Avec la nomination du père Thomas Hennen comme évêque de Baker, en Oregon, nous sommes confrontés à une réalité affligeante : au lieu de corriger la trajectoire définie par le pape François, le pape Léon XIV la double – augmentant le désarroi qui a frappé l’Église.
Le père Hennen a été intimement impliqué dans la rédaction de directives pastorales qui brouillent les lignes claires de l’enseignement catholique sur la sexualité et le genre. Son travail avec la directive LGBTQ+ de Davenport peut avoir le vernis d’un langage accueillant, mais, en substance, il adopte les stratégies rhétoriques de l’idéologie du genre, sapant la clarté catholique et subvertissant l’appel à la chasteté. Lorsque ce que nous sommes en tant qu’hommes et femmes devient négociable, l’Évangile devient négociable.
Cet écran de fumée doctrinal est la marque de fabrique de la mafia rose – un réseau clandestin au sein de la hiérarchie de l’Église qui protège et fait progresser une idéologie homosexuelle tout en se faisant passer pour un symbole de compassion. Ce réseau a acquis une influence sans précédent sous l’ère François : de l’approbation explicite des bénédictions homosexuelles aux dissimulations épiscopales. Ses tentacules s’étendent maintenant jusqu’à la papauté de Léon XIV, et la nomination du père Hennen en est la preuve.
Le pape François a présidé à un effondrement doctrinal et moral. Fiducia Supplicans a donné le feu vert à la bénédiction d’unions homosexuelles, purement et simplement. Cette rupture n’a pas été annulée par le pape Léon XIV – elle est en train de s’aggraver. En tant que chrétiens, nous sommes appelés non pas à choisir nos métaphores, mais à désigner le péché avec précision ; et lorsque une fausse miséricorde ramollit la vérité, des âmes sont perdues.
Demeurons forts, inébranlables et clairs, quoi qu’il nous en coûte. Il ne peut y avoir bénédictions sans conversion.
