Mes bien chers Frères,
« La Très Sainte Vierge est bien triste, car personne ne fait cas de son message, pas même les bons : ils continuent leur chemin, mais sans faire cas du message. » C’est ce que déclare Sœur Lucie de Fatima.
Vous êtes bons, mes bien chers Frères, alors, n’y a-t-il pas à faire un examen de conscience ?
Les interventions de Dieu dans la vie de Jacob nous aident à comprendre ce qu’il en est du message de Fatima.
N’hésitez pas à me poser vos questions, soit sur ce sermon, soit sur la Genèse ou sur tout autre sujet, c’est bien volontiers que j’y répondrai. Je désire vivement instaurer entre vous et moi une proximité qui se rapproche de celle d’un curé de paroisse avec ses ouailles. De même faites-nous part de vos soucis pour que nous les soulagions et priions à vos intentions.
Vive le Christ Roi !
Résumé du sermon
La Très Sainte Vierge est bien triste, car personne ne fait cas de son message, ni les bons, ni les mauvais. Les bons continuent leur chemin, mais sans faire cas du message.
Pas même les bons : ils continuent leur chemin et, pourtant, cela ne suffit pas. Que faut-il faire, alors ?
Dieu nous a donné des modèles avec les patriarches et je veux que vous méditiez sur l’exemple de Jacob.
Oui, méditer, comme le demande saint Jean Chrysostome.
Jacob est dans une situation très semblable à la nôtre :
— haï par son frère, comme nous sommes haïs par nos frères : je mettrai la division entre la mère et la fille, etc. ceux qui vous mettront à mort croiront rendre hommage à Dieu.
— volé par Laban qui abuse de sa vertu. Car c’est à cause de sa vertu que Jacob est ainsi traité.
— déçu par ses propres enfants,
— faible quoiqu’ayant la foi
Les interventions de Dieu :
L’échelle de Jacob
Elle nous fait voir l’action de Dieu dans le monde. L’Incarnation. Enseignement, encouragements, action de la grâce, de l’Église.
La foi n’est pas une vertu passive, elle est active car elle nous attache à Dieu et 2. Elle éclaire notre route. Dieu ne vient pas chercher les bons seulement, il vient chercher les pécheurs, d’autant que nous sommes tous pécheurs. L’importance des pécheurs : beaucoup précéderont les bons chrétiens dans le royaume des cieux.
Au jour du jugement, le pays de Sodome sera traité moins rigoureusement que toi.
Nous devons entrer dans ce mouvement divin : nous joindre aux anges, exercer la miséricorde, nous humilier comme le Christ pour chercher les pécheurs et les faire entrer dans le Ciel.
Nous devons être reconnaissants à Dieu le Père d’avoir envoyé le Verbe Incarné pour nous sauver.
La lutte avec Dieu pas avec le monde
Le royaume de Dieu souffre violence et ce sont les violents qui l’emportent.
Jacob est d’une patience, d’une humilité extrême avec son frère et il conquiert son cœur.
Tout ceci et surnaturel.
Dieu veut montrer la faiblesse de ce qui est humain et la force de ce qui est divin.
Dieu veut nous faire abandonner même le souci de l’avenir.
Dieu donne les deux derniers remèdes au monde : le saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et ceux-ci étant les deux derniers remèdes, cela signifie qu’il n’y en aura pas d’autres.
Pas d’autres après, mais pas d’autres du tout, en tout cas pas les moyens humains.
Notre cœur est dur et nous ne voulons pas l’admettre.
Nos préoccupations sont encore matérielles, humaines.
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort : Qui seront ces serviteurs, esclaves et enfants de Marie ? Ce seront un feu brûlant, ministres du Seigneur qui mettront le feu de l’amour divin partout. Ce seront des flèches aiguës dans la main de la puissante Marie pour percer ses ennemis. Ce seront des enfants de Lévi, bien purifiés par le feu de grandes tribulations et bien collés à Dieu, qui porteront l’or de l’amour divin dans le cœur, l’encens de l’oraison dans l’esprit et la myrrhe de la mortification dans le corps, et qui seront partout la bonne odeur de Jésus-Christ aux pauvres et aux petits, tandis qu’ils seront une odeur de mort aux grands, aux riches et orgueilleux mondains.
Le message de Fátima
Prière et pénitence pour les pauvres pécheurs.
Mais ce ne sont pas des moyens mécaniques : il faut y mettre foi, confiance en Dieu, abandon de nous même. Comme Isaac lors de son sacrifice, comme Abraham, Jacob et, nous le verrons, Joseph.
Nous entrons dans la Semaine Sainte. On ne peut se limiter à contemple Jésus qui souffre, il faut voir l’œuvre de salut qu’il accomplit et entrer dans la lutte avec lui.
Ayant été fort avec Dieu, tu seras puissant parmi les hommes.
Sœur Lucie au Père Fuentes (extrait)
« La Très Sainte Vierge est bien triste, car personne ne fait cas de son message, ni les bons, ni les mauvais. Les bons continuent leur chemin, mais sans faire cas du message. Les mauvais, ne voyant pas tomber sur eux actuellement le châtiment de Dieu, continuent leur vie de péché sans se soucier du message. Mais, croyez-moi, Père, Dieu va châtier le monde et ce sera d’une manière terrible. Le châtiment céleste est imminent.
Elle a dit, aussi bien à mes cousins qu’à moi-même, que Dieu donnait les deux derniers remèdes au monde : le saint Rosaire et la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et ceux-ci étant les deux derniers remèdes, cela signifie qu’il n’y en aura pas d’autres.
Toujours, dans les plans de la divine Providence, lorsque Dieu va châtier le monde, il épuise auparavant tous les autres recours. Or, quand Il a vu que le monde n’a fait cas d’aucun, alors comme nous dirions dans notre façon imparfaite de parler, Il nous offre avec une certaine crainte le dernier moyen de salut, sa Très Sainte Mère. Car si nous méprisons et repoussons cet ultime moyen, nous n’aurons plus le pardon du Ciel, parce que nous aurons commis un péché que l’Évangile appelle le péché contre l’Esprit Saint, qui consiste à repousser ouvertement, en toute connaissance et volonté, le salut qu’on nous offre. Souvenons-nous que Jésus-Christ est un très bon Fils et qu’il ne permet pas que nous offensions et méprisions sa Très Sainte Mère. Nous avons comme témoignage patent l’histoire de plusieurs siècles de l’Église qui, par des exemples terribles, nous montre comment Notre-Seigneur Jésus-Christ a toujours pris la défense de l’honneur de sa Mère.
