Le Rosaire ou Chapelet

*  LE PSAUTIER DE LA VIERGE

Après les prières liturgiques, il est un excellent mode de glorification de la très sainte Vierge : c’est la dévotion du Rosaire.

Le Rosaire renferme deux choses : l’oraison mentale et l’oraison vocale.
L’oraison mentale est la méditation des principaux mystères de la vie, de la mort et de la gloire de Jésus-Christ et de sa très sainte Mère, la Vierge Marie.
L’oraison vocale consiste à réciter les prières du « Notre Père » du « Je vous salue Marie » et du « Gloire au Père ».

Ainsi, le Rosaire est un composé sacré de l’oraison mentale et vocale, pour honorer et imiter les mystères et les vertus de la vie, de la mort, de la passion et de la gloire de Jésus-Christ et de Marie.
Il a été donné par la sainte Vierge Elle-même à saint Dominique, en 1214. Composé de 150 fois la prière « Je vous salue Marie », comme il existe 150 psaumes, on l’appelle aussi le psautier de Notre-Dame.

Tout chrétien devrait dire chaque jour le rosaire comme la Très Sainte Vierge l’a demandé lors de ses apparitions de Fatima, ou du moins quelque partie. Il nous procure le moyen d’honorer parfaitement Notre Seigneur Jésus-Christ et sa très sainte Mère et nous procure leurs bons offices, c’est-à-dire l’aide dont nous avons besoin de leur part pour nous sauver.

COMMENT RÉCITER LE ROSAIRE

Ici, le texte des prières du chapelet.  Et ici un dépliant pour réciter le Rosaire, très bien fait donnant tout ce qu’il faut.

Le Rosaire commence par le signe de la croix et on et récite le Je crois en Dieu.

Puis, sur le premier grain, on dit le Notre Père. Sur chacun des trois grains suivants : un Je vous salue Marie et on termine l’introduction aux Mystères par un Gloire au Père. Si on dit le Rosaire entier dans la journée on ne répète pas cette introduction ; si on ne dit qu’un chapelet dans la journée, c’est-à-dire qu’on ne médite qu’une seule série des mystères, on fait cette introduction pour chaque chapelet.

Puis vient la méditation (contemplation) des trois séries de mystères : joyeux, douloureux et glorieux, qui constituent les trois chapelets dont est formé le Rosaire. Chaque série est constituée elle-même de cinq mystères qu’on médite en cinq dizaines. On les appelle ainsi parce qu’on y récite une fois le « Notre Père » suivi de dix «Je vous salue Marie». La prière du « Gloire au Père » achève la dizaine.

Il faut donc cinq dizaines pour faire un chapelet, trois chapelets pour faire un rosaire.

La Très Sainte Vierge, à Fatima, demanda qu’on ajoute la prière « Ô mon bon Jésus » que l’on trouve ici.

LES MYSTÈRES DU ROSAIRE
—  Premier chapelet : les mystères joyeux
  • L’Annonciation : (Lc 1: 26-38)
    Fruit du mystère : L’esprit d’humilité.
  • La Visitation : (Lc: 1 39-56)
    Fruit du mystère : La charité fraternelle.
  • La Nativité : (Lc 2: 1-21)
    Fruit du mystère : L’esprit de pauvreté.
  • La présentation de Jésus au Temple : (Lc: 2: 22-40)
    Fruit du mystère : L’esprit de pureté et d’obéissance.
  • Le recouvrement de Jésus au Temple : (Lc: 2: 41-51)
    Fruit du mystère : La recherche de Dieu en toute chose.
—  Deuxième chapelet : les mystères douloureux
  • L’agonie de Jésus : (Lc 22: 39-46 ; Mt 26: 36-56 ; Mc 14: 32-52 ; Jn 18: 1-11)
    Fruit du mystère : Le regret de nos péchés.
  • La flagellation : (Mt 27: 26 ; Mc 15: 15 ; Jn 19: 1)
    Fruit du mystère : La mortification de nos sens.
  • Le couronnement d’épines : (Mt 27: 27-31 ; Mc 15: 16-20)
    Fruit du mystère : La mortification de notre orgueil.
  • Le portement de la Croix : (Lc 23, 26, 30 ; Mt 27: 32)
    Fruit du mystère : La patience dans les épreuves.
  • La Crucifixion : (Lc 23: 33-44 ; Mt 27: 33-56 ; Mc 15: 21-41 ; Jn 19: 17-37)
    Fruit du mystère : Un plus grand amour de Dieu et des âmes.
—  Troisième chapelet : les mystères glorieux
  • La Résurrection : (Lc 24: 1-12 ; Mt 28: 5-8 ; Mc 16: 5-4)
    Fruit du mystère : La foi.
  • L’ Ascension : (Lc 24: 50-53 ; Mc 16: 19-20 ; Act 1: 4-11)
    Fruit du mystère : Le désir du ciel.
  • La Pentecôte : (Act 2: 1-13)
    Fruit du mystère : Le zèle apostolique, le combat pour la Foi
  • L’Assomption de la Très Sainte Vierge : (Apc 12: 14-16)
    Fruit du mystère : La grâce d’une bonne mort
  • Le couronnement de Marie au Ciel : (Apc 12: 1-3)
    Fruit du mystère : Un plus grand amour et une plus grande dévotion envers la sainte Vierge.

Selon la tradition, nous n’acceptons pas les mystères lumineux.

*  SAGE CONSEIL

Voici les avis que nous donne saint Louis-Marie Grignion de Montfort pour réciter le chapelet [1] :

« Prenez surtout garde aux deux fautes ordinaires, que font presque tous ceux qui disent le chapelet ou le rosaire :

« La première, c’est de ne prendre aucune intention en disant leur chapelet, en sorte que, si vous leur demandiez pourquoi ils disent leur chapelet, ils ne sauraient vous répondre. C’est pourquoi ayez toujours en vue, en récitant votre Rosaire, quelques grâces à demander, quelque vertu à imiter, ou quelque péché à détruire.

« La seconde faute qu’on commet ordinairement en récitant le saint Rosaire, c’est de n’avoir point d’autre intention, en le commençant, que de l’avoir bientôt fini. Cela vient de ce qu’on regarde le Rosaire comme une chose onéreuse, qui pèse bien fort sur les épaules lorsqu’on ne l’a pas dit, surtout quand on s’en est fait un principe de conscience, ou quand on l’a reçu par pénitence et comme malgré soi.

« C’est une pitié de voir comment la plupart disent leur chapelet ou leur Rosaire. Ils le disent avec une précipitation étonnante ; ils mangent même une partie des paroles. On ne voudrait pas faire un compliment, de cette manière ridicule, au dernier des hommes, et on croit que Jésus et Marie en seront honorés !… Après cela, faut-il s’étonner si les plus saintes prières de la religion chrétienne restent sans presque aucun fruit; et si, après mille et dix mille Rosaires récités, on n’en est pas plus saint ?

« Arrêtez, cher confrère du Rosaire, votre précipitation naturelle, en récitant votre Rosaire, et faites quelques pauses au milieu du Pater et de l’Ave, et une plus petite après les paroles du Pater et de l’Ave que j’ai marquées par une croix (†), ci-après.

Notre Père qui êtes aux ceux † que Votre Nom soit sanctifié † que Votre règne arrive † que Votre volonté soit faite † sur la terre comme au ciel † Donnez-nous aujourd’hui † notre pain de ce jour † et pardonnez-nous nos offenses † comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés † et ne nous laissez pas succomber à la tentation † mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.

Je vous salue, Marie, pleine de grâce † le Seigneur est avec Vous † Vous êtes bénie entre toutes les femmes † et Jésus le fruit de Vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu † priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant † et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.

« Vous aurez d’abord de la peine à faire ces médiantes, par la mauvaise habitude que vous avez de prier à la hâte ; mais aussi une dizaine, dite ainsi posément, vous sera plus méritoire que des milliers de Rosaires récités à la hâte, sans réfléchir ni s’arrêter.

Tout aussi posément nous devons réciter le Gloria et la prière apprise par Notre-Dame, à Fatima, aux trois petits enfants :

Gloire au Père, † au Fils, † et au Saint-Esprit, † Comme il était au commencement, maintenant et toujours, † et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Ô mon Jésus, † pardonnez-nous nos péchés, † préservez-nous du feu de l’enfer, † conduisez toutes les âmes au Ciel, † et secourez surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

 

[1] « Le secret du Rosaire », par saint Louis-Marie Grignion de Montfort, quarante-quatrième rose : “Comment réciter le Rosaire”.