Apostolat en pratique

Mes bien chers Amis,

En application du sermon d’aujourd’hui, je vous propose de commencer dès maintenant à retrousser les manches. En attendant des actions plus concrètes, je vous propose de participer à la rédaction de fiches que vous pourrez distribuer soit aux chrétiens désemparés, soit aux âmes à convertir.

Les fiches furent en effet très efficaces en Chine lorsque commença la persécution. Elles étaient un support pour les apôtres et un résumé pour ceux qu’ils touchaient. Hélas, les missionnaires en avaient compris un peu tard l’importance et ne purent développer cet outil apostolique comme ils l’auraient voulu. Alors, profitons de la leçon, et anticipons.

Proposez-moi chacun trois sujets de fiches. Et proposez en même temps un canevas de réponse.

Clairvoyance de Mgr Lefebvre :
« Nous allons vers une société affreuse, qui se dit libre et qui n’aura plus aucune liberté »

22 août 1979, conférence de Mgr Marcel Lefebvre à Shawinigan au Québec

Ce qui légitime aussi notre frayeur, c’est de penser que par cette dégradation de l’Église, cette dégradation des idées même dans l’Église, des idées, parce que ce sont les idées libérales qui pénètrent à l’intérieur de l’Église, les idées en définitive, maçonniques qui pénètrent à l’intérieur de l’Église, qui était encore le bastion qui résistait. Maintenant que l’ennemi a pénétré jusque dans les plus hauts sommets de l’Église, comme le disait Notre-Dame de Fatima, comme le prédisaient Notre-Dame de Fatima et Notre-Dame de la Salette, c’est en même temps tout l’édifice social qui est en train de s’en aller, parce que l’Église, par ses principes, soutenait encore, je dirais, la vraie liberté, la vraie liberté. La liberté d’accomplir notre devoir. C’est ça. Pourquoi avons-nous la liberté ? Pour accomplir notre devoir. Parce que nous avons le devoir d’aimer Dieu et d’aimer notre prochain et d’accomplir par conséquent notre devoir, notre devoir vis-à-vis de Dieu dans la religion et notre devoir vis-à-vis de notre prochain par les fonctions que nous avons ; fonctions sociales quelles qu’elles soient. Nous avons à accomplir notre devoir d’état.

Or, de moins en moins nous sommes capables d’accomplir notre devoir d’état, aussi bien religieux que social, parce que tout devient dirigé et orienté par un État socialiste. Le socialisme fait des progrès considérables ; mais cela avec toute la puissance de la maçonnerie actuelle qui est partout, partout, partout ; qui est à Rome, qui est partout. La maçonnerie est partout et dirige tout. Bientôt nous serons fichés avec des ordinateurs, nous aurons tous notre numéro et nous ne pourrons plus rien faire sans que tout soit indiqué sur la fiche que nous aurons, et tout ça par ordinateur. Nous serons dans une situation pire que dans un pays soviétique. On dira que ce sont des pays libres, mais ce ne sont pas des pays libres : on ne sera plus libre de faire quoi que ce soit. On imagine, c’est absolument inouï.

La constitution aussi du gouvernement européen est très grave et très dangereuse, parce que c’est un gouvernement qui est rempli de maçons et par conséquent, ils vont appliquer maintenant à l’Europe, d’une façon globale, tous les principes maçonniques. On allait jusqu’à dire ceci, pour le gouvernement européen, que, évidemment, on proclame les droits de l’homme, on proclame les droits de la femme. Si la femme a les droits égaux à ceux de l’homme, eh bien, on n’a pas le droit de ne pas donner à la femme l’autorisation d’être prêtre. Alors, on va poursuivre les évêques qui ne veulent pas ordonner des femmes, parce que les femmes ont les mêmes droits que les hommes. C’est possible, ça été mis dans les journaux, ça été mis dans les journaux ; qu’on allait arriver à des choses comme celles-là, sous prétexte de droits, d’égalité des droits.

C’est épouvantable, on ne s’imagine pas vers quoi on va actuellement, vers une socialisation qui apparemment pour nous, ne parait pas aussi dure que celle du communisme mais qui, en définitive, va être tout simplement une image du communisme, mais réalisée par des moyens scientifiques au lieu d’être réalisée par la force, comme l’ont fait les communistes, ce sera la même chose. Alors on éliminera de la société tous ceux qui ne veulent pas se soumettre à cet ordre. A cet ordre socialiste. On les éliminera. Il y aura toujours moyen de les éliminer. Maintenant on élimine les enfants qui gênent, on éliminera bientôt les vieillards. Bientôt les vieillards vont y passer aussi ; et après, ce n’est pas difficile de faire une piqûre ou de faire quelque chose à quelqu’un qui est malade, qui est gênant ; on le fait disparaître. On le fera disparaître de la société sous prétexte que ces gens-là sont gênants. Ils n’arrivent pas à se faire encadrer dans les normes qui sont prévues. Nous allons vraiment vers une société affreuse, qui se dit libre et qui n’aura plus aucune liberté, mais aucune liberté.

Prière à Notre-Dame
par Charles V le Sage
roi de France de 1364 à 1380

Ave, glorieuse Vierge sacrée, digne et précieuse mère de Dieu. Je vous rends grâces et remercie, ma Dame et ma Souveraine, de tant de douceurs, aides et secours que je dois à votre bonté et charité depuis l’heure de ma naissance jusqu’à ce jour. Et je vous remercie encore de toutes les grâces et secours que vous me ferez à l’avenir. Aussi je vous prie et vous supplie, Dame, qu’il vous plaise, pour la gloire de mon souverain Seigneur et Maître, votre béni et éternel Fils, me faire cette grâce, ce bien et cet honneur de le remercier et gracier de tant de bienfaits, de tant de faveurs gratuites, de tant de libéralités, de tant de biens naturels et spirituels dont il m’a fait largesse.

Et vous plaise aussi, Dame, le prier et requérir pour moi, afin qu’il me fasse cette grâce de ne pas être ingrat ; mais, suivant son plaisir et volonté, de mériter tous ses biens par mes bonnes œuvres, de telle sorte que je puisse vivre et mourir en sa sainte foi et accomplir sa loi suivant son commandement.

Je voudrais encore, pour lui faire honneur, prendre comme règle sa crainte et son amour ; je voudrais m’astreindre à ne plus l’offenser ; je voudrais ne rien faire enfin qui ne soit selon son plaisir ou qui puisse être contraire aux œuvres d’humilité, de chasteté, de patience, de sobriété, de bon amour et de dilection.

Et puissé-je m’exercer à toutes ces bonnes œuvres, ainsi que j’y suis tenu et comme c’est mon devoir. Et aussi je vous prie et vous supplie, ma Dame et Souveraine, qu’il vous plaise de me préserver, garder et maintenir en son amour, grâce et bienveillance. Ainsi soit-il.

Prière de Charles V le Sage
roi de France de 1364 à 1380

le Vatican promeut une alliance avec les Rothschild, les Rockefeller et d’autres capitalistes
Tous bons chrétiens ?

Par l’intermédiaire du Dicastère pour la promotion du développement humain intégral, le Vatican promeut une alliance en faveur d’un « capitalisme inclusif » avec les Rothschild, les Rockefeller et certains des plus grands dirigeants d’entreprises du monde, dont Lynn Forester de Rothschild, fondatrice du Conseil et directrice d’Inclusive Capital ; Ajay Banga, président et directeur général de Mastercard ; Rajiv Shah, président de la Fondation Rockefeller, ou Oliver Bäte, président du conseil d’administration d’Allianz SE, afin de déployer un système de « capitalisme inclusif » qui intègre des principes éthiques dans la politique des entreprises et des investissements.

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Tous bons chrétiens ? »

La langue arabe n’est pas celle des musulmans, ni des maghrébins
Conséquences politiques

Un message de Bernard Lugan

Dans son entretien au média Brut donné le 5 décembre dernier, en plus de considérations démagogiques relevant du « café du commerce », le président Macron a enfilé les truismes, aligné les lieux communs et procédé à des généralisations à la fois abusives et erronées. Ainsi quand il déclara :

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Conséquences politiques »

L’après Covid fondé sur les principes maçonniques

L’ancienne présidente de la république du Chili, Michelle Bachelet, s’est exprimée le 1er décembre lors d’un événement en ligne organisé par la Grande Loge du Chili pour honorer la Déclaration universelle des droits de l’homme, sous l’égide du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

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Chemin de croix de la messe

Chemin de croix de la messe

Première station : Jésus est condamné à mort.

Le prêtre commence les prières en bas de l’autel par ces paroles : « Judica me Deus, Jugez-moi Seigneur ».

Plaçons-nous au pied de la croix, disons ces paroles avec le prêtre avant la messe et contemplons Notre Seigneur qui nous sauve pour ne pas avoir à nous condamner au jugement.

Ô Dieu de justice qui voyez dans nos cœurs, jugez-moi et pardonnez-moi de vous condamner sans cesse. Condamnez-moi à voir et à comprendre l’horreur de mes péchés.

Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix.

Sur les épaules du Sauveur pèse le poids de tous nos péchés, mais ce qui pèse le plus lourd sur les épaules de Notre Seigneur, ce sont les péchés qui ne sont pas regrettés ! Ces péchés ne seront pas pardonnés et ils rendent inutile, à celui qui les commet, la Divine passion de Notre Seigneur.

Profitons du Confiteor pour nous prosterner devant Dieu, la Très Sainte Vierge Marie, tous les anges et tous les saints. Et, devant toute la cour céleste qui nous regarde, ayons honte de nos péchés.

Ô Seigneur, après m’avoir montré l’horreur de mes péchés, permettez-moi de les regretter sincèrement.

Troisième station : Jésus tombe pour la première fois.

Kyrie eleison. Seigneur ayez pitié.

Notre Seigneur s’effondre sous le poids de nos péchés.

Voyons sa tête heurter le sol, ses mains et ses genoux se déchirer contre les cailloux sur le chemin. Voyons le Très Précieux Sang se répandre dans la poussière. Comprenons que c’est par notre faute que tout cela arrive ! Comment ne serons-nous pas dignes de punition par le Père éternel nous qui avons réduit le Fils à cet état lamentable ?

Ô mon Dieu ayez pitié de nous, pardonnez-nous nos offenses et acceptez nos misérables bonnes actions que nous vous offrons pour nous faire pardonner.

Quatrième station : Jésus rencontre sa Très Sainte Mère.

Quand l’ange apporta l’annonce à Marie, et qu’elle dit son Fiat, elle accepta par avance tous les sacrifices et toutes les douleurs qu’impliquait sa mission de Mère du Sauveur.

Lors de la présentation au temple, elle offrit de ses mains et, par avance, Notre Seigneur en sacrifice.

Et maintenant nous la voyons regardant son fils gravir la voie du calvaire, elle refait dans son cœur l’offrande à Dieu de son fils bien aimé pour la réparation de nos péchés.

Ô Marie ma mère, chaque fois que la messe est dite, vous vous tenez tout prêt de l’autel, et par les mains du prêtre qui, à l’offertoire, prépare le sacrifice de Jésus en offrant à Dieu du pain et du vin, vous offrez à Dieu le fruit béni de vos entrailles.

Mon Dieu, à chaque Offertoire, je m’offre à vous tout entier par les mains de Marie.

Cinquième station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix.

Que faitSimon en portant la croix de Jésus ? II prend sur lui, pour quelques instants, le poids de nos péchés. Il est pécheur lui aussi, mais en ce moment, il porte sur ses épaules le poids de tous les péchés que l’humanité a commis et qu’elle commettra.

C’est la communion des saints. Imitons Simon de Cyrène, et aimons à offrir des sacrifices pour les âmes des pécheurs. Prions pendant la messe pour tous ceux qui sont sur la voie de l’enfer, afin que Notre Seigneur les en écarte.

Ô mon Dieu, quelle grâce immense vous me faites d’être un bon catholique ! Daignez appliquer à l’âme de ceux qui n’ont pas cette chance, des grâces de conversion en vertu des mérites que gagnent les fidèles en entendant la messe avec dévotion.

Sixième station : Sainte Véronique essuie le visage de Jésus.

Sainte Véronique, voyant le visage du Seigneur maculé de sang, de poussière et de crachats, traverse la foule et, avec un linge, lui nettoie le visage.

Tel est trop souvent l’état de notre âme, couverte de la souillure de nos péchés !

Le prêtre lors du Lavabo, pratique une ablution. Il nettoie de ses mains consacrées toute souillure avant de consacrer le corps et le sang du Christ. Imitons-le et avant de recevoir Notre Seigneur en notre âme, nettoyons-la de toute souillure.

Ô mon bon Jésus, vous voulez vous unir à une âme nettoyée de tout péché. Malgré mes regrets et mes confessions, mon âme est loin d’être immaculée, mais voyez mon regret sincère, et daignez rendre à mon âme toute sa beauté.

Septième station : Jésus tombe pour la deuxième fois.

Avec la fatigue, la chaleur, la poussière, il semble à Notre Seigneur que la croix pèse de plus en plus lourd sur ses épaules, et il tombe une deuxième fois.

Si Notre Seigneur tombe à nouveau, c’est à cause de notre manque de ferme propos. Combien de fois avons-nous accusé tel ou tel péché en promettant à Dieu de ne plus recommencer et, quelques jours après, sommes retombés dans la même faute ?

Seigneur, donnez-moi la force de corriger ma vie de façon ferme et durable.

Huitième station : Jésus console les femmes de Jérusalem.

« Ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-même et sur vos enfants. »

Notre Seigneur veut que nous regrettions nos péchés. Il veut également que nous nous rendions compte de la gravité de ceux-ci, mais ce qu’il attend surtout de nous, c’est que nous arrachions en nous le péché et sa source, que nous prenions conscience des occasions de chute, et que nous fassions tout pour les fuir.

Mon Dieu, je ne veux plus vous offenser. Je prends la ferme résolution de me séparer dès à présent, des personnes, objets et habitudes qui m’entraînent au péché.

Neuvième station : Jésus tombe pour la troisième fois.

Notre Seigneur tombe la face contre terre sous le poids de nos péchés.

« Sanctus, sanctus, sanctus Dominus Deus sabaoth, Saint, saint, saint est le Seigneur le Dieu des armées ! » disent les anges la face contre terre. Notre Seigneur dans cette troisième chute nous montre que devant le mystère de la sainte messe, nous devons, nous aussi, nous humilier devant Dieu, la face contre terre.

Ô Seigneur, combien d’âmes assistent à la sainte messe sans la ferveur que vous attendez d’elles. Accordez-nous la grâce de toujours être bien attentifs au moment de la consécration.

Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements.

Les bourreaux arrachent le vêtement de Notre Seigneur. Les impies ne voient qu’un homme, mais les vrais fidèles de Jésus voient le vrai Dieu devant eux.

Le prêtre prononce les paroles de la consécration sur le pain. Aussitôt, il n’y a plus de pain sur l’autel, mais le corps de Notre Seigneur prêt à être sacrifié. Les infidèles ne voient qu’un petit rond de pain dans l’hostie consacrée, mais nous savons que c’est Dieu présent et vivant devant nous.

Ô Seigneur, pardonnez la faiblesse de nos sens qui n’arrivent pas toujours à vous voir dans le Très Saint Sacrement, et emplissez nos âmes et nos cœurs d’une foi vive et véritable.

Onzième station : Jésus est cloué sur la croix.

Notre Seigneur, sans résistance, se laisse clouer sur le bois de la croix par ses bourreaux. Son précieux sang coule en abondance pour le rachat de nos péchés.

Après avoir consacré le pain, le prêtre consacre le vin par ses paroles.  Ce n’est plus du vin dans le calice, mais le sang très précieux de Jésus-Christ. Voyons ce Très précieux sang couler le long de la croix ; il n’est pas gaspillé, mais il est recueilli goutte à goutte dans le calice.

Ô mon bon Jésus, agenouillé devant le calice, je vous supplie de verser ne serait-ce qu’une toute petite goutte de votre sang en mon âme repentante, et tous mes péchés me seront pardonnés.

Douzième station : Jésus meurt sur la croix.

Dans un grand cri, Notre Seigneur meurt, son âme quitte son corps, l’enfer est vaincu. Sur l’autel il renouvelle son sacrifice et de nouveau l’enfer recule, de nouveau la voie du Ciel nous est ouverte.

Ô mon Dieu, votre fils vient de mourir sur la croix, ce sont mes péchés qui l’on tué et pourtant il veut renouveler avec moi l’alliance de son amour.

Treizième station : Le corps de Jésus est remis à sa mère.

Le corps de Notre Seigneur est détaché de la croix, et il est remis entre les bras de Marie. Voyons Notre Dame qui nous présente le corps de son fils mort, à cause de nos péchés. Voyons son Cœur Immaculé transpercé d’un glaive de douleur. Elle, qui n’a jamais péché, paye bien chèrement le prix de nos fautes.

Profitons du Confiteor pour bien nous remémorer cette image de la Sainte Vierge tenant dans ses bras le corps mort de Notre Seigneur, et demandons-lui de bien prier pour nous afin que le Bon Dieu nous donne un vrai regret de nos péchés.

Quatorzième station : Jésus est mis au tombeau.

« Domine non sum dignus ut intres sub tectum meum, sed tantum dic verbo et sanabitur anima mea, Seigneur je ne suis pas digne de vous recevoir sous mon toit, mais dites seulement une parole, et mon âme sera guérie. » Telle est la parole que nous disons trois fois avec le prêtre avant de communier. En effet, nous ne sommes pas dignes de recevoir notre Dieu en nous, car bien souvent nos cœurs ne sont que des lieux sombres, froids et remplis de la pourriture et de la puanteur du péché, mais, étant conscients de cela, le regrettant de tout notre cœur et étant assurés de la grande miséricorde de Dieu, nous savons qu’il ne suffit à Notre Seigneur que d’une parole pour purifier nos cœurs, et les rendre dignes de le recevoir.

Ô mon Dieu, vous voulez trouver en moi un lieu de repos. Permettez-moi de m’unir à vous par la communion, afin que je vous appartienne de plus en plus.

Bibliothèque catholique traditionnelle : sermons, catéchismes, prières, magistère, analyses d’actualité

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Dom Guéranger, l’Année liturgique

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Sermons

Voir la page dédiée aux sermons. Vous y trouverez :

  1. Exposé de la doctrine chrétienne Cours complet
  2. L’art de l’éducation
  3. Sermons pour les adolescents
  4. Sermons : Vivre en chrétien dans la société actuelle
  5. L’Histoire Sainte, leçons pour notre temps : La Genèse, Job
  6. Sermons selon l’année liturgique
  7. Sermons sur des sujets divers

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Très Sainte Vierge Marie

Cette section contient :

Le Rosaire ou Chapelet

Consécration à Marie

1ère série de sermons

Nouvelle série de sermons plus complète

Articles sur la consécration à Marie, par Serge Iciar

Croisade du Rosaire

La Croisade du Rosaire entend répondre aux demandes réitérées de Notre Dame, rappelées par Mgr Williamson. On entre dans la Croisade du Rosaire en s’engageant à réciter chaque jour une dizaine précise du chapelet de façon à ce que le rosaire entier soir récité par quinze croisés chaque jour. Chaque trimestre, la Lettre aux Croisés, vient les encourager par un article spirituel et répartit les dizaines entre tous les membres.

Pour s’inscrire à la Croisade du Rosaire de la Fidélité Catholique : Croisade du Rosaire

Voir les lettres du Rosaire déjà publiées

Fatima

Notre Dame demande la consécration de la Russie à son Cœur immaculé

La Salette

Le scapulaire

Prières à Marie

La doctrine sur Marie

Les modernistes et Marie

Livres sur Marie

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Vie de la Fidélité Catholique

Du plus récent au plus ancien

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Conduite pour passer saintement le temps de l’Avent
L’Immaculée conception de la Sainte Vierge

Conduite pour passer saintement le temps de l’Avent
L’Immaculée conception de la Sainte Vierge

Jour de pureté

Pratique

Hâtez-vous aujourd’hui pour être des premiers à rendre vos hommages à Marie nouvellement conçue, après cependant les avoir rendus à son adorable fils. Dites à votre réveil ce que l’Ange disait à Jacob : Quittez-moi, car voilà l’aurore qui paraît. Jésus-Christ est le soleil, mais Marie est l’aurore ; saluez-la à toutes les heures du jour, et autant de fois demandez-lui, par son immaculée conception, qu’elle vous obtienne de son adorable fils la pureté d’esprit, de cœur et de corps.

Méditation
Sur la pureté de Marie dans sa conception

Premier point

De qui est né Jésus, qui s’appelle le Christ. (S. Matth., 1)

Ne vous paraît-il pas surprenant que l’Église, si sage dans le choix des évangiles pour les grandes fêtes, ait choisi celui où est marquée la maternité divine pour un enfant qui ne naîtra que dans neuf mois ? Pensez-y, vous y trouverez une profonde sagesse. Elle nous donne en effet, dès le jour de sa Conception, une grande idée de sa pureté, en parlant de sa glorieuse destination : elle est conçue aujourd’hui, et l’Église dit que c’est d’elle qu’est né Jésus qui s’appelle le Christ.

En effet, quelle pureté plus qu’angélique ne faut-il point supposer dans la formation d’une chair d’où sera prise un jour celle de Jésus, qui signifie Sauveur ! La chair de Marie doit être celle de Jésus, dit saint Bernard, et le sang qui en sera pris sera celui de Jésus, cette chair sera un jour déchirée, et ce sang sera répandu sur la croix, et sera l’instrument et le prix de la rédemption de tous les hommes : quel degré de pureté ne doivent point avoir dès aujourd’hui cette chair et ce sang !

Ce Jésus s’appelle le Christ, c’est-à-dire la plus pure et la plus glorieuse de toutes les onctions, puisque c’est l’onction de la Divinité : cette chair, formée aujourd’hui, sera, après l’opération ineffable du Saint Esprit, la chair d’un Dieu, la Divinité y habitera corporellement ; quelle pureté ne doit-elle point avoir !

Marie est cette colombe toute pure, figurée par celle que Noé fit sortir de l’arche, qui, ne trouvant d’abord qu’impureté dans les eaux souillées de restes de cadavres, revint dans l’arche d’un vol précipité, mais laquelle envoyée une autre fois, revint avec une branche d’olivier que le déluge avait respectée ; elle apporte avec elle cette pureté originelle que nos premiers parents avaient perdue. Respectons-la, cette pureté dans Marie, nous ne pouvons mieux l’honorer qu’en conservant notre pureté, ou en la réparant, si nous avons eu le malheur de la perdre.

Second point

De qui est né Jésus, qui s’appelle le Christ. (S. Matth., 1)

Il semble que cet oracle de l’Évangile me donne le droit et m’invite même à entrer avec respect dans le décret éternel de la prédestination de la divine Marie, puisqu’il nous le développe assez clairement, en nous disant par avance que c’est d’elle que Jésus est né. Marie n’est donc prédestinée que pour Jésus, puisqu’elle doit en être la mère, sans qu’aucun homme en soit le père, c’est-à-dire qu’elle doit concourir de son sang et de sa chair en unité de principe à la formation de l’Homme-Dieu, et Jésus-Christ n’est prédestiné que pour racheter tous les hommes au prix de son sang, qui est celui qu’il a tiré de Marie. Le décret de la prédestination de la mère est renfermé dans celui de son fils, qui est Jésus et le Christ ; leurs adorables destinées sont unies inséparablement ensemble. Jésus-Christ devait être la pureté même ; celle qui en devait être la mère devait être la plus pure de toutes les créatures qui soient jamais sorties de la main de Dieu, soit parmi les hommes, soit parmi les Anges ; parce qu’elle devait être la mère de son Créateur, de son Dieu et de son Sauveur, et faire en soi-même une alliance miraculeuse de la virginité avec la maternité.

La nature n’ose dans la formation de Marie précéder la grâce ; elle attend avec respect, dit saint Anselme, qu’elle ait produit son fruit, afin qu’elle soit regardée comme un fruit de la grâce, et qu’on puisse justifier en elle le glorieux titre de pleine de grâce. Il vous paraît qu’il serait honteux à la Mère de Dieu d’avoir été un seul moment souillée du péché, et que la honte en aurait pu rejaillir sur son adorable fils, parce qu’il est la pureté même. Concevez de là une grande horreur de la moindre souillure, nettoyez les plus petites taches de votre cœur, et mettez tout en usage pour acquérir la vraie pureté, si vous voulez être agréable au fils et à la mère.

Sentiments

Divine Marie, vierge et mère tout ensemble, et miroir sans tache de la pureté de Dieu, Vierge plus pure que toutes les intelligences célestes, Mère féconde, mais sans tache et sans souillure, puisque vous êtes toujours demeurée vierge, obtenez-moi de votre adorable fils, qui est l’époux des vierges, un véritable amour pour la pureté d’esprit, de cœur et de corps, et une véritable horreur pour la moindre souillure qui en pourrait ternir l’éclat. Demandez pour moi à Jésus que la corruption n’entre jamais dans mon imagination, en la délivrant de tous les fantômes qui pourraient la salir ; ni dans ma mémoire, en effaçant le souvenir dangereux de tout ce qui pourrait blesser cette vertu plus angélique qu’humaine ; ni dans mon esprit, en éloignant toutes les pensées contraires ; ni dans mon cœur, qui devrait être un sanctuaire consacré à la pureté de Dieu, pour être digne de l’y attirer et d’y prendre ses délices ; ni dans mes yeux, en réglant tous mes regards par la modestie ; ni sur ma langue, en lui donnant de l’horreur pour les paroles équivoques ; ni dans mes oreilles, en les fermant à tous les discours qui pourraient blesser cette pureté ; ni dans ma chair, en l’assujettissant toujours à l’esprit, pour me rendre digne de la protection que vous accordez toujours aux âmes pures, et pour me préparer dignement à la naissance de votre adorable fils, qui ne se plaît et qui ne prend ses délices que parmi les lys des âmes pures qui sont ses épouses.

Sentences de l’Écriture sainte et des saints Pères

Le Seigneur a sanctifié son tabernacle. Dieu est au milieu d’elle, elle ne sera jamais ébranlée. (Ps. 45)

La sagesse n’entrera pas dans une âme souillée, et elle ne demeurera point dans un corps sujet aux péchés. (Sag., 1)

La pureté dans une âme raisonnable est infiniment agréable à Dieu ; c’est dans elle qu’il se repose et qu’il prend ses délices comme dans son image. ( S. Antoine)

Il faut une demeure très pure à Dieu, qui est infiniment pur.

Point de l’Incarnation
Une vierge mère

Une vierge devenir mère, c’est un miracle unique et inouï ; une mère concevoir et enfanter sans perdre sa virginité, c’est le prodige le plus éclatant qui soit jamais sorti des mains de Dieu, et il est bien difficile que celui dont elle est mère soit un autre que Dieu même.

La virginité de Marie surpasse infiniment celle de toutes les vierges de la terre ; c’est une virginité féconde, et par conséquent miraculeuse ; c’est par cette précieuse qualité qu’elle attire les yeux et le cœur du Verbe incarné : virginitate placuit. Marie est vierge, mais elle est mère, et Celui dont elle est mère est un Dieu : quelle gloire et quelle grandeur !

La virginité a ses avantages aussi bien que la maternité ; il se trouve cependant quelques privations dans l’une et dans l’autre partout ailleurs que dans la divine Marie ; l’intégrité a toujours fait l’honneur de la virginité, mais elle est stérile, et cette stérilité dans l’Ancien Testament faisait sa disgrâce ; la fécondité fait l’honneur de la maternité, mais elle est souillée, et voilà la confusion. La Vierge sainte a toute l’intégrité de la virginité, sans en avoir la stérilité ; sa maternité a tout l’honneur de la fécondité, sans en avoir la souillure, et voilà sa gloire.

Mais quel honneur lui procurait sa maternité divine ? C’est par cette auguste qualité qu’elle est élevée, dit saint Thomas, à un terme de perfections infini ; elle est la juste mesure de ses grandeurs. C’est par là quelle approche le plus près de Dieu et de l’union hypostatique ; qu’elle est, dit saint Ildefonse, l’image la plus ressemblante de la paternité divine, et qu’elle nous produit une expression plus juste de l’incompréhensible génération du Verbe ; parce que de la même manière à proportion que le Père éternel engendre son Verbe avec communication de substance, sans que ce divin principe en soit altéré, comme ce Fils adorable est engendré vierge de toute éternité d’un Père vierge, de même il est né dans le temps d’une mère vierge, qui lui a tout donné sans rien perdre de son intégrité. Quelle gloire pour cette Vierge mère !

Oraison jaculatoire

Revenez, Vierge d’Israël, revenez, car le Seigneur a créé sur la terre un prodige nouveau, une femme environnera un homme. (Jérémie, 31)

* On a mis la fête de la Conception en ce jour : on pourra la déplacer quand elle arrivera avant ou après, et la changer avec le jour dont elle prendra la place.

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