Écologie : la France signe la sacralisation pénale de la Nature

Analyse

Toute atteinte à la « Terre Mère » est un sacrilège qui doit être puni légalement. C’est le fondement de la nouvelle religion.

la nouvelle convention européenne

« Le 18 septembre 2026, la France a franchi une nouvelle étape dans la sacralisation juridique de la « Terre Mère » en signant la Convention sur la protection de l’environnement par le droit pénal.

Adoptée le 14 mai 2025 par le comité des ministres du Conseil de l’Europe, cette convention vise à établir des normes communes pour prévenir et combattre la criminalité environnementale, renforcer la coopération internationale, et améliorer l’efficacité des réponses nationales aux infractions environnementales.

La signature de la France porte à neuf le nombre de signataires de la convention, dont l’Union européenne et huit États (Chypre, Lettonie, Luxembourg, Suède, Portugal, République de Moldavie, et Monténégro).

Cette convention entrera en vigueur après dix ratifications, dont au moins huit par des États membres du Conseil de l’Europe. À ce jour, seule la Lettonie l’a ratifiée, le 17 septembre 2026.

Notre commentaire :

Sacrilège, eugénisme, guerre : les fruits de cette « religion »

La vertu de religion, la vraie, consiste à adorer Dieu créateur et source de tout bien. Dans la nouvelle religion la « Nature » prend la place de Dieu, c’est elle l’auteur de tout bien, c’est elle la providence. Ne pas lui reconnaître son caractère divin est un sacrilège qui doit être puni, c’est ce qu’organise la nouvelle convention internationale. Dans cette nature qui exclut toute vie spirituelle, les hommes naissent, meurent et passent comme les animaux, doivent disparaitre quand ils cessent d’être utiles. D’où l’euthanasie. D’où les génocides contre les espèces déclarées dégénérées et les guerres contre les peuples que les maîtres estiment gênants. Les « dégénérés » sont ceux qui ne croient pas à la nouvelle religion, les gênants, ce sont par expemple les Iraniens ou d’autres… ainsi que ceux qui prennent leur défense.

L’Église vassalisée à la nouvelle religion

La divinisation de la Nature est le pendant du modernisme. L’une et l’autre reposent sur l’immanence vitale dénoncée par saint Pie X dans l’encyclique Pascendi :

« 7. L’agnosticisme n’est que le côté négatif dans la doctrine des modernistes ; le côté positif est constitué par ce qu’on appelle l’immanence vitale. Ils passent de l’un à l’autre en la manière que voici. Naturelle ou surnaturelle, la religion, comme tout autre fait, demande une explication. Or, la théologie naturelle une fois répudiée, tout accès à la révélation fermé par le rejet des motifs de crédibilité, qui plus est, toute révélation extérieure entièrement abolie, il est clair que, cette explication, on ne doit pas la chercher hors de l’homme.

C’est dans l’homme même qu’elle se trouve, et, comme la religion est une forme de vie, dans la vie même de l’homme. Voilà l’immanence religieuse. »

Dans le modernisme, on cherche la source de tout dans l’homme, le mondialisme va plus loin, la source de tout est dans la Nature, dont l’homme n’est que la part matérielle. La part spirituelle est le dynamise providentiel de la Nature, une sorte d’âme du monde.

Plus loin dans l’encyclique, saint Pie X approfondit : « Ce ne sont point les incrédules seuls, Vénérables Frères, qui profèrent de telles témérités : ce sont des catholiques, ce sont des prêtres même, et nombreux, qui les publient avec ostentation. Et dire qu’ils se targuent, avec de telles insanités, de rénover l’Église ! Certes, il ne s’agit plus de la vieille erreur qui dotait la nature humaine d’une espèce de droit à l’ordre surnaturel. Que cela est dépassé ! En l’homme qui est Jésus-Christ, aussi bien qu’en nous, notre sainte religion n’est autre chose qu’un fruit simple et spontané de la nature. Y a‑t-il rien, en vérité, qui détruise plus radicalement l’ordre surnaturel ? C’est donc avec souverainement de raison que le Concile du Vatican I a décrété ce qui suit : Si quelqu’un dit que l’homme ne peut être élevé à une connaissance et à une perfection qui surpassent la nature, mais qu’il peut et qu’il doit, par un progrès continu, parvenir enfin de lui-même à la possession de tout vrai et de tout bien, qu’il soit anathème. »

Comme le constatait saint Pie X, les hommes d’Église ont adopté ces « divagations » (le terme est de saint Pie X lui-même) et l’Église moderne s’est volontairement faite vassale de la nouvelle religion :

Messe pour la sauvegarde de la Création (9 juillet 2025) par L’éon XIV

Messe pour la sauvegarde de la création (Borgo Laudato si”, 1er septembre 2026) par Léon XIV

Encyclique Laudato Sí

Une photo de 1995 montre Léon XIV participant à un rituel de la Pachamama

La Pachamama une divinité panthéiste

L’année « sainte » : fraternité et écologie

Le synode sur l’Amazonie : un nouveau coup de pioche dans la doctrine catholique