Voici le témoignage d’un chef de service des douanes qui, pendant deux ans, sanctifia le dimanche chez soi. Continuer la lecture de « Esquisses d’exil
par Serge Iciar »
Esquisses d’exil
La malhonnêteté des dirigeants
de la Fraternité Saint Pie X
Je viens d’apprendre par mon confrère M. l’abbé Roy un nouveau fait de Mgr Fellay et ses acolytes.
Je laisse le lecteur juger et qualifier ce fait.
C’est ici.
Prise de soutane au Séminaire
St Louis Marie Grignion de Montfort
En la fête de Notre Dame de Lourdes, six séminaristes du Séminaire St Louis-Marie Grignion de Montfort ont reçu la soutane des mains de S. Exc. Mgr Jean-Michel Faure.
Que Dieu les bénisse !
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St Louis Marie Grignion de Montfort »
Sermon de la Septuagésime
Mes biens chers Frères,
Voici mon sermon pour le 12 février dont le sujet est que tous luttons dans le monde, tous nous sommes baptisés et nous communions à Jésus présent dans l’Eucharistie, mais cela ne suffit pas pour plaire à Dieu.
Je vous assure de mes prières à toutes vos intentions et je vous donne ma bénédiction sacerdotale.
Lecture de l’Épître de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens. 1 Cor. 9, 24–27 ; 10, 1–5.
Interviews à Radio Courtoise et TV Liberté : Mgr Fellay a‑t-il des principes ?
Mgr Fellay vient d’accorder deux entretiens qui ont été présentés par la presse comme annonçant l’imminence d’un accord entre Rome et la Fraternité Saint Pie X[1].
L’audition attentive de ces deux interventions suscite quelques commentaires et, surtout d’importantes interrogations. Nous suivrons pour cela le fil de l’entretien à Radio Courtoisie, long de plus d’une heure, pour le confronter à celui de TV Libertés, de vingt minutes. Ce dont il s’agit n’est autre que :
Les critères de catholicité
Notre Dame demande la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé
Page en rédaction
Les cinq premiers samedis du mois
La dévotion des cinq premiers samedis du mois
L’annonce
Au cours de l’apparition du 13 juillet 1917, la Très Sainte Vierge avait dit : « Pour empêcher la guerre je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des Premiers Samedis ».
La demande
Dans la soirée du 10 décembre 1925, Lucie s’étant retirée dans sa cellule reçut la visite de la Vierge et à côté d’Elle, portée par une nuée lumineuse, l’Enfant-Jésus. La Sainte Vierge lui montra un Cœur entouré d’épines qu’Elle tenait dans Sa main. L’Enfant-Jésus dit :
– « Aie compassion du Cœur de ta Très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer. »
Puis, notre Mère du Ciel lui dit : « Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte Communion, réciteront un chapelet, et me tiendront compagnie pendant quinze minutes en méditant sur les quinze mystères du Rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »
Jésus, les deux années suivantes — le 15 février 1926 et le 17 décembre 1927 — a insisté sur la propagation de cette dévotion. Lucie a écrit : « De la pratique de la dévotion des Premiers Samedis unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie dépend la guerre ou la paix du monde ».
Jésus insiste
Le 15 février 1926, revenant du jardin, Sœur Lucie trouva un enfant qu’elle avait déjà vu en fin d’année 1925 dans les mêmes circonstances. Lui demandant s’il avait demandé l’Enfant-Jésus à Notre Mère du Ciel, comme elle lui avait demandé de le faire lors de ladite rencontre, l’Enfant lui fit la réponse suivante :
- « Et toi, as-tu révélé au monde ce que la Mère du Ciel t’as demandé ? »
C’est à cet instant que Lucie reconnut l’Enfant-Jésus. Elle lui expliqua pourquoi cela n’a pas encore été fait ; mais Jésus dit :
- « C’est vrai que beaucoup d’âmes me reçoivent déjà chaque premier samedi, en l’honneur de Notre-Dame et des quinze mystères du Rosaire, mais hélas peu vont jusqu’au bout, et celles qui persévèrent le font pour recevoir les grâces qui y sont promises. Les âmes qui font les cinq premiers samedis avec ferveur et dans le but de faire réparation au Cœur de ta Mère du Ciel, me plaisent davantage que celles qui en font quinze dans l’indifférence. »
Lucie expliqua que bien des âmes ont des difficultés à se confesser le samedi et demanda à Jésus s’il permettait que la confession soit valide dans les huit jours ; ce en quoi l’Enfant-Jésus répondit :
- « Oui, la confession peut être faîte même au delà de huit jours, pourvu que les âmes soient en état de grâce le premier samedi lorsqu’elles me recevront, et que, dans cette confession antérieure, elles aient l’intention de faire ainsi réparation au Sacré-Cœur de Marie. Celles qui oublieront de formuler cette intention pourront le faire à la confession suivante, profitant de la première occasion qu’elles auront pour se confesser. »
Puis l’enfant disparut.
Cinq : pourquoi ?
Il s’agit en effet de cinq Samedis parce que, selon une révélation de Jésus, il y a cinq espèces d’offenses et de blasphèmes contre le Cœur Immaculé de Marie :
1) les blasphèmes contre l’Immaculée Conception ;
2) contre la Virginité de Marie ;
3) contre sa Maternité divine et contre le refus de la reconnaître également comme Mère des hommes ;
4) Il y a des gens qui cherchent à mettre dans le cœur des enfants l’indifférence, le mépris, et même la haine, contre cette Mère immaculée ;
5) Il y a ceux qui l’outragent directement dans ses saintes images.
Conditions
Il y a cinq conditions pour gagner le privilège des cinq premiers samedis du mois.
1. Le premier samedi du mois, cinq mois de suite, en réparation des blasphèmes contre le cœur immaculé de Marie
2. La confession
– Pour chaque premier samedi une confession est requise avec une intention réparatrice ; elle peut être faite n’importe quel jour avant ou après le premier samedi à condition de communier en état de grâce ce jour-là.
– La voyante a demandé à Notre Seigneur : « O mon Jésus ! Et les personnes qui oublieront de former cette intention (réparatrice) ? » ; Jésus répondit : « Elles peuvent la former dans la confession suivante en profitant de la première occasion pour se confesser ».
Les trois autres conditions doivent être réalisées le jour du premier samedi à moins qu’un prêtre, pour de justes motifs, ne permette de les réaliser le dimanche suivant ; ce sont :
3. La communion réparatrice
À faire le premier samedi du mois si nécessaire, le dimanche suivant.
Selon les avis de Mgr Thomas d’Aquin, nous déconseillons de participer aux messes de tous les prêtres ralliés à la Rome moderne, y compris les messes de la Fraternité Saint Pie X.
Selon l’adage “À celui qui fait ce qu’il peut Dieu ne refuse pas la grâce”, ceux qui ne peuvent communier le samedi ou le dimanche suivant, feront la communion spirituelle et communieront sacramentellement dès qu’ils le pourront. De même ceux qui n’auraient pas de prêtre pour se confesser dans le mois.
4. Le chapelet
Ce fut là le message souvent renouvelé de la Mère de Dieu aux petits bergers. En plus de la récitation du chapelet, les cinq premiers samedis, récitez-le chaque jour de votre vie. Plus que cela, imitez l’exemple de la petite Jacinthe et efforcez-vous de le faire réciter chaque jour le soir en famille. Notre-Dame tenait toujours un chapelet entre ses mains lors des apparitions.
Elle demanda aussi aux trois enfants de réciter une prière spéciale après chaque dizaine : « Vous réciterez aussi après chaque « Gloire soit au Père » de chaque dizaine la prière suivante : « O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez toutes les âmes au Ciel, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. » Il est de la plus grande importance de se rappeler que la méditation sur les mystères en récitant les prières du chapelet est une condition essentielle pour le bien réciter ; autrement il pourrait si facilement devenir une pure répétition mécanique de paroles.
5. La méditation des mystères du chapelet ne se confond pas avec le chapelet. Sœur Lucie a bien précisé qu’il fallait les deux. Il faut méditer pendant 15 minutes, mais la méditation des quinze mystères n’est pas nécessaire et on peut en méditer l’un ou l’autre. Il semble qu’il suffise aussi d’une méditation de trois minutes avant chacune des cinq dizaines du chapelet.
Voici comment sœur Lucie faisait cette méditation (tiré d’une lettre au père Martins) :
« Voici ma façon de faire les méditations sur les mystères du rosaire, les premiers samedis. Premier mystère : l’annonciation de l’ange Gabriel à Notre-Dame. Premier préambule : me représenter, voir et entendre l’ange saluer Notre-Dame avec ces paroles : « Je vous salue Marie, pleine de grâce ». Deuxième préambule : je demande à Notre-Dame qu’elle infuse dans mon âme un profond sentiment d’humilité. Premier point : Je méditerai la manière dont le Ciel proclame que la très Sainte Vierge est pleine de grâce, bénie entre toutes les femmes et destinée à être la Mère de Dieu. Deuxième point : L’humilité de Notre-Dame se reconnaissant et se disant la servante du Seigneur. Troisième point : comment je dois imiter Notre-Dame dans son humilité, quelles sont les fautes d’orgueil et de superbe par lesquelles j’ai l’habitude de déplaire à Notre-Seigneur, et quels sont les moyens que je dois employer pour les éviter, etc.
Le deuxième mois, je fais la méditation du deuxième mystère joyeux. Le troisième, du troisième et ainsi de suite, en suivant la même méthode pour méditer. Quand j’ai fini ces cinq premiers samedis, j’en recommence cinq autres et je médite les mystères douloureux, ensuite les glorieux et, quand je les ai terminés, je recommence les joyeux. »
Dans ces quatre actes on doit avoir l’intention de faire amende honorable au Cœur Immaculé de Marie.
Nous vous offrons ici des Textes de méditations sur chaque mystère du chapelet
Remarques
Il faut bien comprendre que l’intention première de la dévotion réparatrice des cinq premiers samedis n’est pas d’obtenir la grâce de la persévérance finale, à savoir : être assisté à l’heure de notre mort pour aller au Ciel ; mais de consoler le Cœur de Notre Mère du Ciel en lui retirant les épines que nous même nous lui enfonçons par nos péchés, ainsi celles que les hérétiques, les impies, les apostats enfoncent dans Son divin Cœur ; moyennant quoi, la Sainte Vierge promet assistance au moment où notre âme comparaîtra devant Dieu.
Cette dévotion a été approuvée par l’évêque de Leiria-Fatima le 13 septembre 1939
Consécration à Marie
La dévotion au Cœur Immaculé de Marie implique de se donner totalement à Marie. Elle le rappelle maintes fois au cours des entretiens entre le Sainte Vierge et les enfants de Fatima.
Pour les âmes généreuses — et nous savons qu’il en existe beaucoup — qui désirent donc entrer complètement dans cette sublime dévotion, il est utile d’ajouter ceci :
- La Consécration au Cœur Immaculé de Marie
La meilleure et la plus parfaite consécration à la Très Sainte Vierge est celle de saint L. M. Grignion de Montfort. Nous prêchons à La Villeneuve des retraites « À Jésus par Marie » qui préparent à cette consécration et enseignent à en vivre.
Saint Maximilien Kolbe, lui aussi, a enseigné la consécration à la Très Sainte Vierge et en a écrit une.
- Se sacrifier pour les pécheurs
Le sacrifice et la réparation requis par la Sainte Vierge ont été définis très spécialement par Lucie elle-même. Notre Sainte Mère demanda que ses enfants soient prêts à faire n’importe quel sacrifice requis par la pratique de leurs devoirs chrétiens. « Notre Seigneur se laisse apaiser » lui dit la Sainte Vierge dans une révélation privée, « mais Il s’est plaint Lui-même très amèrement et avec douleur du petit nombre d’âmes en état de grâce, qui consentent à renoncer à tout ce qu’exige l’observance de Sa loi. » Beaucoup de gens, explique Lucie, pensant que le mot pénitence implique des austérités héroïques et ne se sentant pas la force nécessaire aux grands sacrifices, se découragent et continuent de vivre dans la tiédeur et le péché. Elle rapporte que Notre Seigneur lui a dit : « Le sacrifice que Je demande de chaque personne, c’est l’accomplissement de ses devoirs d’état et l’observance de ma loi. Voilà la pénitence que Je demande et requiers maintenant. » (Lettre de sœur Lucie, du 28 février 1943).
La pénitence est en effet le retour de l’âme vers Dieu, une sorte de marche en arrière pour retrouver l’innocence baptismale. Se rattache à la vertu et au devoir de la pénitence tout ce qui contribue à nous purifier du péché, à nous délivrer des obstacles qui retardent notre montée vers Dieu. Elle accompagne la prière. Comment d’ailleurs notre prière pourrait-elle être acceptée de Dieu si nous vivons dans le péché qui l’offense ? Comment oser s’adresser à Lui si on n’est pas en amitié avec Lui, à moins que ce soit pour implorer son pardon ?
Le sacrifice que Dieu demande ne s’oppose en aucune façon à la pratique louable et pieuse de la mortification volontaire pour ceux qui veulent faire plus que le minimum requis. Mais, de nos jours, Dieu demande au moins ce minimum de chaque personne et, dans ce siècle paganisé, il faut une vertu presque héroïque pour être fidèle à ses devoirs de chrétiens, surtout à ses devoirs d’époux.
Indulgence
Déjà depuis 1912 le Saint-Siège avait porté l’attention des âmes pieuses sur ce jour en accordant une indulgence plénière aux conditions ordinaires aux fidèles qui auront accompli, le premier samedi de n’importe quel mois, des exercices spéciaux de dévotion en l’honneur de la Bienheureuse Vierge Marie Immaculée, en réparation des blasphèmes dont son nom et ses prérogatives sont l’objet (Preces et Pia Opera 1938, n° 335). La demande de la Sainte Vierge Marie à Lucie ne fait donc qu’approuver et sanctionner une dévotion déjà existante et encouragée par l’Église. Ainsi ceux qui observeront les pratiques des premiers samedis proposés par Notre-Dame de Fatima rempliront par le fait même les conditions voulues pour gagner l’indulgence plénière promulguée en 1912.
Sermon Jésus signe de contradiction
Voici le sermon audio du 5 février, solennité de la Purification
Sujet : Présentation de Jésus au Temple. La Croix de Jésus a toujours été et est encore un signe de contradiction. Que faire pour recevoir Jésus et ne pas être parmi les réprouvés.
Saint Luc, chap. 2 — Il y avait à Jérusalem un homme nommé Siméon ; Continuer la lecture de « Sermon Jésus signe de contradiction »
La prélature personnelle n’est pas pour demain
Si j’étais à la place du Pape…
Mgr Fellay vient de donner un entretien sur TV-Libertés. Il y affirme que la concession d’une prélature personnelle à la Fraternité Saint Pie X n’attend plus que le tampon de Rome. Mgr Pozzo affirme la même chose.
Si j’étais à la place du Pape, je ne donnerais pas ce « coup de tampon » et, comme je le crois retors et plus intelligent que moi, je crois que, de fait, il va se passer bien des années avant la signature de ce texte.
Continuer la lecture de « La prélature personnelle n’est pas pour demain »
Le Rosaire ou Chapelet
LE PSAUTIER DE LA VIERGE
COMMENT RÉCITER LE ROSAIRE
LES MYSTÈRES DU ROSAIRE
SAGES CONSEILS
BIEN CHOISIR L’OBJET ET L’AIMER
LE PSAUTIER DE LA VIERGE
Après les prières liturgiques, il est un excellent mode de glorification de la très sainte Vierge : c’est la dévotion du Rosaire.
Le Rosaire renferme deux choses : l’oraison mentale et l’oraison vocale.
L’oraison mentale est la méditation des principaux mystères de la vie, de la mort et de la gloire de Jésus-Christ et de sa très sainte Mère, la Vierge Marie.
L’oraison vocale consiste à réciter les prières du « Notre Père » du « Je vous salue Marie » et du « Gloire au Père ».
Ainsi, le Rosaire est un composé sacré de l’oraison mentale et vocale, pour honorer et imiter les mystères et les vertus de la vie, de la mort, de la passion et de la gloire de Jésus-Christ et de Marie.
Il a été donné par la sainte Vierge Elle-même à saint Dominique, en 1214. Composé de 150 fois la prière « Je vous salue Marie », comme il existe 150 psaumes, on l’appelle aussi le psautier de Notre-Dame.
Tout chrétien devrait dire chaque jour le rosaire comme la Très Sainte Vierge l’a demandé lors de ses apparitions de Fatima, ou du moins quelque partie. Il nous procure le moyen d’honorer parfaitement Notre Seigneur Jésus-Christ et sa très sainte Mère et nous procure leurs bons offices, c’est-à-dire l’aide dont nous avons besoin de leur part pour nous sauver.
COMMENT RÉCITER LE ROSAIRE
Ici, le texte des prières du chapelet. Et ici un dépliant pour réciter le Rosaire, très bien fait donnant tout ce qu’il faut.
Le Rosaire commence par le signe de la croix et on et récite le Je crois en Dieu.
Puis, sur le premier grain, on dit le Notre Père. Sur chacun des trois grains suivants : un Je vous salue Marie et on termine l’introduction aux Mystères par un Gloire au Père. Si on dit le Rosaire entier dans la journée on ne répète pas cette introduction ; si on ne dit qu’un chapelet dans la journée, c’est-à-dire qu’on ne médite qu’une seule série des mystères, on fait cette introduction pour chaque chapelet.
Puis vient la méditation (contemplation) des trois séries de mystères : joyeux, douloureux et glorieux, qui constituent les trois chapelets dont est formé le Rosaire. Chaque série est constituée elle-même de cinq mystères qu’on médite en cinq dizaines. On les appelle ainsi parce qu’on y récite une fois le « Notre Père » suivi de dix « Je vous salue Marie ». La prière du « Gloire au Père » achève la dizaine.
Il faut donc cinq dizaines pour faire un chapelet, trois chapelets pour faire un rosaire.
La Très Sainte Vierge, à Fatima, demanda qu’on ajoute la prière « Ô mon bon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez toutes les âmes au Ciel et secourez surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde. »
LES MYSTÈRES DU ROSAIRE
Premier chapelet : les mystères joyeux
- L’Annonciation : (Lc 1 : 26–38)
Fruit du mystère : L’esprit d’humilité. - La Visitation : (Lc : 1 39–56)
Fruit du mystère : La charité fraternelle. - La Nativité : (Lc 2 : 1–21)
Fruit du mystère : L’esprit de pauvreté. - La présentation de Jésus au Temple : (Lc : 2 : 22–40)
Fruit du mystère : L’esprit de pureté et d’obéissance. - Le recouvrement de Jésus au Temple : (Lc : 2 : 41–51)
Fruit du mystère : La recherche de Dieu en toute chose.
Deuxième chapelet : les mystères douloureux
- L’agonie de Jésus : (Lc 22 : 39–46 ; Mt 26 : 36–56 ; Mc 14 : 32–52 ; Jn 18 : 1–11)
Fruit du mystère : Le regret de nos péchés. - La flagellation : (Mt 27 : 26 ; Mc 15 : 15 ; Jn 19 : 1)
Fruit du mystère : La mortification de nos sens. - Le couronnement d’épines : (Mt 27 : 27–31 ; Mc 15 : 16–20)
Fruit du mystère : La mortification de notre orgueil. - Le portement de la Croix : (Lc 23, 26, 30 ; Mt 27 : 32)
Fruit du mystère : La patience dans les épreuves. - La Crucifixion : (Lc 23 : 33–44 ; Mt 27 : 33–56 ; Mc 15 : 21–41 ; Jn 19 : 17–37)
Fruit du mystère : Un plus grand amour de Dieu et des âmes.
Troisième chapelet : les mystères glorieux
- La Résurrection : (Lc 24 : 1–12 ; Mt 28 : 5–8 ; Mc 16 : 5–4)
Fruit du mystère : La foi. - L” Ascension : (Lc 24 : 50–53 ; Mc 16 : 19–20 ; Act 1 : 4–11)
Fruit du mystère : Le désir du ciel. - La Pentecôte : (Act 2 : 1–13)
Fruit du mystère : Le zèle apostolique, le combat pour la Foi - L’Assomption de la Très Sainte Vierge : (Apc 12 : 14–16)
Fruit du mystère : La grâce d’une bonne mort - Le couronnement de Marie au Ciel : (Apc 12 : 1–3)
Fruit du mystère : Un plus grand amour et une plus grande dévotion envers la sainte Vierge.
Selon la tradition, nous n’acceptons pas les mystères lumineux.
SAGES CONSEILS
Voici les avis que nous donne saint Louis-Marie Grignion de Montfort pour réciter le chapelet (« Le secret du Rosaire », quarante-quatrième rose : « Comment réciter le Rosaire »).
« Prenez surtout garde aux deux fautes ordinaires, que font presque tous ceux qui disent le chapelet ou le rosaire :
« La première, c’est de ne prendre aucune intention en disant leur chapelet, en sorte que, si vous leur demandiez pourquoi ils disent leur chapelet, ils ne sauraient vous répondre. C’est pourquoi ayez toujours en vue, en récitant votre Rosaire, quelques grâces à demander, quelque vertu à imiter, ou quelque péché à détruire.
« La seconde faute qu’on commet ordinairement en récitant le saint Rosaire, c’est de n’avoir point d’autre intention, en le commençant, que de l’avoir bientôt fini. Cela vient de ce qu’on regarde le Rosaire comme une chose onéreuse, qui pèse bien fort sur les épaules lorsqu’on ne l’a pas dit, surtout quand on s’en est fait un principe de conscience, ou quand on l’a reçu par pénitence et comme malgré soi.
« C’est une pitié de voir comment la plupart disent leur chapelet ou leur Rosaire. Ils le disent avec une précipitation étonnante ; ils mangent même une partie des paroles. On ne voudrait pas faire un compliment, de cette manière ridicule, au dernier des hommes, et on croit que Jésus et Marie en seront honorés !… Après cela, faut-il s’étonner si les plus saintes prières de la religion chrétienne restent sans presque aucun fruit ; et si, après mille et dix mille Rosaires récités, on n’en est pas plus saint ?
« Arrêtez, cher confrère du Rosaire, votre précipitation naturelle, en récitant votre Rosaire, et faites quelques pauses au milieu du Pater et de l’Ave, et une plus petite après les paroles du Pater et de l’Ave que j’ai marquées par une croix (†), ci-après.
Notre Père qui êtes aux ceux † que Votre Nom soit sanctifié † que Votre règne arrive † que Votre volonté soit faite † sur la terre comme au ciel † Donnez-nous aujourd’hui † notre pain de ce jour † et pardonnez-nous nos offenses † comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés † et ne nous laissez pas succomber à la tentation † mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.
Je vous salue, Marie, pleine de grâce † le Seigneur est avec Vous † Vous êtes bénie entre toutes les femmes † et Jésus le fruit de Vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu † priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant † et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.
« Vous aurez d’abord de la peine à faire ces médiantes, par la mauvaise habitude que vous avez de prier à la hâte ; mais aussi une dizaine, dite ainsi posément, vous sera plus méritoire que des milliers de Rosaires récités à la hâte, sans réfléchir ni s’arrêter.
Tout aussi posément nous devons réciter le Gloria et la prière apprise par Notre-Dame, à Fatima, aux trois petits enfants :
Gloire au Père, † au Fils, † et au Saint-Esprit, † Comme il était au commencement, maintenant et toujours, † et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Ô mon Jésus, † pardonnez-nous nos péchés, † préservez-nous du feu de l’enfer, † conduisez toutes les âmes au Ciel, † et secourez surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.
Bien choisir l’objet et l’aimer
Aimez l’objet avec lequel vous dites le chapelet.Choisissez-le beau, pour qu’il vous plaise, mais solide aussi pour l’avoir toujours avec soi sans qu’il s’abîme. Ou bien, ayez-en un beau chez vous et un ordinaire dans la poche.
Le plus solides sont les chapelets sur corde.
Faites bénir votre chapelet, cela lui donnera un caractère plus sacré.

