Mes bien chers Frères,
Reine ou servante ? Non ! Reine et servante.
Je vous rappelle que nous organisons des sessions sur le mariage, pour gens mariés, pour fiancés, ainsi que pour jeunes non mariés non fiancés. Renseignez-vous auprès de nous.
Votre tout dévoué en Notre Seigneur et Notre Dame,
Résumé
Textes de l’Écriture Sainte
Textes des Pères et de saint Thomas
Résumé du sermon
Introduction
1. Dieu a communiqué sa royauté à l’homme et à la femme.
2. Dieu a fait de la femme l’aide de l’homme dans l’exercice de la royauté.
3. De la royauté familiale à la royauté de l’Église
Conclusion
Introduction
Ne jugeons pas le mariage et la place de l’homme et de la femme selon notre état après le péché originel. Nous sommes des rebelles et la création de la femme nous parle de dépendance. Il nous est difficile de l’accepter.
Cependant, quand nous voyons de bons et saints époux – saint Louis et Marguerite de Provence – les époux Martin, parents de sainte Thérèse – et des millions d’époux simples, dévoués l’un à l’autre – nous sommes proches de ce que Dieu a voulu.
Mon père et ma mère.
1. Dieu a communiqué sa royauté à l’homme et à la femme.
Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu : il les créa mâle et femelle.
La royauté est communiquée à l’homme et à la femme : Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu : il les créa mâle et femelle.
2. Dieu a fait de la femme l’aide de l’homme dans l’exercice de la royauté.
L’homme est donc responsable du bien commun, la femme de la royauté au sein de la famille.
Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable â lui. » Alors Yahweh Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit, et il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. De la côte qu’il avait prise de l’homme, Yahweh Dieu forma une femme, et il l’amena à l’homme. Et l’homme dit : « Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. »
L’homme est l’image et la gloire de Dieu, au lieu que la femme est la gloire de l’homme. 1 Co 11, 7
La famille dans la Cité
La famille dans son unité interne.
De la royauté familiale à la royauté de l’Église
Le sommeil d’Adam est un sommeil extatique. Il voit le plan de Dieu quant à l’édification du royaume de Dieu et, en définitive, quant à l’Église par la famille.
« Ce mystère est grand, je le dis du Christ et de l’Église. » Saint Paul.
Conclusion
Texte sacré
Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance… Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu : il les créa mâle et femelle.
Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable â lui. » Et Yahweh Dieu, qui avait formé du sol tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, les fit venir vers l’homme pour voir comment il les appellerait, et pour que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme. Et l’homme donna des noms à tous les animaux domestiques, aux oiseaux du ciel et à tous les animaux des champs ; mais il ne trouva pas pour l’homme une aide semblable à lui. Alors Yahweh Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit, et il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. De la côte qu’il avait prise de l’homme, Yahweh Dieu forma une femme, et il l’amena à l’homme.
Et l’homme dit : « Celle-ci cette fois est os de mes os et chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée femme, parce qu’elle a été prise de l’homme. «
L’homme est l’image et la gloire de Dieu, au lieu que la femme est la gloire de l’homme 1 Co 11, 7
Pères de l’Église
Saint Jean Chrysostome : La femme n’existe pas encore, et il la fait entrer en participation de l’autorité de l’homme, et des privilèges de la bénédiction divine. Dominez, leur dit-il, etc.
Maintenant l’Écriture Sainte va nous apprendre que Dieu forma la femme de la substance même de l’homme. Et le Seigneur Dieu, dit-elle, envoya à Adam un profond sommeil, et pendant qu’il dormait, il prit une de ses côtes et mit de la chair à la place. Et le Seigneur Dieu produisit la femme de la côte qu’il vivait ôtée à Adam et l’amena devant Adam. L’énergie de ces paroles est grande, et elles surpassent l’intelligence de l’homme. C’est pourquoi l’on ne saurait les comprendre qu’en les approfondissant avec l’œil de la foi.
Dieu produisit donc la femme, non par l’acte d’une création nouvelle, mais en ôtant à Adam une portion de chair, et produisant de cette faible portion un être complet en toutes ses parties. Combien donc est grande la puissance du Créateur qui, avec si, peu de matière, a formé les membres souples et élégants de la femme, et a produit cet être si parfait, qui est doué d’une exquise sensibilité et qui procure à l’homme une douce société et une grande consolation ! Car c’est pour la consolation de l’homme que la femme a été formée ; aussi l’Apôtre dit-il que l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. (I Cor. 2, 9.) il lui manquait une compagne qui pût converser avec lui, et qui étant de la même nature, pût embellir son existence. C’est pourquoi Dieu prit une de ses côtes, et par un acte de sa suprême sagesse en forma un être doué de raison, en tout semblable à l’homme, et capable de lui venir en aide dans les besoins, comme dans les douceurs de la vie. Or c’est Dieu lui-même qui dans son infinie sagesse a ainsi disposé et arrangé toutes ces choses, et quoique notre esprit soit trop faible pour les comprendre ; nous ne laissons pas de les croire, parce que tout est soumis à sa volonté et à son commandement.
L’homme est l’image et la gloire de Dieu, au lieu que la femme est la gloire de l’homme. 1 Co 11, 7.
Saint Thomas d’Aquin : on appelle gloire de Dieu … 2° la clarté qui émane de Lui, suivant cette parole de l’Exode (XL, 32) : « La gloire du Seigneur remplit la terre, et c’est dans ce sens qu’il est dit ici que l’homme est la gloire de Dieu, en tant que les clartés divines resplendissent immédiatement sur lui, suivant cette parole (Psaume IV, 7) : « La lumière de votre visage est gravée sur nous, Seigneur. » « Au lieu que la femme est la gloire de l’homme, » S. Paul continue son induction par une raison prise du côté de la femme. C’est que son éclat dérive de l’homme, suivant cette parole de la Genèse (II, 23) : « Celle-ci s’appellera d’un nom pris du nom de l’homme, parce qu’elle a été tirée de l’homme. »
(En anglais : man, woman. En latin : vir, virago. Cela a été perdu en français.)
On objecte contre ceci que l’on regarde l’homme comme l’image de Dieu par l’esprit, et que, sous ce rapport, il n’y a pas de différence entre l’homme et la femme, comme il est dit (Colos., 3, 10) ; on ne doit donc pas plus dire de l’homme qu’il est l’image de Dieu qu’on ne le doit dire de la femme. Il faut répondre que l’homme est appelé dans cette épître spécialement l’image de Dieu, à raison de certaines prérogatives extérieures, à savoir l’homme est le principe de toute son espèce, comme Dieu est le principe de l’universalité des êtres, et c’est du côté de Jésus-Christ, pendant son sommeil sur la croix, que sont sortis, avec le sang et l’eau, les sacrements dont a été formée l’Église. On peut encore, quant à ce qui est intérieur, dire que l’homme est plus spécialement l’image de Dieu selon l’esprit, en ce qu’en lui la raison a plus de puissance. Mais il vaut mieux reconnaître que l’Apôtre s’est exprimé d’une manière précise, car il dit de l’homme « qu’il est l’image et la gloire de Dieu ; » mais il n’a pas dit de la femme qu’elle fût l’image et la gloire de l’homme : il dit seulement « qu’elle est la gloire de l’homme, » afin de donner à entendre que c’est un honneur commun à l’homme et à la femme d’être l’image de Dieu ; tandis qu’il appartient immédiatement à l’homme d’être la gloire de Dieu.
Saint Augustin
Or, si la femme n’était pas faite pour l’homme afin de l’aider à engendrer des enfants, comment pourrait-elle l’aider ? Elle ne serait guère faite pour cultiver la terre avec lui, car il n’y a pas encore de travail qui rende son aide nécessaire. En tout cas, s’il y avait un tel besoin, un aide masculin serait préférable, et l’on pourrait dire la même chose du réconfort de la présence d’un autre, si Adam était peut-être fatigué de la solitude. Deux amis masculins, plutôt qu’un homme et une femme, pourraient jouir plus agréablement de la compagnie et de la conversation dans une vie partagée ensemble. Et s’ils devaient s’arranger pour que l’un commande et l’autre obéisse afin de s’assurer que des volontés opposées ne troublent pas la paix du foyer, il y aurait eu un rang approprié pour garantir cela, puisque l’un aurait été créé en premier et l’autre en second, et cela aurait été encore renforcé si le second avait été créé à partir du premier, comme c’était le cas pour la femme. Personne ne dira que Dieu n’a pu faire de la côte de l’homme qu’une femme et non un homme s’il l’avait voulu. Par conséquent, je ne vois pas dans quel sens la femme a été créée pour aider l’homme, si ce n’est pour porter des enfants.
Nous sommes fondés à conclure que l’extase dans laquelle Adam a été plongé lorsque Dieu l’a endormi lui a été donnée pour que son esprit, dans cet état, participe à la foule des anges et comprenne, en entrant dans le sanctuaire de Dieu, ce qui allait finalement se passer. Lorsqu’il se réveilla, il était comme rempli d’un esprit de prophétie et, voyant son épouse amenée devant lui, il ouvrit immédiatement la bouche et proclama le grand mystère enseigné par saint Paul : « Celle-ci est maintenant l’os de mes os : « Celle-ci est maintenant l’os de mes os et la chair de ma chair ; on l’appellera femme, parce qu’elle est sortie de l’homme. C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils seront tous deux dans une seule chair. » Ce sont là les paroles du premier homme, selon le témoignage de l’Écriture, mais dans l’Évangile, notre Seigneur déclare que c’est Dieu qui les a prononcées. Il dit en effet : « N’avez-vous pas lu que celui qui les a faits dès le commencement les a faits homme et femme, et qu’il a dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils seront deux en une seule chair » ? Il faut donc comprendre que l’extase qu’Adam venait de vivre lui a permis de dire cela en tant que prophète guidé par Dieu.
Même au commencement, lorsque la femme fut créée à partir d’une côte de l’homme endormi, cela n’avait pas d’autre but que de symboliser prophétiquement l’union du Christ et de son Église. Le sommeil d’Adam était une préfiguration mystique de la mort du Christ, et lorsque son corps mort, suspendu à la croix, fut transpercé par la lance, c’est de son côté que sortirent le sang et l’eau qui, comme nous le savons, signifient les sacrements par lesquels l’Église est édifiée. « Construire » est le mot même que l’Écriture utilise à propos d’Ève : « Il a fait de la côte une femme ».… De même, saint Paul parle de « construire le corps du Christ », qui est son Église. La femme est donc une création de Dieu au même titre que l’homme. Si elle a été créée à partir de l’homme, c’est pour montrer son unité avec lui ; et si elle a été créée de la manière dont elle l’a été, c’est pour préfigurer l’unité du Christ et de l’Église.
L’Écriture dit que la femme a été créée pour aider l’homme afin que, par l’union spirituelle, elle puisse engendrer une descendance spirituelle, c’est-à-dire les bonnes œuvres de la louange divine, tandis que l’homme gouverne et qu’elle obéit. Il est gouverné par la sagesse, elle par l’homme. Car le Christ est le chef de l’homme, et l’homme est le chef de la femme.
Quodvultdeus, évêque de Carthage du Ve siècle
L’apôtre Paul témoigne que ce passage a un sens clair et un sens allégorique. Dans sa lettre aux Éphésiens, il affirme : « C’est un grand mystère, mais je parle du Christ et de l’Église. » Le grand mystère, c’est qu’Adam espère après avoir reçu la promesse. Il voit que l’épouse en laquelle il a cru est maintenant unie à lui. C’est pourquoi il nous annonce symboliquement que, par la foi, l’Église sera la mère de l’humanité. Il est évident que, puisque Ève a été créée du côté d’Adam endormi, il a prévu que, du côté du Christ suspendu sur la croix, l’Église, qui est en vérité la mère de toute l’humanité nouvelle, devait être créée. En effet, l’Église est « la femme qui est gardée pendant un temps, des temps et la moitié d’un temps, loin de la face du serpent » (Apocalypse).
