comme aurore de notre salut, et de célébrer l’éclat merveilleux de sa beauté. On croit que cette gracieuse Octave est d’origine monastique et l’on attribue à Clément VI son insertion dans le Bréviaire.
[122] La tradition rapporte qu’en 596, alors qu’une peste inguinale ravageait la ville de Rome, le Pape saint Grégoire le Grand exhorta tout le peuple à la pénitence, et annonça pour la fête de Pâques une procession qui irait de l’Ara cæli à Saint-Pierre. Lui-même vint la présider, tenant en main l’image de la Sainte Vierge qu’on dit peinte par saint Luc. Mais, tout à coup, l’on entend dans les airs des voix célestes qui chantent : Regina cæli lætare, etc. Le Pontife, ravi d’étonnement, répond avec le peuple : Ora pro nobis Deum, alléluia. Aussitôt on aperçoit un Ange qui remet son épée dans le fourreau, et la peste cesse le jour même. Telle est, assure-t-on, l’origine de cette Antienne, empreinte de foi, d’allégresse et d’un amour tout filial pour Marie. (L’antienne date probablement du Xème siècle, sous Grégoire V, 996-998)
[123] Elle semble être du XIème siècle (Adhémar, évêque du Puy, +1098), les trois invocations finales y ont été ajoutées par saint Bernard (1091-1153)