Exercices préparatoires à la consécration à Marie
Préalable : se vider du monde

Deuxième Jour
JÉSUS-CHRIST ET SON ESPRIT DE PÉNITENCE

À l’opposé du monde jouisseur, Jésus-Christ – la Sagesse incarnée – nous présente un esprit de pénitence.

Telle est sa marque de Rédempteur. Nous sommes ses rachetés, c’est donc lui que nous devons suivre, aimer et imiter. Nous emplir de son esprit sera le moyen le plus radical de nous vider de l’esprit du monde.

Demandons à Marie de nous faire adhérer de toutes nos forces à notre Rédempteur vivant :

1 – à l’EXEMPLE qu’il nous donne en sa divine Personne

2 – aux ENSEIGNEMENTS qu’il nous a laissés dans son Évangile.

I

L’esprit de pénitence de Jésus-Christ éclate dès qu’il aborde sa vie publique, après les longues années d’effacement à Nazareth.

C’est un fait très frappant qu’il veut avoir alors pour annonciateur un homme dont la vie est magnifiquement celle d’un pénitent et d’un chaste. Depuis bientôt trente ans, Jean, fils de Zacharie, mène au désert l’existence la plus mortifiée qui soit, traitant rudement son corps dans tous les plaisirs qui l’affectent : la nourriture, le vêtement, l’habitation.

Maintenant que l’heure est venue d’entrer en scène, Jean prêche d’autorité la pénitence aux foules accourues autour de lui : Faites pénitence, car le Règne de Dieu est proche. (Matth. 3, 1). Ainsi remplit-il sa mission, qui est de préparer les voies à Celui qui vient derrière lui et qui est plus fort que lui, et dont il ne se juge pas digne de se mettre à ses pieds pour délier la courroie de ses sandales.

Jésus apparaît à son tour. Dès qu’il se présente à Jean, c’est pour lui demander le baptême de pénitence réservé aux pêcheurs, voulant bien montrer qu’il se substitue à eux. Et il s’éloigne aussitôt dans la région désertique et accidentée qui s’étend entre Jéricho et Jérusalem, pour y faire une retraite de quarante jours, dans une pénitence volontaire à faire frémir notre nature.

Il y a été poussé par l’Esprit-Saint. Comme si les années de Nazareth n’avaient pas suffi à préparer son apostolat ! Nazareth, après le retour d’Égypte, lui avait été un intérieur paisible et recueilli, où sa vie s’écoulait dans la prière, le silence, le travail, la souffrance intime, en compagnie de sa sainte Mère et de son père nourricier. Si saintement austère que fut cette vie cachée, il fallait encore autre chose à Jésus avant de se manifester comme le Fondateur d’un Royaume spirituel possédant des promesses d’éternité.

Il lui fallait donner aux lointaines générations l’exemple d’une pénitence mémorable : quarante jours du jeûne le plus rigoureux, sans rien prendre, au plus fort de la saison froide et pluvieuse, absolument séparé des siens, éloigné de toute créature humaine. Il était avec les bêtes sauvages, nous dira saint Marc.

Et c’est durant cette réclusion au désert que Satan, le Prince de ce monde, vient multiplier contre lui ses assauts de tentateur. Il appréhende que ce solitaire pénitent soit le Messie qui doit détruire son empire, car en réalité c’est bien lui qui règne sur toute la terre. Alors il se montre à découvert, il l’attaque de front, il lui propose successivement tous ces plaisirs inférieurs par lesquels, jusqu’à présent, il a tenu le monde sous sa domination. Et, comme au paradis terrestre, il s’adresse en premier lieu aux sens, lui qui est esprit. C’est sa porte d’entrée.

Jésus, souverainement maître de lui-même malgré l’épuisement de son organisme humain, répond victorieusement au démon et l’oblige à se retirer. Quelle force cette héroïque pénitence a mise en son âme ! D’un mot, d’une citation de l’Écriture inspirée (Deutéronome, VIII, 3), le divin Maître rejette et renverse la suggestion diabolique : « l’Homme –sous la conduite de l’Esprit-Saint-ne vit pas seulement de pain matériel, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »

Jésus affirme la primauté de l’âme. Les besoins du corps passent après ceux de l’esprit. Par le jeûne volontaire –ou toute autre pénitence corporelle, affirmation de la vigueur de l’âme-le chrétien se dégage des servitudes inférieures qui le menacent toujours. C’est le dépassement victorieux du charnel sans lequel, en nous, il n’est pas possible au spirituel de progresser.

Hélas ! pour le grand nombre, les suggestions trompeuses de Satan, utilisant l’instinct de notre corps, font oublier que les conditions mêmes de notre nature nous obligent à cette lutte. Refusant le combat, on trouve alors tous les prétextes pour ne rien se refuser du pain du corps. Du même coup, l’esprit, asservi à la chair, demeurera sans défense devant les plus fortes tentations qui ne tarderont pas à se présenter. C’est ainsi que le démon parvient à éloigner les âmes faibles de cet esprit de Jésus-Christ qui se manifeste de prime abord par la pénitence.


Si la pénitence caractérise le Sauveur au seuil de sa vie d’apostolat, elle doit caractériser pareillement tous ceux qui sont décidés à le suivre.

Attachons-nous donc à Jésus pénitent, comme l’ont fait les premiers disciples du Précurseur, lorsque celui-ci, peu après l’épreuve de la tentation au désert, leur eut désigné le Christ revenant vers lui par cette parole : Ecce Agnus Dei ! Le voilà, l’Agneau de dieu, celui qui porte et enlève les péchés du monde. Étant l’innocence, la sainteté parfaite, il n’a rien à expier pour lui-même ; mais il sera le grand Pénitent pour les autres, jusqu’à l’immolation de la croix.

Ecce Agnus Dei ! Admirons ce premier nom ou titre officiel donné à Jésus par celui dont la mission fut d’être le témoin de sa venue. Nom de pureté, de douceur, et surtout de souffrance rédemptrice. Jésus-Christ est l’Agneau dont Isaïe, le prophète-évangéliste, a décrit par avance l’immolation silencieuse au milieu des tourments. Il est l’Agneau immolé au pied du trône de Dieu, ayant tout purifié dans son sang. Il est l’Agneau innocent, la Victime sans tache, qui a payé au Père une juste rançon pour les péchés de tous les hommes, pour les impuretés sans nombre de tous les siècles, provocatrices des châtiments de la colère divine.

Il est surtout pour nous l’Agneau de Marie, il est né de la plus douce et de la plus tendre de toutes les mères. « Expliquez-moi la douceur de Jésus », demandait le Père de Montfort. Et il répondait : « Expliquez-moi d’abord la douceur de sa Mère, à qui il ressemble dans le tempérament. » (A.S.E., n° 118). C’est pourquoi, jamais il n’a voulu achever de rompre un roseau à demi brisé, ni éteindre tout à fait une mèche encore fumante. Si nous nous sommes souillés au contact du monde, ne craignons donc pas de nous approcher de lui, de respirer les parfums de son sang, d’y purifier nos fautes et d’y puiser le goût de la pureté et de la pénitence. Que de fois la Très Sainte Vierge est-elle venue nous rappeler, de la part de son divin Fils, cette nécessité de la pénitence !

II

Lui-même, au cours de ses années de prédication, avait multiplié dans ce sens ses avertissements de grâce.

Dès son premier contact avec les foules, nous l’entendons reprendre la formule de son Précurseur : Faites pénitence, car le Royaume des Cieux est proche. (Matth. IV, 17) Et il ajoutait : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. (Marc, I, 15) Ce qui veut dire : croyez en Celui qui vous apporte la Bonne Nouvelle des miséricordes divines, du pardon de Dieu accordé à tous, même aux plus tombés d’entre les pécheurs. Car je suis venu appeler les pécheurs à la pénitence. (Luc, V, 32)

Et comme parmi les pécheurs les plus nombreux se laissent entraîner aux plaisirs de la chair, Jésus –dans les tout premiers temps de son ministère-traversa l’inhospitalière province de Samarie, uniquement pour se porter à la rencontre de l’une de ces pauvres âmes coupables et éveiller en elle le repentir. Assis sur la margelle du vieux puits de Jacob, après une longue marche sous le soleil, il voit venir cette âme. Le premier, il lui adresse la parole, il engage un entretien et lui fait entendre des mots, les plus graves, les plus profonds, les plus conquérants qui soient sorties de son Cœur : « Si tu connaissais le don de Dieu !…Si tu savais quel est celui qui te parle, qu’il est la Source éternellement jaillissante et qu’il ne demande qu’à étancher la soif de ton âme, toi-même, malgré ton indignité, malgré tes souillures, tu lui aurais déjà demandé à boire. »

Peu à peu, Jésus l’oblige ainsi à reconnaître et à confesser sa misère. Et devant cette femme qui vit dans le désordre depuis bien des années, mais qui maintenant s’ouvre à la pénitence, il laisse échapper de ses lèvres la grande parole révélatrice : Le Messie – celui qui vient effacer les péchés du monde – c’est moi qui te parle en ce moment.

La Samaritaine tombe à genoux, se relève et s’en retourne, transformée. Dans sa joie de convertie, elle a oublié sa cruche au bord du puits. Mais que lui importe ! Elle connaît maintenant la Source de béatitude qui désaltère : elle ne reviendra plus aux jouissances qui laissent les âmes assoiffées et inapaisées.


Un peu plus tard, dans la personne de Madeleine, Jésus nous donne un exemple encore plus frappant d’une âme conquise à l’esprit de pénitence. Madeleine était pécheresse de notoriété publique. Tout en gardant une certaine dignité extérieure, elle vivait dans la mondanité et la satisfaction des plaisirs sensuels.

Mais un jour, perdue dans la foule, elle avait entendu le divin Maître. Peut-être, son discours sur la montagne : Bienheureux les cœurs purs ! Et cette parole, qui ne ressemblait à aucune autre jusque-là entendue, l’avait profondément bouleversée, au point que tous ses plaisirs ne lui paraissaient plus que mensonge et vanité.

Résolue à quitter sa vie mondaine et à en donner aussitôt la preuve manifeste, elle entra, sans être invitée, dans la maison de Simon le Pharisien, au moment où celui-ci venait de recevoir le Sauveur à sa table. En présence des convives, et dans un geste qui crée l’irréparable, elle s’en alla tout droit agenouiller son repentir aux pieds de Celui qui secrètement avait changé son cœur.

Scandale du Pharisien, Jésus entend sa réflexion silencieuse. Loin de l’approuver, il prend ostensiblement la défense de Madeleine, il loue sans restriction les signes non équivoques qu’elle donne de sa conversion. Puisqu’il est venu appeler les pécheurs à la pénitence, il ne peut que se réjouir en voyant une pauvre âme égarée venir solliciter son pardon.

Madeleine, la pécheresse, sera désormais le modèle des âmes repenties. Elle s’attachera aux pas de Jésus et le suivra jusqu’au Calvaire. Et l’Église, qui l’inscrira au catalogue de ses saints, n’aura qu’un mot pour la qualifier : sancta Maria Magdalena PAENITENS.


Si entraîneur que soit cet exemple de conversion, Jésus-Christ a voulu nous proposer encore la parabole de l’enfant prodigue, l’une de ses dernières paraboles. Elle vient après celles de la brebis égarée et de la drachme perdue (Luc, XV) ; et elle renchérit sur les deux en exaltant le repentir, suprême conquête de la tendresse divine.

Sous le voile transparent de cette parabole, il nous faut voir une âme chrétienne, déserteuse de l’Église de son baptême et de ses communions, tombée aussi bas que possible dans la fange des jouissances charnelles. Les malheurs qui lui surviennent après l’épuisement de ses forces sont l’aboutissement fatal d’une vie de débauches. L’âme éprouve alors une faim cruelle et se voit réduite, sous la domination de Satan, à trouver le sort des animaux sans raison plus heureux que le sien.

Et cependant, le Père des Cieux – car personne n’est autant Père que lui – n’a pas cessé d’aimer cette pauvre âme et d’attendre son retour. Par des grâces d’approche, il l’obligera à rentrer en elle-même, à se souvenir de la maison de famille où abonde pour tous le Pain eucharistique ; à se souvenir surtout de Lui qu’elle a tant offensé, mais qui demeure toujours son Père.

Et voici le repentir qui jaillit des profondeurs de la conscience. Je me léverai. Je me lèverai et j’irai vers mon Père. Je braverai tous les obstacles, j’endurerai toutes les fatigues, j’accepterai toutes les humiliations, je ferai tous les aveux, je renoncerai à tous les avantages d’autrefois, je demanderai la dernière place…

La résolution est exécutée sur-le-champ. Il se leva et vint à son père. Dans le cœur du Père qui accourt à sa rencontre, l’âme repentante ne trouve que miséricorde et infini besoin de pardonner. Non seulement ses péchés sont effacés, oubliés ; mais la grâce sanctifiante lui fait retrouver la blancheur de sa robe baptismale, lavée dans le sang de l’Agneau qui enlève les péchés du monde. Et le festin eucharistique recommence, pour assurer cette fois une persévérance qui ne se démentira plus.

On a dit de cette parabole qu’elle était l’évangile de l’évangile. Aucune autre ne justifie autant la parole de Jésus : Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs à la pénitence (Luc, V, 32) ; et cette autre : Misericordiam volo. Avant tout, je veux la miséricorde. (Matth., IX, 13). À ce vouloir de miséricorde, il nous faut répondre par notre vouloir de conversion. Sinon, nous nous trouverons en face de cette alternative : ou la pénitence ou la damnation, puisque ce n’est pas tant le péché qui damne que l’endurcissement dans le péché, l’obstination à rejeter le pardon sauveur. Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous (Luc, 13, 5).


Il importe donc que la pénitence produise d’abord en nous son fruit normal, régulier : un changement d’âme et conséquemment de conduite, selon ce qu’exigera notre passé de fautes. Plus que jamais s’imposeront alors les privations demandées par l’Église à certains jours de l’année. D’une manière générale, il conviendra d’apporter une très grande modération dans l’usage des biens sensibles.

Et si nous avons eu le bonheur de conserver une âme pure et des membres chastes, notre mérite sera grand de veiller à nous rapprocher toujours davantage de Jésus pénitent, à l’exemple de son Précurseur. Marie immaculée, élevée en corps et en âme au Ciel, nous fera goûter des joies spirituelles qui ne se peuvent comparer à aucun des plaisirs du monde : elles sont d’un autre ordre. Notre consécration nous les réserve à un degré éminent ; aussi devons-nous franchir résolument ce premier pas de nos Exercices préparatoires.

LECTURES

ÉVANGILE selon saint Matthieu, chap. V, versets 17 à 26 : La loi nouvelle, complément de la loi ancienne. IMITATION de Jésus-Christ, livre I, chap. II : Du sentiment de sa propre humilité.

Évangile. Comment il faut accomplir la loi

(Saint Matthieu 5, 17-26 ; 7, 6 ; Saint Luc 16, 17 ; 12, 58-59)

« Ne pensez pas que Je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes. Je ne suis point venu abolir, mais compléter.

« Oui ! Je vous le déclare en vérité : Jusqu’à ce que passent le ciel et la terre, toute la Loi sera accomplie, sans en omettre un seul iota ni un seul point.

« Celui donc qui transgressera l’un de ces moindres commandements et enseignera aux hommes à faire comme lui, sera le dernier dans le Royaume des cieux. Celui, au contraire, qui accomplira la Loi et l’enseignera sera grand dans le Royaume des cieux.

« Gardez-vous pourtant de donner aux chiens ce qui est saint, et de jeter vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, et que, se tournant contre vous, ils ne vous déchirent.

« Je vous le dis en vérité : Si votre justice ne l’emporte sur celle des Scribes et des Pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux.

« Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : « Tu ne tueras point ; celui qui tuera sera traduit devant le tribunal du Jugement. » – Et Moi Je vous dis : Quiconque s’irrite contre son frère, sera déféré au Tribunal du Jugement ; quiconque traitera son frère de raca, comparaîtra devant le Conseil ; et celui qui l’appellera fou, méritera la Géhenne du feu.

« Si donc vous présentez votre offrande à l’autel, et que là, vous vous souveniez que votre frère a quelque grief contre vous, laissez votre offrande devant l’autel, et allez d’abord vous réconcilier avec votre frère. Alors seulement vous pourrez venir présenter votre offrande.

« Ne tardez nullement à vous accorder avec votre adversaire, tandis que vous cheminez avec lui, de peur que votre adversaire ne vous livre au juge, que le juge ne vous livre à l’exécuteur et que vous ne soyez jeté en prison. Je vous le déclare en vérité, vous n’en sortirez point que vous n’ayez payé jusqu’à la dernière obole.

Imitation de Jésus-Christ, Avoir d’humbles sentiments de soi-même

Livre 1, chapitre 2,

1. Tout homme désire naturellement de savoir ; mais la science sans la crainte de Dieu, que vaut-elle ?

Un humble paysan qui sert Dieu est certainement fort au-dessus du philosophe superbe qui, se négligeant lui-même, considère le cours des astres.

Celui qui se connaît bien se méprise, et ne se plait point aux louanges des hommes.

Quand j’aurais toute la science du monde, si je n’ai pas la charité, à quoi cela me servirait-il devant Dieu, qui me jugera sur mes œuvres ?

2. Modérez le désir trop vif de savoir ; on ne trouvera là qu’une grande dissipation et une grande illusion.

Les savants sont bien aise de paraître et de passer pour habiles.

Il y a beaucoup de choses qu’il importe peu ou qu’il n’importe point à l’âme de connaître ; et celui-là est bien insensé qui s’occupe d’autre chose que de ce qui intéresse son salut.

La multitude des paroles ne rassasie point l’âme ; mais une vie sainte rafraîchit l’esprit et une conscience pure donne une grande confiance près de Dieu.

3. Plus et mieux vous savez, plus vous serez sévèrement jugé, si vous n’en vivez pas plus saintement.

Quelque art et quelque science que vous possédiez, n’en tirez donc point de vanité ; craignez plutôt à cause des lumières qui vous ont été données.

Si vous croyez beaucoup savoir, et être perspicace, souvenez-vous que c’est peu de chose près de ce que vous ignorez.

Ne vous élevez point en vous-même, avouez plutôt votre ignorance. Comment pouvez-vous songer à vous préférer à quelqu’un, tandis qu’il y en a tant de plus doctes que vous, et de plus instruits en la loi de Dieu ?

Voulez-vous apprendre et savoir quelque chose qui vous serve ? Aimez à vivre inconnu et à n’être compté pour rien.

4. La science la plus haute et la plus utile est la connaissance exacte et le mépris de soi-même.

Ne rien s’attribuer et penser favorablement des autres, c’est une grande sagesse et une grande perfection.

Quand vous verriez votre frère commettre ouvertement une faute, même une faute très grave, ne pensez pas cependant être meilleur que lui ; car vous ignorez combien de temps vous persévérerez dans le bien. Nous sommes tous fragiles, mais croyez que personne n’est plus fragile que vous.