Il nous reste à contempler le feu de l’amour communiqué par le Saint-Esprit pour l’œuvre merveilleuse dans laquelle nous entrons par la confirmation.
Cela est particulièrement d’actualité dans les épreuves qui seront celles des familles dès le mois de septembre prochain.
Demandez à la Sainte Vierge qu’elle vous communique le Saint-Esprit comme elle le communiqua aux apôtres le jour de la Pentecôte. C’est plus nécessaire que vous le croyez.
« Car notre Dieu est un feu dévorant. » Hébreux 12, 24
Nous donnons ici quelques extraits de l’étude de l’Osservatore Romano2019 de M. l’abbé Julio-Maria Tam, “Documentation sur la Révolution dans l’Église”. Qu’il soit remercié pour son courage et pour avoir suivi les recommandations de Mgr Lefebvre, ce qui lui valu, un des premiers, d’être chassé de la Fraternité Saint Pie X.
Voici les réponses de Mgr Viganò aux citations de l’encyclique Fratelli tutti qui ont été soumises à son appréciation par Mme Maike Hickson, de LifeSite :
« Je voudrais souligner que l’indifférentisme religieux, implicitement promu dans le texte Fratelli Tutti, qui définit comme « un bien pour nos sociétés » la présence de toute religion – au lieu de « la liberté et l’exaltation de la Sainte Mère l’Église » – nie en fait les droits souverains de Jésus-Christ, Roi et Seigneur des individus, des sociétés et des nations.
Pie XI, dans son immortelle encyclique Quas Primas, proclame : « Quelle n’est donc pas la surprise que celui que saint Jean appelle le « prince des rois de la terre » apparaisse dans la vision de l’avenir de l’Apôtre comme celui qui « porte sur son vêtement et sur sa cuisse l’inscription “Roi des rois et Seigneur des seigneurs” « . C’est le Christ que le Père « a désigné comme héritier de toutes choses » ; « car il doit régner jusqu’à ce qu’à la fin du monde il ait mis tous ses ennemis sous les pieds de Dieu et du Père ». Et puisque les ennemis de Dieu ne peuvent pas être nos amis, la fraternité des peuples contre Dieu est non seulement ontologiquement impossible, mais théologiquement blasphématoire.
Cette doctrine a déjà été condamnée par saint Pie X, dans sa lettre sur le Sillon. Cette lettre est un des textes majeurs de saint Pie X sur le monde moderne et la prétendue démocratie chrétienne. On peut se reporter notamment aux paragraphes 19 (le rêve du Sillon) et aux paragraphes 25, 36 à 39 : Préparation d’une cité future, d’une Église universelle sans dogme ni hiérarchie.
La Lettre sur le « Sillon » de saint Pie X est un document capital pour comprendre le monde moderne et la prétendue « démocratie chrétienne ».
Saint Pie X y écrit les sentences célèbres : « on ne bâtira pas la cité autrement que Dieu l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Église n’en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la civilisation n’est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété : omnia instaurare in Christo. »
Et : « les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires ni novateurs, mais traditionalistes ».
Nous voici arrivés à l’étude du sacrement de confirmation qui nous fait entrer plus loin et plus haut dans les beautés et la réalité de la vie chrétienne.
Je vous donne ci-dessous le résumé de mon sermon, puis un texte de Dom Guéranger qui illustre bien le combat du confirmé, enfin le catéchisme de saint Pie X. Je vous donne celui-ci avant la somme théologique de saint Thomas d’Aquin, parce que l’enseignement vient avant l’étude. On commence par admettre la révélation, après quoi on peut en avoir une plus profonde intelligence. Le texte de saint Thomas, assez long, vous sera donné la semaine prochaine.
Je vous assure de mes prières et je vous associe à la messe que je célèbre chaque jour.
« Celui qui veut venir à ma suite, qu’il porte sa croix chaque jour et qu’il me suive. » Être baptisé, c’est d’abord porter la croix. Quelle croix ? Comment ?
Deux genres de croix : celles de Notre Seigneur que nous devons porter avec lui, c’est le martyre et, plus communément, l’amour des opprobres. Celles qui nous purifient pour nous rendre semblables à lui, c’est la désolation, la nuit des sens, la lutte contre les passions, la nuit de l’esprit. Continuer la lecture de « Sermon ~ Le baptême, porter sa croix »