Sermons sur l’Église
23. La mission confiée par le Christ à la hiérarchie
3. La perfection de la liberté chrétienne

Mes bien chers Frères,

Puisque la hiérarchie ne vous transmet plus le sens de la vraie liberté chrétienne, je tiens à cœur de former en vous des hommes libres, c’est-à-dire responsables. Que Dieu bénisse mon père de m’avoir transmis cela dont il avait un sens comme instinctif et ma mère de l’avoir mis en œuvre dans son amour.

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Résumé du sermon 
Perfection personnelle et liberté

Saint Denys : « la beauté incréée, parce qu’elle est simple, bonne et principe de perfection, est pure aussi de tout vil alliage ; toutefois, et selon les dispositions personnelles de chacun, elle communique aux hommes sa lumière, et, par un mystère divin, les refait au modèle de sa souveraine et immuable perfection. »

Saint Pierre 1ère épître, ch. 2 « Vous êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière ; »

Responsabilité / liberté : se conduire soi-même

Le critère de cette conduite : la charité, c’est-à-dire l’amour de Dieu, « selon le modèle de sa souveraine et immuable perfection ».

Fidélité aux dons du Saint-Esprit.

Liberté et vertu de prudence.

La fonction de la loi

La loi doit favoriser cet exercice de la vertu et non le supplanter

Définition de la loi : Ordonnance de la raison en vue du bien commun promulguée par celui qui a la charge de la communauté.

Fausse notion du bien commun : le bien particulier d’une entité supérieure, État, Église, au service de qui le chef met les individus.

Vraie notion du bien commun : la vertu des chrétiens nourrie par la hiérarchie.
Il n’y a pas de différence entre le bien des chrétiens et le bien de l’Église.

Exemples de loi : conditions pour être parrain au baptême – empêchements de mariage – obligations des clercs : se confesser, méditer, etc. – confier au curé les actes importants tels que baptême, mariage, extrême-onction, etc.

Le cas particulier du pouvoir dominatif

Définition : pouvoir sur la volonté de l’inférieur.

Deux cas :

– les mineurs. Le père remplace complètement la raison de l’enfant qui est en dessous de l’âge de raison. Puis son pouvoir dominatif diminue au fur et à mesure qu’il a formé l’enfant et laisse place à la responsabilité personnelle de l’enfant.

– les religieux. Le religieux se décharge volontairement de l’exercice inférieur de sa liberté pour favoriser l’exercice supérieur. Conclusion