Les grâces du scapulaire vert
Réconciliation d’un couple marié

Témoignage
Hawaï, années 1990

Je distribue des scapulaires verts depuis des années et j’ai personnellement été témoin de grâces singulières reçues par des personnes à des degrés divers. Une d’entre elles est particulièrement remarquable. Elle a eu lieu à la fin des années 1990.

Une de mes amies d’un certain âge — « Liz » — qui participait régulièrement aux réunions de prières hebdomadaires pour dire le rosaire, fut abandonnée soudainement par son mari après plus de quarante années de mariage. Ce fut complètement inattendu pour elle et toutes les tentatives qu’elle fit pour se réconcilier avec son mari furent ignorées. Il alla même jusqu’à déménager dans un autre État des U.S.A., laissant Liz à Hawaï désorientée et dans un immense chagrin mais à qui il restait le soutien de la foi.

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3e mystère douloureux
Le couronnement d’épines

3e mystère douloureux
Le couronnement d’épines de Jésus

Méditation pour le premier samedi du mois
d’après Dom Delatte

C’était un roi, et un roi victorieux. On n’avait pas de laurier pour lui : on improvisa une couronne avec des épines entrelacées, et les soldats la lui placèrent violemment sur la tête. Il n’avait pas de sceptre : on prit un roseau qu’on lui mit dans la main droite. Sur ses épaules sanglantes, on jeta un manteau d’écarlate. La robe de pourpre était l’insigne du conquérant au retour de son expédition. Puis, l’un après l’autre, les soldats vinrent rendre hommage à ce roi de théâtre, ils fléchissaient les genoux et se prosternaient devant lui ; ils disaient : « Salut, roi des Juifs ! » ils lui frappaient la tête avec son sceptre dérisoire ; au lieu de baisers, ils lui donnaient des soufflets et le couvraient de crachats.

Les chefs de la Synagogue, n’ayant pas réussi à faire prendre au sérieux le titre de « roi des Juifs », invoquent alors un autre grief, celui-là même qui a déterminé la condamnation chez Caïphe : Il s’est dit le Fils de Dieu.

Encore que Pilate ne pût mesurer toute la valeur d’un pareil titre, ses perplexités redoublèrent, magis timuit. Jusqu’alors, il avait reconnu dans cette cause bien des caractères extraordinaires ; et voici que, pour augmenter sa terreur, les gens de la Synagogue imputent à Jésus de s’être décerné une origine divine ! Peut-être le gouverneur eut-il un instant le pressentiment d’être comptable de sa sentence devant l’histoire ; Quel était donc cet homme ? Le Juste de Platon, ou simplement un homme de grande vertu et de haute doctrine ? C’est un jeu redoutable que de porter devant la postérité, par déférence pour la passion d’une multitude, le triste honneur d’avoir été le bourreau d’un innocent : crucifixus sub Pontio Pilato, crucifié sous Ponce Pilate… Prenons nos sécurités, se dit Pilate. Et celui qui, tant de fois, en symbole de sa faiblesse et de son irrésolution, était sorti, était rentré, rentra dans le prétoire une fois encore.

Il y a une brusquerie voulue dans la question posée au Seigneur : « D’où êtes-vous ? » Mais le Seigneur ne répondit rien. Une réponse directe eût d’ailleurs été inintelligible pour le gouverneur : son âme n’y était nullement préparée. La première partie de son enquête, là où Jésus avait parlé du royaume de la Vérité, lui avait fourni tout ce qu’il pouvait exiger et comprendre ; et après tout, la marche de la justice ne devait pas être influencée par la question de l’origine du Seigneur. Sur ce point, la Synagogue seule avait titre à être renseignée, et le Seigneur avait répondu au grand-prêtre. Pilate s’étonna… ou s’irrita. « C’est à moi, maintenant, dit-il, que vous refusez de répondre ? Vous pourriez garder le silence avec tout autre ; mais moi, j’ai le pouvoir souverain. Ignorez-vous que votre sort est dans mes mains ? que, sur une parole de moi, vous pouvez être crucifié, ou élargi ? »

La réponse du Seigneur mérite toute notre attention. Il ne conteste pas le pouvoir de Pilate ; il lui reconnaît même une origine divine ; mais il le soustrait à l’arbitraire et lui définit les limites de sa compétence. Celui qui détient l’autorité détient une force divine, il n’a pas le droit de s’en servir à son gré : il a le devoir de rechercher l’équité dans toutes les causes qui lui sont déférées, et de prononcer selon la justice : « Vous n’auriez sur moi aucun pouvoir, si cela ne vous eût été donné d’en haut. C’est pourquoi, celui qui me livre à vous se charge d’un plus grand crime. » Deux pouvoirs concouraient en effet à la perte du Seigneur : le pouvoir religieux de la Synagogue, le pouvoir politique de Pilate. En un sens, l’injustice était égale de part et d’autre ; car ils procuraient la mort du Juste, le premier par haine, le second par faiblesse ; pourtant, il y avait entre eux une différence considérable. En matière religieuse, l’autorité de Pilate était incompétente, mais non celle de la Synagogue. Anne et Caïphe, avec le sanhédrin, avaient mandat de reconnaître le Messie, et même de le désigner au monde : or, ils se dérobaient à leur devoir ; aussi, à l’iniquité qui leur était commune avec le pouvoir civil, ajoutaient-ils le crime de l’infidélité. Un pouvoir plus étendu constituait, pour la Synagogue, une responsabilité plus redoutable.

Le gouverneur romain comprit ; en partie du moins. Tout cela était dit avec tant de calme, de douceur, de dignité, par ces lèvres meurtries, sans nulle arrogance, avec l’accent de la sérénité. Dès lors, observe l’évangéliste, Pilate ne chercha plus qu’à délivrer Jésus. Malheureusement, les clameurs des Juifs ne se taisaient point ; et lorsqu’il se présenta de nouveau devant la foule, il fut accueilli par cette menace : « Si vous le relâchez, vous n’êtes pas l’ami de César ; car quiconque se fait roi est en opposition avec César ! » Enfin ils ont visé efficacement. La perspective d’une ambassade juive s’en allant dénoncer à Tibère le gouverneur qui avait ménagé une royauté naissante ; la crainte d’être accusé de lèse-majesté impériale, de perdre la faveur du maître, et le pouvoir, et peut-être davantage encore : tous ces considérants serviles triomphent des hésitations précédentes. Pilate ne supporte pas un instant la pensée d’un écroulement de sa fortune. Il sacrifiera donc le Seigneur ; et il perdra néanmoins ; quelques années plus tard, l’amitié de César ; il finira par le suicide, après avoir peut-être repensé parfois à cette conversation et à son mystérieux interlocuteur.

L’enquête est terminée ; voici les derniers préparatifs du jugement lui-même. Nous savons combien les Romains étaient stricts observateurs des rites et des formes solennelles de leurs actes publics. Pilate résuma en quelque sorte les débats et, non sans ironie, dit aux Juifs : « Voici votre roi ! » Mais des cris violents retentirent : « À bas, à bas ! Crucifiez-le ! — Moi, reprit Pilate, crucifier votre roi ? » Il était étrange en effet que des Juifs fissent pression sur un pouvoir étranger pour obtenir la mort d’un Juif, d’un Juif qui se disait leur roi, et de qui c’était là tout le crime… Mais à cette réflexion du juge romain, à cet appel suprême en faveur du bon sens et de l’équité, les princes des prêtres se hâtent de répondre : « Nous n’avons d’autre roi que César ! » Longtemps, la gloire de ce peuple avait été de ne reconnaître d’autre roi que Dieu : Beatus populus cujus Dominus Deus ejus, Bienheureux le peuple dont Dieu est le Seigneur ! (Ps., 143, 15) La protestation des pontifes est donc un blasphème et une apostasie que le peuple reprend à son compte sous leur influence. « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ! »

Fatima : à chaque apparition Marie demande que nous récitions le chapelet

À chacune de ses six apparitions à Fatima, la Vierge Marie a demandé, avec insistance, que l’on prie le chapelet.

« Dites le chapelet chaque jour afin d’obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. » (13 mai 1917)

« Je veux que vous disiez le chapelet tous les jours. […] Jésus veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé ; Il promet le salut à ceux qui embrasserons cette dévotion ; ces âmes seront aimées par Dieu comme des fleurs placées par moi devant Son trône. » (13 juin 1917)

« Je veux que vous soyez fidèles à dire le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire afin d’obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre car elle seule peut vous secourir. […] Sacrifiez-vous pour les pécheurs et répétez souvent, surtout quand vous faites un sacrifice pour eux : Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie. » (13 juillet 1917)

« Je veux que vous récitiez votre chapelet tous les jours. L’Enfant Jésus viendra avec saint Joseph bénir le monde, Notre Dame du Rosaire et Notre Dame des douleurs viendront aussi et Notre Seigneur viendra donner la paix au monde. Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs, car beaucoup d’âmes vont en enfer parce qu’elles n’ont personne qui se sacrifie et qui prie pour elles. » (19 août 1917)

« Continuez à dire le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire afin d’amener la fin de la guerre. » (13 septembre 1917)

« Continuez à dire fidèlement le chapelet tous les jours. La guerre tire à sa fin, les soldats retourneront bientôt dans leur foyer. Je suis la Dame du Rosaire ; j’accorderai quelques guérisons mais non pas toutes ; qu’ils amendent leur vie et demandent pardon pour leurs péchés. Que l’on n’offense plus Notre Seigneur qui est déjà grandement offensé. » (13 octobre 1917)

Les quinze promesses de Notre-Dame du Rosaire

Voici les quinze promesses que Notre-Dame a révélées en 1460 au bienheureux Alain de la Roche (1428-1475), dominicain du couvent de Dinan, grand apôtre du Rosaire, qui restaura la dévotion au Très Saint Rosaire en parcourant la France, l’Allemagne et les Pays Bas et qui fut le fondateur des Confréries du Rosaire.

Le Bienheureux Alain, assailli par de terribles combats et tentations, eut une apparition de la Vierge Marie, accompagnée de quelques saints, qui  chassèrent loin de lui le démon. Marie lui montra alors les promesses et grâces que chacun peut obtenir par la prière quotidienne et fidèle du chapelet. Alain de la Roche mit donc par écrit ces promesses qui furent approuvées par le Saint-Siège en 1895.

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1er mystère douloureux
L’agonie de Jésus au jardin des Oliviers

par Dom Guéranger

Jésus traverse le torrent de Cédron, et gravit avec ses disciples la montagne des Oliviers. Arrivé au lieu nommé Gethsémani, il entre dans un jardin où souvent il avait conduit ses Apôtres pour s’y reposer avec eux. À ce moment, un saisissement douloureux s’empare de son âme ; sa nature humaine éprouve comme une suspension de cette béatitude que lui procurait l’union avec la divinité. Elle sera soutenue intérieurement jusqu’à l’entier accomplissement du sacrifice, mais elle portera tout le fardeau qu’elle peut porter. Continuer la lecture de « 1er mystère douloureux L’agonie de Jésus au jardin des Oliviers »