C’est avec un réel plaisir que je vous adresse ce sermon après un long silence dû seulement à beaucoup de travail. Il faut en effet plusieurs heures pour préparer le sermon, et une autre pour l’enregistrer et le mettre en ligne et les samedis sont souvent bien chargés.
Mais je me rattrape en ajoutant au sermon une causerie sur le Big Bang.
Cette fois-ci, j’enregistre dans un jardin public, et je suis constamment interrompu par les bruits extérieurs.
« La justice sans miséricorde est cruauté, et la miséricorde sans justice engendre la ruine. C’est pourquoi il faut que les deux aillent ensemble, comme dit Pr 3, 3 : Que miséricorde et vérité ne te quittent etc. ; Ps 4, 11 : Miséricorde et vérité se sont rencontrées. » Saint Thomas d’Aquin.
Tel est le sujet du sermon aujourd’hui, où nous entrons dans la grande Semaine Sainte où Jésus-Christ allie la justice en expiant nos fautes à la miséricorde en le faisant en notre nom, pour que nous soyons saints.
Le juste vit de la Foi. Il voit grâce à elle
Tout ce que fait Dieu pour mener les âmes au ciel.
Beaucoup de Catholiques font une comparaison entre la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui L’a conduit à Sa crucifixion et à sa mort, et l’actuelle détresse pré-apocalyptique de l’Église Son Corps Mystique, qui mène à l’Apocalypse et à la fin du monde. « Les meules de Dieu broient lentement mais broient très finement » : le proverbe n’a sans doute jamais été aussi vrai, et signifie que la justice de Dieu est lente (mais en même temps infiniment précise dans son application). Conclusion : la fin du monde n’est pas pour demain ni même pour après-demain. Le monde doit durer encore plusieurs dizaines d’années. Néanmoins les menaces d’aujourd’hui, par exemple la famine et la guerre mondiales, projettent déjà la lumière de leur urgence sur le récit évangélique des souffrances de Notre Seigneur, lesquelles doivent tout spécialement être contemplées durant le temps de la Passion. Voici quelques citations de Saint Marc 14, 26–38
Le Frère Denis du Sacré-Cœur est désormais sous-diacre, il prie le bréviaire chaque jour pour l’Eglise et pour vous tous. Nous avons un nouveau prêtre en Irlande pour la Fidélité Catholique, et Mgr Williamson se porte bien. Deo gratias !
En route pour l’Irlande, j’ai quand même réussi à enregistrer mon sermon.
Certains se sont étonnés de recevoir des courriels à deux heures de matin pour les avertir de la mise en ligne de mes sermons. Rassurez-vous, je n’enregistre pas les sermons la nuit, mais l’application qui vous envoie le message d’avertissement met six ou huit heures à l’envoyer.
Aujourd’hui nous étudions les paroles de Notre Seigneur :
« Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c’est pour rendre témoignage à la vérité. » S. Jn 18, 37.
« Je suis le chemin la vérité et la vie. » S. Jn 14, 6
Et celles-ci : « Et la lumière – c’est-à-dire le Verbe fait chair – brille dans les ténèbres, mais les ténèbres ne l’ont pas reçue. »
Traiter de l’éternité de Dieu, c’est aller un peu plus avant dans le seul mystère qui vaut. C’est aussi corriger quelques erreurs souvent répétées. C’est enfin découvrir que notre vraie vie est dans l’éternité dès ici-bas et que nous n’y prêtons pas attention.